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Ecrits suivis

L’envol d’un poussin adolescent (2), par Thomas Besch-Kramer

Ecrit par Thomas Besch-Kramer , le Jeudi, 16 Juin 2016. , dans Ecrits suivis, Ecriture, Nouvelles, La Une CED

 

L’argent.

L’argent et la motivation sont les nerfs de la guerre ; et c’est d’une maladie « nerveuse », psychiatrique que découle mon inaptitude médicale à pratiquer l’aviation… J’ai expliqué à la psychiatre du CPEMPN que je voulais rejoindre Dieu en Alpha jet ou en Mirage IIIB, voire en Rafale sinon en tant que spationaute !

Là, la coupe était pleine et je fus recalé !

Si j’économisais sur mes emplois-étudiant pour payer mes heures de vols françaises en aéroclub, si je faisais mes compte en prix relatifs (tel achat revient à tel nombre d’heures de vol), j’empruntais à la BNP rue du Bac pour aller voler et me former au Kansas. Ils proposaient les heures de vol à 30 dollars : imbattable ! La pub de l’école KCH le disait clairement : « Nous avons les prix les plus bas de l’hémisphère occidental ».

Crossroads, Chapitre troisième, par Benjamin Hofmann (récit interactif)

Ecrit par Benjamin Hoffmann , le Lundi, 13 Juin 2016. , dans Ecrits suivis, Ecriture, La Une CED

VOTEZ pour choisir la direction narrative du prochain épisode !

Julien, Français installé à Tokyo, a de plus en plus de difficultés à distinguer la réalité de la réalité virtuelle. Inspiré par Jacques le Fataliste et Person of Interest, par l’affaire Snowden et The Social Network, ce roman en cours d’écriture attend votre participation : avec Crossroads, le récit prend la direction que vous lui donnez.


Où notre héros trouve le moyen de se faire remarquer

Lecteur, vous me contrariez : c’est que j’entends vous parler de nouvelles technologies et vous passionner pour l’exploration d’un mystère, celui qui entoure l’étrange demande d’amitié reçue par Julien dans sa chambrine à Tokyo (pour ceux qui arriveraient en cours de route, je vous prie de passer par la case du chapitre I). De mon côté j’ai pris la chose à la façon Zola, me documentant de manière rigoureuse sur le Japon où je n’ai jamais mis les pieds, regardant longs-métrages et courtes vidéos et m’imprégnant de visions tokyoïtes grâce aux Petits portraits de l’aube de Michaël Ferrier dont la lecture m’a franchement enthousiasmé.

La maison fendue (6 & Fin), par Sandrine Ferron-Veillard

Ecrit par Sandrine Ferron-Veillard , le Vendredi, 20 Mai 2016. , dans Ecrits suivis, Ecriture, Nouvelles, La Une CED

Un autre jour, une autre destination. Tu pars à pied jusqu’au musée d’Art contemporain, le MONA. www.mona.net.au. Des collections compulsives sur le thème de la mort. Faire la queue. Tu as fait demi-tour. Tu as commandé une tarte au chocolat et un thé, l’art sans doute du meilleur ou l’affaire d’un chef français installé, tu t’es assise dans/sur l’herbe. Tu t’es allongée. Tu t’es endormie face à la rivière, the River of Fundament.

Tu es rentrée de la même manière. Itinéraire pédestre de vingt-cinq kilomètres. Tu es incollable sur la nature de l’herbe, la posture des arbres, la position des nuages ce jour-là, le confort en externe. Tu as admiré un arc-en-ciel et tu as fait un vœu pour elle.

Jeudi. Le parc national de Freycinet. Des roches roses, du sable blanc, des surfaces teintées. Des baies prisonnières ou des miroirs trompeurs. Des arches de pierres qui invitent à la contemplation, en-dessous la mer tantôt fige, tantôt relève. Tu as payé pour être conduite à Bruny Island, le supplément placé à la fin du voyage, au bout de la Tasmanie, un appendice sur la carte. www.brunyisland.org.au. Pour y manger un bout de fromage avec jouissance, un bout de « brie » conçu par un amoureux de la France, une huître servie par un adepte des intérieurs nacrés, du saumon et des fraises d’une qualité imprenable.

La maison fendue (5), par Sandrine Ferron-Veillard

Ecrit par Sandrine Ferron-Veillard , le Samedi, 14 Mai 2016. , dans Ecrits suivis, Ecriture, Nouvelles, La Une CED

 

Nous avons tous la même couleur de sang. Même la planète a le sang rouge alors laissez-moi revivre et réveiller pour vous Utopia. Mon peuple. Les Aborigènes considèrent que le passé/le présent/le futur ne font/ne faisaient qu’un. Le Temps du Rêve. Où l’Univers à ses débuts tenait au creux de notre/Sa main. Le passé/le présent/le futur formait une seule cellule. Laissez-moi vous rappeler qu’il faudra rendre la Terre à Son propriétaire aussi propre que si nous devions restituer un lieu que nous aurions loué. Laissez-moi vous guider et je vous livrerai quelques-uns de nos secrets, ils sont des contes, ces temps où les arcs-en-ciel servaient de ponts au Créateur pour nous apporter des messages de paix.

Elle te raconte son village de Doo Town et doucement, elle sourit. Les arbres qui se tournent, qui dansent et se penchent pour toucher la lumière, ils frémissent lorsque nous les touchons. Les animaux qui pleurent, meurent à jamais exploités comme sont exploitées les mines jusqu’à épuisement. Les montagnes qui s’effondrent. Le monde en gros, les animaux en vrac.

De plus en plumes -6- Epilogue, par Joëlle Petillot

Ecrit par Joelle Petillot , le Samedi, 07 Mai 2016. , dans Ecrits suivis, Ecriture, Nouvelles, La Une CED

 

A ce rythme, elle allait sûrement mourir là, devant la porte de la chambre numéro vingt-quatre. Sa tarte aux mûres dans une main, son sac dans l'autre, impossible de frapper sans mettre au moins un des deux chargements en équilibre précaire.  Elle serait minable, elle le savait,  Mais soigner son entrée n'en était pas moins vital.

Le cœur battant au point que ses oreilles sifflaient, Lise poussa la porte entr'ouverte d'une épaule intimidée, s'attendant à en prendre plein la gueule.
Une femme plus jeune qu'elle amarrée à son fauteuil, Elodie l'accueillit d'un regard qui l'eût réduite en cendres, sans ce léger éclat, ce pétillement inconnu tempérant les rasoirs qui flottaient dans la pièce.
- Ah, dit sobrement Elodie, voilà la salope. Ton oiseau a pas crevé tout de suite, je vois ?
- Il... n'a pas vécu très longtemps, répondit Lise, stupide. Elle ajouta, plus pour ne pas tomber que par nécessité informative: "Il est mort dans la main de Tournemine, je veux dire, le menuisier..." 
Quand on marche sur des sables mous, on ne peut que s'enfoncer. Elle ajouta comme si cela relevait du secret-défense: "Il aime mes gâteaux".