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Chroniques régulières

Carnets d'un fou, LVII, LVIII, LIX Octobre, Novembre, Décembre 2017, par Michel Host

Ecrit par Michel Host , le Vendredi, 26 Janvier 2018. , dans Chroniques régulières, Les Chroniques, La Une CED

Carnets d'un fou, LVII, octobre 2017

« La pensée de la mort nous trompe ; car elle nous fait oublier de vivre », Vauvenargues

 

#. Faits (*)

* Brève histoire des Rohingya : Au temps de l’Empire des Indes, vers 1823, les colonisateurs britanniques autorisèrent cette tribu musulmane du Bangladesh à occuper les terres de la partie orientale (l’Arakan) du Bengale voisin, peuplées de bouddhistes. Les bouddhistes furent patients qui laissèrent s’implanter les musulmans, lesquels, selon leur habitude et les vues d’Allah relayées par le Prophète, proliférèrent à l’excès (plus de 500.000 personnes) et se crurent en droit de revendiquer l’indépendance territoriale. Les combats et violences ne cessèrent jamais entre les deux communautés.

Le journal de MCDem (5), par Murielle Compère-Demarcy

Ecrit par MCDEM (Murielle Compère-Demarcy) , le Jeudi, 18 Janvier 2018. , dans Chroniques régulières, Les Chroniques, La Une CED

 

Vendredi 24 novembre

La transformation de l’activité lectorale en expérience auditive, Guillaume Basquin, fondateur des Éditions Tinbad avec Christelle Mercier, en a signalé la mesure déterminante dans l’appréciation d’une écriture. La parole littéraire en général, la parole poétique en particulier, se donnent à entendre via le canal auriculaire et l’on imagine que tout lecteur doué de l’oreille dite absolue possède le sésame pour un plaisir inégalable. Ceci pour Quignard, ceci pour Basquin. Tous deux d’ailleurs aiment à écouter la musique baroque, dans laquelle les termes s’entrechoquent, où chaque note se révèle nécessaire, avenante. Sans doute y trouvent-ils cette tonicité, cette finesse spirituelle qu’une musique par ailleurs perçue comme plus remuante, comme plus dynamisante/grisante, n’apporte peut-être pas autant qu’elle, en réalité.

« Pour bien écrire, il faut avoir l’oreille musicale, savoir écouter et s’écouter chanter, même en silence », écrit Guillaume Basquin. « L’œil écoute » – l’expression claudélienne constitue davantage une évidence qu’une figure de style.

Sacré profane !, par Amin Zaoui

Ecrit par Amin Zaoui , le Mercredi, 17 Janvier 2018. , dans Chroniques régulières, Les Chroniques, La Une CED

 

Dans une société islamisée où la culture d’ouverture, l’art de vivre ensemble et le respect de l’autre sont absents, l’homme est violent, voire agressif. Et cette bestialité de l’homme, dans une société pareille, est perçue comme symbole de la défense de l’honneur. Et le viol des droits de l’homme par l’homme est vu comme un courage. Une virilité chevaleresque ! L’Histoire est plus solide que le sacré. Le temporel est plus éternel que le sacré. Au commencement, le sacré musulman fut le Livre le Coran. Il était écrit à la main en se servant d’un calame taillé du roseau, trempé dans l’encre traditionnelle, s’maq. Transcrit sur la peau de chèvres ou de vaches, sur des parchemins ou sur des tablettes. Puis, un jour, le stylo Waterman américain est survenu, c’était en 1883 suivi du Bic français. Et les gardiens du temple, les fuqaha, n’ont pas tardé à interdire l’utilisation de cette chose impie pour écrire la Parole d’Allah ! Écrire le Coran à l’aide d’un stylo Waterman ou Bic est un acte de pollution religieuse. Une atteinte au sacré. Mais le stylo impie a résisté, les écrivains des versets sacrés se sont pliés. Et l’écriture a changé et la ligne d’interdits a reculé ! Un tabou est tombé.

Le Journal de MCDem (4), par Murielle Compère-Demarcy

Ecrit par MCDEM (Murielle Compère-Demarcy) , le Vendredi, 12 Janvier 2018. , dans Chroniques régulières, Les Chroniques, La Une CED

 

Lundi 20 novembre

 

Lu ce matin dans un quotidien de la Presse Régionale cette citation du poète Pierre Reverdy : « Le suicide suppose une notion de la liberté qu’une société bien portante ne peut se permettre de comprendre ni d’excuser ». Une telle lucidité, clairvoyance, ne peut provenir que du regard d’un poète. Problématique, la Liberté le restera. Le problème demeure toujours la société bien portante.

Deuxième conférence de Jacques Darras ce soir, à la Comédie de Picardie d’Amiens : « Tout picard que j’étais » (2).

Écrit hier un compte-rendu de la première conférence donnée par le poète, il y a presque un an, le 15 décembre 2016 :

Carnets d’un Fou LIV, LV, LVI, par Michel Host

Ecrit par Michel Host , le Mercredi, 20 Décembre 2017. , dans Chroniques régulières, Les Chroniques, La Une CED

 

Juillet, Août, Septembre 2017

 

Journalistes :

[…] Saupoudre-moi d’esprit ces raisonnements, relève-les par un petit filet de vinaigre, et Dauriat est frit dans la poêle aux articles.

[…] leur machiavélisme va pour ainsi dire au jour le jour, et consiste à toujours être là, prêts à tout, prêts à profiter du mal comme du bien, à épier les moments où la passion leur livre un homme.

Balzac, Les Illusions perdues

 

Ces Carnets d’un Fou, écourtés et mis queue par-dessus tête, vont disparaître.