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Federico García Lorca, Revue Europe par Michel Host

Ecrit par Michel Host , le Vendredi, 26 Juin 2015. , dans Chroniques régulières, La Une CED, Les Chroniques

Federico García Lorca, Revue Europe, 93e année, avril 2015, n°1032, 368 pp., 20 €

(4 rue Marie-Rose 75014 Paris, Tél. & télécop : 01.43.21.09.54)

Europe.revue@wanadoo.fr //  http://www.europe-revue.net/

 

[N.B. Cette chronique est partagée entre les magazines en ligne : Recours au Poème et La Cause Littéraire]

 

Précieux cahier

Federico García Lorca a fait plus que passionner une foule innombrable de lecteurs, il les a fascinés et ensorcelés. Lorsqu’il vivait, certes, mais aussi après qu’on l’eut assassiné, à Grenade, en août 1936, longtemps après, et aujourd’hui encore le charme joue et agit. La personnalité élégante du poète, son inscription dans le XXe siècle, son Romancero gitano, toute sa poésie, son théâtre… il est juste que les jeunes gens de ce début de siècle puissent y être conduits et initiés. Cette seconde livraison de la Revue Europe consacrée à Lorca satisfait à cette intention de fort belle manière. Il faut la saluer (1).

Carnets d’un fou - XXVIII, par Michel Host

Ecrit par Michel Host , le Vendredi, 19 Juin 2015. , dans Chroniques régulières, La Une CED, Les Chroniques

 

« Laissons les jolies femmes aux hommes sans imagination », Marcel Proust, Albertine disparue

 

# Les femmes ?

Dédierai-je ces Carnets de mai aux femmes, jolies ou moins jolies ? Je m’y appliquerais volontiers. Nous verrons ce qu’il en sortira. À suivre le conseil de Marcel Proust (1), nous nous trouverions prisonniers d’un rude dilemme. Assortis à de jolies personnes, nous manquerions d’imagination. Liés à de moins jolies, nous en déborderions ? À l’évidence, par sauvegarde et nécessité. Je reste dans un doute gênant, car d’un côté, en tant que romancier et nouvelliste entiché de fictions, je ne crois pas manquer complètement d’imagination, et, de l’autre, je n’ai jamais regardé celle à qui j’ai lié mon sort autrement que comme une fort jolie femme ! Ah, Marcel, tu me gâches mon plaisir.

Les sautes d’humour de Marcel Proust, Serge Sanchez, par Michel Host

Ecrit par Michel Host , le Vendredi, 12 Juin 2015. , dans Chroniques régulières, La Une CED, Les Chroniques

Les sautes d’humour de Marcel Proust, Serge Sanchez, Payot, avril 2015, Collection dirigée par Mario Pasa, 160 pp., 12 €

 

Une lecture est une aventure personnelle, sinon « à quoi bon ? », Michel Host

 

Entre rire et sourire, l’esprit !

« Parfois dans la vie, sous le coup d’une émotion exceptionnelle, on dit ce que l’on pense », Le Côté de Guermantes, cité par Serge Sanchez (p.155)

 

Un de mes amis, rappelant la célèbre définition du « propre de l’homme » selon Rabelais, ajoutait que, de nos jours, il n’est plus de rires sans arrière-pensées. Il citait aussitôt Jules Renard se présentant à ses lecteurs : Je suis le monsieur qui a toujours, hélas !… le petit mot pour rire.

Carnets d’un fou-XXVII, par Michel Host

Ecrit par Michel Host , le Mercredi, 13 Mai 2015. , dans Chroniques régulières, La Une CED, Les Chroniques

 

(Pour la dernière présentation de ces « Carnets », lire la première page des Carnets d’un fou-XXIV)

 

Un pâle soleil dore l’hôpital Cochin. Des enfants crient. Une auto passe au loin. Le printemps essaie de se glisser sous la porte.

Alexandre Vialatte, Chroniques de La Montagne, II, p.745 (1)

 

# Le lièvre de la fable. Il court, il court « l’animal léger ». La tortue est loin devant, partie avec le Carnet de mars. Il ne porte de maison, c’est vrai, mais il lui reste un reliquat à livrer, car il est lièvre scrupuleux. Le lièvre et les grenouilles, Le lièvre et la perdrix, du même fabuliste, encouragé par le grec Ésope, c’est très bien aussi. Le voici, ce reliquat.

Le 2/IV/2015

Carnets d’un fou : XXVI (mars 2015)

Ecrit par Michel Host , le Samedi, 11 Avril 2015. , dans Chroniques régulières, La Une CED, Les Chroniques

 

(Pour la nouvelle présentation de ces « Carnets », lire la première page des Carnets d’un fou-XXIV)

 

« La Bibliothèque n’est pas ce qu’un vain peuple pense. Mais un climat, mais un haut lieu. Elle fascine, elle envoûte, elle fait des vocations. Cent vingt kilomètres d’imprimés y plongent trois cents chercheurs dans de chastes ivresses. Quand on les a connues on n’en guérit jamais ».

Alexandre Vialatte, Chroniques de La Montagne, I, p.87

 

# Il y a eu (des paléontologues le prétendent) un homo habilis et un homo faber. Je veux bien. Tranche-biftecks en silex, armes de poing et de main. Puis vint, dit-on, homo sapiens. Là, je l’avoue, c’est se vanter au-delà de toute raison. Pourquoi alors les flèches et les arquebuses ? Quant à prétendre qu’il fut suivi de homo sapiens sapiens, c’est vouloir cacher la laideur de ses pieds sous la roue du dindon.