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La mère Michel a lu (11) - Eros émerveillé

Ecrit par Michel Host , le Mardi, 26 Juin 2012. , dans Chroniques régulières, La Une CED, Les Chroniques

 

ÉROS ÉMERVEILLÉ

Anthologie de la poésie érotique française

Édition de Zéno Bianu, nrf,  Poésie / Gallimard, 628 pp., volume 472 de la coll. Poésie, 2012  (prix non indiqué).

 

ÉROS PAR MONTS ET PAR MOTS

 

Notre imagination nous porterait volontiers à penser que le dieu de l’Amour naquit des débordements d’Aphrodite et de Zeus peut-être, ou d’Hermès… Les mythes tardifs nous le feraient croire. La vérité pourtant, Pierre Grimal nous la rappelle, c’est qu’Éros est de la mince troupe des dieux les plus anciens, ou primitifs, venus en droite ligne du Chaos premier, des entrailles de Gaïa, des bourses de Cronos sans doute, quand du moins il en avait encore l’entière jouissance…

La mère Michel a lu (10) - Le dernier Contingent, Alain-Julien Rudefoucauld

Ecrit par Michel Host , le Mardi, 15 Mai 2012. , dans Chroniques régulières, La Une CED, Les Chroniques

Le dernier contingent, Alain Julien Rudefoucauld, Éditions Tristram, 2012, roman, 501 pp., 24 €

www.Tristram.fr/ Tristram – BP 90110 – 32002 AUCH Cedex

 

DES MONDES SE REGARDENT, S’ÉLOIGNENT ET SOMBRENT

C’est entendu, le roman a fait parler de lui, et en bien. Le contraire eût été étonnant. Il a aussi obtenu un prix littéraire de renom, celui de France-Culture/Télérama. Voilà qui ne desservira pas son auteur, ni son éditeur, du moins La Mère Michel le leur souhaite bien haut.

 

Commençons par le volet aléas et désagréments. J’ai lu que plus de cinquante éditeurs avaient refusé le livre. Félicitons-les, ils ne se sont pas déjugés : pareils à eux-mêmes ils ont témoigné de la magnifique constance de leur pusillanimité et, comme souvent à travers leur regard commercial, leur myopie, leur goût du calibrage routinier, ont sous-estimé les capacités du lectorat et préjugé de ses réactions.

Carnets d'un fou - XVI, Michel Host

Ecrit par Michel Host , le Mercredi, 18 Avril 2012. , dans Chroniques régulières, La Une CED, Les Chroniques

 

Le 10 avril 2012

 

Rétrospectivité / Prospectivité / Objectivité / Subjectivité / Invectivité / Perspectivité / Salubrité

 

Nous autres pauvres sommes comme le zéro qui de soi ne vaut rien, mais donne valeur au chiffre qui s’y appose, et d’autant plus de valeur que plus de zéros le suivent. Si tu veux valoir dix, mets un pauvre auprès de toi…

Mateo Alemán

Guzmán de Alfarache

 

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La mère Michel a lu (9). Moments de philosophie antique

Ecrit par Michel Host , le Mardi, 27 Mars 2012. , dans Chroniques régulières, La Une CED, Les Chroniques


PLATON. EUTHYPHRON. L’invention de l’éthique personnelle. Traduction du grec ancien de Victor Cousin. Révision, notes et postface par Yannis Constantinidès. Éd. Mille et Une Nuits. 72 pp. 3,50 €


ÉPICTÈTE. De l’attitude à prendre envers les tyrans et autres textes. Texte traduit du grec ancien et établi par Joseph Souilhé, avec la collaboration d’Armand Jagu. Folio Gallimard, n°5350, 130 pp., 2 €.


SOCRATE L’ICONOCLASTE


La Mère Michel eût-elle aimé être des disciples de Socrate, elle qui a la tête si peu philosophique ? Sans doute ne l’eût-elle jamais rencontré dans quelque banquet ou réunion de beaux esprits, ni même suivi au Lycée, d’ailleurs non encore construit à l’époque, ou dans les rues d’Athènes…

La mère Michel a lu (8), le captif de Mabrouka d'El Hassane Aït Moh

Ecrit par Michel Host , le Lundi, 05 Mars 2012. , dans Chroniques régulières, La Une CED, Les Chroniques

LE CAPTIF DE MABROUKA, roman, 150 pp., éditions de L’Harmattan, collection Lettres du monde arabe, 2010. 14,50 €.

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De deux nouvelles, la bonne et la moins bonne, les héros des séries policières souvent choisissent de révéler la seconde en premier lieu, réservant la première pour après. Héroïquement, imitons-les.

Il n’est pas bon qu’un éditeur quel qu’il soit «fabrique »  - c’est le terme consacré -  des livres dans lesquels l’inexistant travail de relecture place le lecteur dans de pénibles perplexités : coquilles en nombre suffisant pour être remarquées, orthographe ici ou là aléatoire, modes et aspects des verbes sujets à variations mal explicables et au manque de cohérence… tout cela diminue l’agrément de la lecture, c’est-à-dire sa facilité. Son mouvement naturel vers l’avant en est freiné et tout le monde en pâtit, le lecteur bien entendu, l’auteur qui s’en trouve desservi, l’éditeur enfin dont le sérieux est mis en doute. Pour en finir avec le sujet, ceci : tous ceux qui actuellement traînent leurs guêtres chez les éditeurs savent que le travail très délicat et spécialisé du correcteur d’édition n’est plus qu’exceptionnellement confié à de véritables professionnels, mais la plupart du temps à des stagiaires, à des novices par conséquent, que l’on paye à peine ou pas du tout. C’est d’ailleurs la raison.