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Les Chroniques

Religion ou culture dans un bidonville algérien, par Amin Zaoui

Ecrit par Amin Zaoui , le Lundi, 11 Janvier 2016. , dans Les Chroniques, Chroniques régulières, La Une CED

 

Souffles

 

Pourquoi est-ce que les Algériens habitent ensemble mais ne vivent jamais ensemble ? Pourquoi est-ce que l’Algérien refuse l’idée, plutôt la philosophie du « vivre-ensemble » mais adore surveiller les autres ? Cultive la culture de la surveillance ? L’œil algérien ne dort jamais. De même l’oreille ! L’œil est en permanence sur la femme, détaillant la voisine, décortiquant la mère, observant la passante, dénudant la jeune fille ! L’oreille récolte les infos. Distribue les rumeurs. Fête les fumisteries.

Tout ce qui a été construit en matière de logements sociaux dans cette dernière décennie est positif. Voire éblouissant. Une capitale sans bidonville est un rêve édénique ! Moi aussi, en simple citoyen, je rêve de me réveiller par un matin et ne rien trouver de bidonvilles autour de la capitale. Alger la blanche !

Trois livres de Thomas Vinau : Blanc, Bleu de travail, Autre chose

Ecrit par Philippe Chauché , le Samedi, 09 Janvier 2016. , dans Les Chroniques, La Une CED

 

Trois livres de Thomas Vinau : Blanc, Librairies Initiales ; Bleu de travail, La fosse aux ours ; Autre chose, Editions Les Carnets du Dessert de Lune, 2015

 

« Nuits rouges. Murs bleus de glace. Le sol est une peau, je n’ai pas froid. Un homme me souffle une fumée épaisse sur le front et la poitrine. Il frôle ma bouche et mon ventre avec ses doigts dans le geste de chasser une mouche » : Blanc.

« Ce jour-là, à cet instant, le jour ne ressemblait pas à un compte à rebours. Ce jour-là, à cet instant, Cioran n’écrivait rien » : Bleu de travail.

« Les jeunes martinets redescendent en piqué vers le champ de luzerne. Leur vol est encore approximatif, deux ou trois moniteurs expérimentés piaillent les recommandations de route. Leurs cris sont comme des clous dans le ciel » : Autre chose.

Jewels of the Renaissance, Yvonne Hackenbroch (Ed. Assouline)

, le Vendredi, 08 Janvier 2016. , dans Les Chroniques, Chroniques régulières, La Une CED

 

Jewels of the Renaissance, Yvonne Hackenbroch, éd. Assouline, préface de Gonzague Saint Bris, édition en anglais, 200 ill. couleur, 292 pages, sortie octobre 2015, 175 € (tous visuels reproduits avec l’aimable autorisation de l’éditeur)

 

« Regarde la lumière et admire sa beauté. Ce que tu as vu d’abord n’est plus. Ce que tu verras ensuite n’est pas encore »

Phrase attribuée à Léonard de Vinci

 

Les éditions Assouline consacrent un nouveau titre aux bijoux et joyaux de la Renaissance avec le magnifique livre Jewels of the Renaissance. Préfacé par l’écrivain et homme de lettres Gonzague Saint Bris, Jewels of the Renaissance nous fait découvrir, outre la richesse de son iconographie, le travail précurseur d’Yvonne Hackenbroch embelli d’une maquette de toute beauté. A l’occasion de cette parution, Le Mot & la Chose a rencontré Gonzague Saint Bris, pour évoquer avec lui trois siècles de munificence sur le sentier pavé d’histoires des belles pierres.

La Grande Bellezza : Quand la nostalgie se pétrit dans le regard au loin

Ecrit par Nassim Achour , le Mercredi, 06 Janvier 2016. , dans Les Chroniques, La Une CED, Côté écrans

 

« Quand je suis arrivé à Rome à 26 ans, je me suis précipité assez tôt, sans presque m’en rendre compte, dans ce que l’on peut définir comme le tourbillon des mondanités. Je ne voulais pas être simplement un mondain, je voulais devenir le roi des mondains, et j’y suis parvenu. Je ne voulais pas seulement participer aux soirées, je voulais avoir le pouvoir de les gâcher ».

Jep Gambardella

Il y a des œuvres en cette époque – la plupart même – portées sur le médiocre, le fastidieux, sur l’inutile. Une œuvre n’est-elle pas faite inutilement et pour rien pensons-nous ? Certainement. Toutefois, ce qui reste agréable dans l’inutile de bonne qualité, c’est la capacité à rompre le blet pour rajeunir le teint sur fond de sourire intérieur. La beauté jointe à l’éclat provoque un sentiment, et le fait sortir de son terreau pour le donner en spectacle au corps. De même qu’une œuvre écrite comme le pensaient Bataille et Barthes, une œuvre cinématographique se doit aussi d’être érotique, érotique en ce qu’elle raconte, érotique en ce qu’elle suscite.

Pourquoi ont-ils peur de la fiction ?, par Farid Namane

Ecrit par Farid Namane , le Mardi, 05 Janvier 2016. , dans Les Chroniques, La Une CED

 

« La littérature ne change ni l’homme ni la société. Pour autant, l’absence de littérature rendrait l’homme encore plus infréquentable ».

Tahar Ben Jelloun

 

Certains événements qui ont suivi la sortie de certains romans, films, ou pièces de théâtre dans les pays musulmans incitent à réfléchir quant à la place qu’occupe la fiction dans ces pays : quelle est la place de la réalité dans un pays où la fiction est assimilée à la peur extrême ? autrement dit, pourquoi la littérature fait-elle peur à certains quand on sait que cette dernière est bâtie sur des bases « mensongères » et imaginaires ? Dans les lignes qui suivent, je vais essentiellement évoquer le cas de l’Algérie dans le domaine littéraire.