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Chroniques régulières

Carnets d’un fou - XXVIII, par Michel Host

Ecrit par Michel Host , le Vendredi, 19 Juin 2015. , dans Chroniques régulières, Les Chroniques, La Une CED

 

« Laissons les jolies femmes aux hommes sans imagination », Marcel Proust, Albertine disparue

 

# Les femmes ?

Dédierai-je ces Carnets de mai aux femmes, jolies ou moins jolies ? Je m’y appliquerais volontiers. Nous verrons ce qu’il en sortira. À suivre le conseil de Marcel Proust (1), nous nous trouverions prisonniers d’un rude dilemme. Assortis à de jolies personnes, nous manquerions d’imagination. Liés à de moins jolies, nous en déborderions ? À l’évidence, par sauvegarde et nécessité. Je reste dans un doute gênant, car d’un côté, en tant que romancier et nouvelliste entiché de fictions, je ne crois pas manquer complètement d’imagination, et, de l’autre, je n’ai jamais regardé celle à qui j’ai lié mon sort autrement que comme une fort jolie femme ! Ah, Marcel, tu me gâches mon plaisir.

Les contrées de femmes-malédiction !

Ecrit par Amin Zaoui , le Jeudi, 18 Juin 2015. , dans Chroniques régulières, Les Chroniques, La Une CED

 

Azul Picasso !

Par excellence, la femme et l’art représentent l’ennemi farouche des islamistes. Pourquoi la femme et l’art font-ils peur aux islamistes ? Tout simplement, parce qu’ils symbolisent le chemin ascendant vers la liberté et vers la beauté.

En permanence, les Algériens, de même les Arabes et les musulmans, ont la tête et l’œil collés, braqués sur une seule partie du corps féminin !? Focalisation sur un seul organe ! Hallucination ! Obsession ! Quatre-vingt-dix pour cent de leurs discours tournent autour de la nudité ou autour de la couette sur le corps féminin !

Habité par cette situation maladive obsessionnelle, et afin de dénoncer cet état sociétal inhumain, j’ai écrit Le Miel de la sieste, roman paru aux éditions Barzakh 2014, dans lequel je raconte l’histoire d’un petit garçon, Anzar, né avec une malformation génitale. Il est né avec deux petites boules asymétriques. Et voici la folie qui court tout le village : la maman, la tante, la sœur, le père, l’oncle… tout le monde est affolé. L’état d’urgence décrété dans le village. Un enfant avec deux testicules inégaux ! Le ciel va tomber sur les têtes !

AIR 2015. Performances et littérature numérique

Ecrit par Marie du Crest , le Mercredi, 17 Juin 2015. , dans Chroniques régulières, Les Chroniques, La Une CED

 

 

Les équipes de MARGE, Costech, Cemti et EnsadLab organisaient le mercredi 27 mai une soirée de performances, illustrant les liens entre diverses formes de littérature numérique et présence scénique sur le plateau 2 des Subsistances à Lyon, dans le cadre des A.I.R 2015, durant deux heures.

« Hapax »

Tout commence par « un colloque organisé » par la Villa Gillet. Mise en abyme parodique de l’événement littéraire auquel participent les deux performeurs.

Je vous présente Pierre (ou Pigeon)

Les sautes d’humour de Marcel Proust, Serge Sanchez, par Michel Host

Ecrit par Michel Host , le Vendredi, 12 Juin 2015. , dans Chroniques régulières, Les Chroniques, La Une CED

Les sautes d’humour de Marcel Proust, Serge Sanchez, Payot, avril 2015, Collection dirigée par Mario Pasa, 160 pp., 12 €

 

Une lecture est une aventure personnelle, sinon « à quoi bon ? », Michel Host

 

Entre rire et sourire, l’esprit !

« Parfois dans la vie, sous le coup d’une émotion exceptionnelle, on dit ce que l’on pense », Le Côté de Guermantes, cité par Serge Sanchez (p.155)

 

Un de mes amis, rappelant la célèbre définition du « propre de l’homme » selon Rabelais, ajoutait que, de nos jours, il n’est plus de rires sans arrière-pensées. Il citait aussitôt Jules Renard se présentant à ses lecteurs : Je suis le monsieur qui a toujours, hélas !… le petit mot pour rire.

Godard m’ennuie … Qu’est-ce que j’peux faire ?…, par Léon-Marc Levy

Ecrit par Léon-Marc Levy , le Jeudi, 11 Juin 2015. , dans Chroniques régulières, Les Chroniques, La Une CED, Côté écrans

 

Je n’aime pas Jean-Luc Godard. Je me doute évidemment que cette déclaration sans nuance peut en étonner certains, en froisser d’autres et en jeter quelques-uns dans une rage inextinguible. Je m’empresse de leur présenter mes excuses mais si je l’écris ici c’est, au minimum, que j’assume. Pleinement.

Posture liminaire : je ne prétends pas le moins du monde à « l’expertise » cinématographique dans les propos qui suivent. Cinécrates s’abstenir. Je dis seulement l’expérience itérative vécue d’un cinéphile de toujours qui n’a pu éviter de croiser Godard sans cesse depuis 1965. Comment aurais-je pu ? Le prétendu « solitaire » du cinéma français a toujours occupé le devant de la scène.

 

Pour commencer, je n’aime pas le bonhomme en tant que bonhomme, à travers toutes les interviews et articles dont j’ai eu connaissance depuis des décennies : poseur, alambiqué, abscons, ennuyeux, sinistre, méprisant, infatué. Allez on en égrène quelques-unes :