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Les Livres

La bibliothèque idéale d'Ivanne Rialland

Ecrit par Ivanne Rialland , le Jeudi, 23 Juin 2011. , dans Les Livres, La Une Livres, La bibliothèque idéale

 

La Chartreuse de Parme, Stendhal

Forcément.


Mrs Dalloway, Virginia Woolf

Clarissa plutôt qu’Emma


Le Château, Franz Kafka

Arpentons Kafka.


La Fontaine amoureuse, Guillaume de Machaut

Éloge de la dorveille.

La Cause Littéraire recommande

Ecrit par La Rédaction , le Mercredi, 22 Juin 2011. , dans Les Livres, La Une Livres, La bibliothèque idéale

Lectures d'été : conseils de la Cause Littéraire


Les rédacteurs de « La Cause Littéraire » vous recommandent pour vos lectures d’été (sans ordre de préférence) :


La Fiancée des corbeaux, René FRÉGNI (éd. Gallimard 2011)


Aller simple, Carlos SALEM (Babel noir, 2007)


Confessions d'un gang de filles, J.C. OATES (Stock, 1993)


Nouvelles vénitiennes, Dominique PARAVEL (chez Serge Safran)


Comment gagner sa vie honnêtement, Jean ROUAUD, (Gallimard)

Psychose, Robert Bloch

Ecrit par Léon-Marc Levy , le Dimanche, 19 Juin 2011. , dans Les Livres, Recensions, Polars, La Une Livres, USA, Moisson Rouge

Psychose. Robert Bloch. Nouvelle traduction de l’américain Emmanuel Pailler. Mai 2011. 188 p. 15 € . Ecrivain(s): Robert Bloch Edition: Moisson Rouge

 

On doit imaginer d'abord l’étrangeté absolue de l’entreprise d’une lecture qui consiste à retrouver un univers, des personnages, une histoire non seulement connus mais installés dans nos mémoires depuis des décennies ! Par le livre de Bloch déjà, écrit en 1959 et traduit une première fois en français en 1960. Et surtout par le chef-d’œuvre cinématographique d’Alfred Hitchcock en 1960.

Et pourtant, il se trouve que cette lecture est un formidable moment de découverte.

D’abord par la préface de Stéphane Bourgoin, qui éclaire les sources de la fiction : L’affaire Ed Gein, fermier du Wisconsin, Serial killer de femmes chez qui la police trouvera un véritable musée des horreurs, du dépeçage au cannibalisme. Point de départ de « Psychose » certes mais aussi de milliers de livres et scenarii (Le silence des agneaux et le Dahlia Noir entre autres …)

Ensuite par l’étonnant personnage central, le célèbre Norman Bates, auquel il nous est bien difficile de ne pas prêter le physique félin et filiforme d’Anthony Perkins. Il est chauve, gras, petit, laid ! On ne peut plus antipathique, à mille lieues du charme vénéneux et ambigu de notre Anthony.

Jean Genet, Rituels de l'exhibition, Bernard Alazet et Marc Dambre (dir.)

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Dimanche, 19 Juin 2011. , dans Les Livres, Livres décortiqués, Essais, La Une Livres

Jean Genet. Rituels de l’exhibition, Editions Universitaires de Dijon, 2009, 166p. . Ecrivain(s): Bernard Alazet et Marc Dambre

Issu du colloque organisé à l’Université de Paris 3 en 2007, ce recueil d’articles interroge les divers aspects de l’œuvre de Genet à travers le spectacle de l’exhibition et de son envers, les coutures qu’affiche le texte et ses creux, ses absences et ses cérémonies. Les lectures philosophiques et dévoratrices de Genet n’y prennent point le pas sur de véritables études de l’œuvre et de l’écriture en particulier.

Mairéad Hanrahan dans « L’exhibition du vide : la blessure indicible à l’origine de l’art » s’attache à mettre au jour le traumatisme originel « à la source de l’impulsion créatrice » en se référant aux théories des psychanalystes Nicolas Abraham et Maria Torok. Genet signale cette blessure au sujet de Rembrandt, de Giacometti et du Funambule. C’est elle qui doit « illuminer » (1) l’œuvre d’art, c’est du vide que doit « [s’arracher] une apparence qui montre le vide » (2). Poursuivant l’analyse de Derrida dans Glas, Mairéad Hanrahan explique que « tous les mots viennent à la place de la blessure originaire à laquelle ils renvoient sans parvenir à la dire – et sans s’y réduire ». L’œuvre de Genet ne cesse de dévoiler trous, déchirures par des effets de transparence, dans ce que Patrice Bougon appelle une « structure en palimpseste » (3) et l’auteure une « structure en éclipse ».

La garçonne et l'assassin, Fabrice Virgili et Danièle Voldman

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Dimanche, 19 Juin 2011. , dans Les Livres, Recensions, La Une Livres, Récits, Payot Rivages

La garçonne et l’assassin, 2011, 173 pages, 16€. . Ecrivain(s): Fabrice Virgili et Danièle Voldman Edition: Payot Rivages

Quand l’Histoire rattrape la Littérature… elle dévoile une histoire d’amour insolite sur fond de guerre mondiale et de violences conjugales, de travestissement et d’inversion, soutenue par un récit et des documents efficaces.

Paul et Louise convolent et vivent heureux jusqu’à l’entrée en guerre. Paul déserte, et pour échapper aux poursuites, se travestit en femme. Suzanne et Louise cohabitent, couple de garçonnes accepté par le voisinage. En 1925, Suzanne cède le pas à Paul qui est gracié mais qui ne se remettra jamais de ce retour à une virilité forcée. Splendeurs et décadences d’un travesti. La tragédie succède au burlesque et le déserteur se fait bourreau. La deuxième partie du livre interroge la culpabilité de Paul et celle de Louise, tous deux victimes de leur amour et de leur passé.

« Le tourbillon des amours multiples n’apaisa pas Suzanne, oscillant entre deux identités, Paul le proscrit, Suzanne la galante. […] Ni homme ni femme, elle pratiquait une bisexualité, avec la peur d’être découverte, voire dénoncée, elle qui portait un double secret. Rien dans la loi ne réprimait explicitement l’homosexualité ou le travestissement masculin. Cependant, au nom de la morale, ces pratiques étaient pourchassées par la force publique sous le chef d’accusation d’attentat à la pudeur ».