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Critiques

Retour à Jericho, Ace Atkins

Ecrit par Yan Lespoux , le Vendredi, 20 Décembre 2013. , dans Critiques, Les Livres, Polars, La Une Livres, USA, Roman, Le Masque (Lattès)

Retour à Jericho (The Ranger, 2011), traduit de l’anglais (USA) par Jean Esch, octobre 2013, 320 pages, 22 € . Ecrivain(s): Ace Atkins Edition: Le Masque (Lattès)

 

 

Quinn Colson, soldat membre d’une section de rangers, démobilisé après des campagnes en Irak et en Afghanistan, revient à Jericho, petite ville du nord du Mississippi dont il est originaire, pour assister aux funérailles de son oncle, shérif local retrouvé suicidé.

Mais ce qui ne devait être qu’un retour éphémère entre deux affectations se prolonge lorsque Quinn apprend que son oncle lui a légué tous ses biens et notamment sa propriété, qu’un usurier du coin réclame cette dernière, et que l’adjointe du shérif remet en cause la thèse du suicide de celui-ci. Si, dans le fond, Jericho n’a pas changé et demeure un patelin où les rumeurs courent rapidement et où tout le monde s’épie, Quinn s’aperçoit aussi que depuis son départ les laboratoires clandestins de méthamphétamine ont fleuri et qu’il ne fait pas bon, même pour les représentants de la loi, se mêler de ce trafic.

Nous avons aimé, Willy Uribe

Ecrit par Frédéric Aribit , le Vendredi, 20 Décembre 2013. , dans Critiques, Les Livres, Polars, La Une Livres, Roman, Espagne, Rivages/noir

Nous avons aimé, traduit de l’espagnol par Claude Bleton septembre 2013, 271 pages, 8,65 € . Ecrivain(s): Willy Uribe Edition: Rivages/noir

 

« Un Jim Thompson de Bilbao ». C’est ainsi que le présente Carlos Salém, dans la préface qu’il a signée pour son seul autre roman traduit en France, Le Prix de mon père, aussi chez Payot Rivages/Noir. Photographe, surfeur, reporter, voyageur, Willy Uribe verse son encre noire comme la bile dans des romans qui exhalent les dessous peu reluisants de l’Espagne.

Nous avons aimé ne fait pas exception. Narrateur interne de sa propre descente aux enfers, Sergio est un jeune surfeur basque, vaguement paumé entre sa vamp de mère, aussi allumeuse qu’allumée, et Eder, son brillant comparse qu’il entoure d’une amitié équivoque, et qu’il suit jusqu’au Maroc à la recherche des meilleurs spots. Du moins, le croit-il. Car de fumettes en fumettes, ballottés entre les seins d’Odette, la française qui les accompagne, les deux jeunes basculent dans une sale histoire de drogue, d’argent sale, de chantage et de règlement de certains comptes qui viennent sans doute de plus loin, depuis le saut dans le vide de Janire Pagoaga ou la mort de Bustintxu sous un train. Et là-bas, à Madrid, gronde le coup d’état contre Franco… Mais Madrid est si loin. Pas de vagues, à Madrid. Madrid ne sert à rien sans vagues.

Amour sur le rivage, Michal Govrin

Ecrit par Stéphane Bret , le Vendredi, 20 Décembre 2013. , dans Critiques, Les Livres, La Une Livres, Roman, Sabine Wespieser, Israël

Amour sur le rivage, Traduit de l'hébreu par Laurent Cohen octobre 2013, 373 pages, 24 € . Ecrivain(s): Michal Govrin Edition: Sabine Wespieser

 

 

Ce pourrait être la description d’un banal coup de foudre sur une plage en été, une péripétie tout juste susceptible d’imprimer un agréable souvenir dans une vie ordinaire. Le roman de Michal Govrin se passe en Israël au début des années soixante.

Esther Weiss, jeune apprentie en sténographie et dactylographie, vient de terminer sa scolarité dans une école religieuse ; elle va partir à l’armée. Pour fêter cet événement, elle s’achète en secret une robe à bretelles, qui la dénude, un peu, et se rend au dancing de la plage à Ashkelon, nouvelle cité du littoral méditerranéen du jeune état. On y écoute Paul Anka, Alain Barrière, Put your head on my shoulder, Elle était si jolie. Au bar de ce dancing, un jeune homme, arrivé de Paris, boit un Campari ; il s’appelle Moïse Derand. Sa présence se justifie par la cérémonie de l’enterrement de sa mère.

Jack et la mort, Tim Bowley (illustration de Natalie Pudalov)

Ecrit par Cathy Garcia , le Vendredi, 20 Décembre 2013. , dans Critiques, Les Livres, La Une Livres, Jeunesse

Jack et la mort, OQO éditions, octobre 2013, 32 pages, 15,50 € . Ecrivain(s): Tim Bowley

 

 

Cette histoire inspirée de La mort attrapée dans une noix, un conte traditionnel britannique, traite avec délicatesse d’un sujet lourd et grave comme la mort d’une maman pour un petit garçon, et recèle un trésor de sagesse qui permet aux petits comme aux grands de comprendre, très facilement, une leçon des plus essentielles : la mort fait partie de la vie, elles sont indissociables.

En effet, quand le petit Jack croise « une silhouette élancée, vêtue d’une cape noire et le visage caché sous une capuche », qui cherche où se trouve sa maison, Jack comprend aussitôt que c’est la Mort qui vient chercher sa maman malade. Quoi de plus inacceptable pour un petit garçon ? Laisser la mort lui enlever sa maman ! Aussi comme il est malin, il va faire perdre du temps à la Mort en la défiant de nombreuses façons jusqu’à trouver le moyen de l’enfermer dans une bouteille.

Fugue)s(, Walid Hajar

Ecrit par Patryck Froissart , le Jeudi, 19 Décembre 2013. , dans Critiques, Les Livres, La Une Livres, Roman, Ipagination

Fugue)s(, 20 novembre 2013, 288 pages, version numérique : 6,99 € . Ecrivain(s): Walid Hajar Edition: Ipagination

 

Lisa Elatre-Levy, de père antillais, de mère polonaise ashkénaze, rêve de « réussir », de sortir de la banlieue, de gravir les échelons, refuse « le système » de la reproduction générationnelle définie par Bourdieu, et rejette la perspective de connaître la vie médiocre qu’ont vécue ses parents.

Fugue.

David, amant de Lisa, rêve de faire avec elle son alya… et le réalisera sans elle…

Fugue.

Salem Bensayah, fils d’immigrés nord-africains, bac+5, rêve d’échapper à la discrimination à l’emploi que lui vaut son nom arabe. Et quand la réussite est là, que l’avenir professionnel s’annonce financièrement brillant…