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Chroniques régulières

Edgar Allan Poe, by Loren Kantor

, le Lundi, 14 Mars 2016. , dans Chroniques régulières, Les Chroniques, La Une CED

 

Edgar Allan Poe was known as master of the macabre. His gothic stories dealt with death, decomposition, reanimation and premature burial. He was the inventor of the detective fiction genre, an early contributor to the science fiction genre and one of the first know American authors to make a living strictly from writing.

Poe was born in 1809 in Boston. His mom died shortly after his birth and his father abandoned the family. He was taken in by John Allan, a wealthy tobacco merchant from Virginia though he was never formally adopted. He was raised to be a businessman. Instead, Poe dreamed of being a writer like his hero the British poet Lord Byron.

Poe attended the University of Virginia but was given little money by his foster father to pay his bills. He turned to gambling to survive and he quickly accrued large debts. He was so poor he burned his furniture to keep warm. Poe dropped out of college after one semester. He returned to Richmond to find his fiance engaged to another man. Heartbroken, he joined the army.

Souffles - Yemma, par Amin Zaoui

Ecrit par Amin Zaoui , le Vendredi, 11 Mars 2016. , dans Chroniques régulières, Les Chroniques, La Une CED

 

La femme, par excellence, représente l’énergie renouvelable pour une écriture énergétique. Energie magique. Poétique. Solaire. Charnelle. Il n’y a pas d’écriture sans la présence de la femme, la belle, la moche, l’ange, la démone, la jeune, la moins jeune, la vieille, la sage, la folle… Sans la femme toute littérature est née-morte.

Certes, vu l’hégémonie de la culture traditionnelle dans notre société, l’image de la femme/maman est dominante dans la littérature algérienne, écrite en français, en arabe ou en tamazight. Figée dans une image figée, dans l’imaginaire littéraire algérien, la femme/maman symbolise la sainteté absolue. Elle est le lait pur qui déborde sur les tétons des deux seins bénis. Dans la littérature romanesque, l’image de la maman n’est que l’image d’Allah imagé dans la tête d’un Algérien. Je parle de l’Algérien, mais en réalité on peut généraliser cette situation pour tout musulman. Énormément de qualités et de valeurs collées à l’image de la femme/maman relèvent de celles accordées à Allah. L’écrivain algérien imagine la maman sous forme d’un Allah, clément, sensible et attentionné. La littérature romanesque algérienne est bourrée d’images de Yemma. Mais en fin de compte l’écriture se ressemble, se répète. Les textes se copient.

Mes petites guerres de libération, par Kamel Daoud

Ecrit par Kamel Daoud , le Mercredi, 09 Mars 2016. , dans Chroniques régulières, Les Chroniques, La Une CED

 

Kamel Daoud, notre ami et chroniqueur depuis la création de la Cause Littéraire (5 ans déjà !), nous adresse ici un salut en forme de bilan personnel, avant d'aller vers de vastes horizons littéraires, où nous le suivrons pas à pas. Nous continuerons aussi à publier des chroniques signées de lui, un choix de textes allant de mai 2009 à aujourd'hui. Nous nous tenons fermement à ses côtés !

 

En règle générale, je n’aime pas parler à la première personne. Le « je » est un abus. Encore plus chez un journaliste. Cela me gêne comme une carapace ou un maquillage. Cela me rappelle ces egos démesurés qui croissent chez les « engagés », les militants, les intellectuels ou chez les bavards. Ecrire est une exigence de la lucidité et cela impose de s’effacer. Au « je », je préfère l’artifice de « chroniqueur ». Un statut d’administrateur de la métaphore. Cela me permet d’écrire tout en gambadant, libre, derrière les mots. Cela donne de l’importance à l’Autre. Laisser courir un vent. Ouvrir une fenêtre sur une poignée de main. Ecouter et rester un peu immobile pour voir surgir l’inattendu dans le buisson des verbes. Exprimer des idées sans les alourdir par son propre ego.

Le Bigre bang, les Mystères de la Création, Alain Kewes, Marilyse Leroux

Ecrit par Michel Host , le Lundi, 07 Mars 2016. , dans Chroniques régulières, Les Chroniques, La Une CED

 

Le Bigre bang, les Mystères de la Création, Alain Kewes, Marilyse Leroux, éd. Gros textes, coll. Les Tilleuls du Square, décembre 2015, 100 pages, 10 € (http://grostextes.over-blog.com/)

 

Rions, ça nous changera !

« On découvrira… que le grand ballet des planètes et des galaxies n’a peut-être pas tourné au rythme harmonieux de la valse mais à celui plus imprévisible de la rumba. Que Dieu lui-même n’est peut-être pas celui qu’on croit », Avant-propos au Bigre Bang.

Créer le monde est un travail mystérieux – Pourquoi le faire ? Et comment fait-on ? – mystérieux, oui, et très compliqué. Qui en douterait ? Pas les auteurs de ces récits en tout cas. Un nouvelliste, une poétesse… La parité requise par la pensée bien ordonnée est respectée et l’on est assuré au moins de deux angles d’attaque complémentaires. Auraient-ils joué à Dieu le Père et au Saint-Esprit ? Sous une présidence laïque, c’est peu probable. De fait, pour leur nouvelle Révélation, ils ont alterné leurs rôles de temps en temps, de lieu en lieu ? Au lecteur d’en juger l’effet.

Des sources et de la magie - Journal de lecture du Don Quichotte en La Pléiade (7)

Ecrit par Marc Ossorguine , le Vendredi, 04 Mars 2016. , dans Chroniques régulières, Les Chroniques, La Une CED

 

Après la pause, l’entracte imposé par le narrateur, nous voilà de retour au point d’un combat suspendu entre Don Quichotte et un écuyer biscayen. Le trou noir de la pub’ est passé et nous redécouvrons les combattants furieux dans la pause même où l’auteur les avaient abandonnés, statues indécises et menaçantes. Mais voilà que l’auteur joue de notre impatience, se joue de nous ou joue avec nous, pour peu que nous acceptions la complicité du clin d’œil et du jeu. Les épées et les bras dressés à la fin de la première partie resteront en suspens encore quelques pages… le temps que le narrateur vérifie ses sources ! Celui-ci nous entraîne alors dans le récit de la recherche des dites sources, haussant au passage de quelques crans la supposée véracité de son récit, le faisant remonter à des sources sur lesquelles il n’a nulle maîtrise. Voilà du coup le récit du Don Quichotte élevé au rang de légende, le récit ne devenant alors que restitution d’un autre récit, que Cervantès va jusqu’à citer. Le jeu des fictions pousse le personnage du côté de la légende irréfutable et l’auteur et le narrateur du côté de l’enquêteur scrupuleux, scrupuleusement objectif, tel un journaliste des temps modernes (encore que… mais c’est une toute autre histoire).