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Chroniques régulières

Souffles - Quand la mosquée devient une caserne, par Amin Zaoui

Ecrit par Amin Zaoui , le Mardi, 10 Janvier 2017. , dans Chroniques régulières, Les Chroniques, La Une CED

 

À la lumière de tout ce qui se passe autour de nous, dans le monde musulman comme en Europe, la mosquée, en tant qu’institution sensible, a besoin d’un nouveau statut. A besoin d’être revisitée, réformée.

Dès que Dieu est disputé ou controversé dans sa demeure, la mosquée, cela signifie que toute la société est dans un tournant religieux et moral très périlleux.

Dans une telle situation critique et alarmante, il est d’urgence de revoir le statut de cet établissement qui, de plus en plus, dans le monde musulman comme en Europe, se transforme en un lieu de sédition, pour la sédition, pour la discorde, pour la guerre, pour la haine, pour le djihad.

Quand la mosquée se transforme en une sorte de caserne qui forme les djihadistes ou en une sorte de clinique pour lavage des cerveaux, il est d’urgence d’agir, d'urgence de revoir son rôle et sa mission.

Dictionnaire de la controverse, Cincinnatus, volume 4, de Q à Z Abécédaire de la bêtise (éditions de Londres)

Ecrit par Michel Host , le Mercredi, 04 Janvier 2017. , dans Chroniques régulières, Les Chroniques, La Une CED

 

6 extraits du Dictionnaire de Cincinnatus (vol. 4)

Suivis, en fin de document, de quelques mots de Michel Host

 

I) Radicalisation

nom commun ; exemples : il y aurait en France cinq cents jeunes radicalisés dans les collèges et les Lycées.

Radicalisation est le nouveau mot à la mode. Hasard de l’ordre du dictionnaire, il se situe entre « Qatar » et « Rafale ».

La radicalisation est présentée comme tenant du pathologique. Être radicalisé, c’est comme se faire mordre par un vampire ; la radicalisation, c’est la vampirisation.

Pendant qu’il neige : le secret véritable de la chronique, par Kamel Daoud

Ecrit par Kamel Daoud , le Mardi, 03 Janvier 2017. , dans Chroniques régulières, Les Chroniques, La Une CED

 

« C’est comme un chien dans ma tête : il aboie et j’écris. Sauf que ce n’est pas si simple. Il me semble que c’est moi qui suis au bout de sa laisse, qu’il me promène parfois durant une demi-heure par jour, me laisse gambader dans son univers puis me ramène vers mon angle mort qui est ma vie de tous les jours. Je m’explique donc : c’est un chien immense, composé d’étoiles dans une obscure nuit qui lui sert de peau sans fond. Il aboie en Alphabet et j’écris. Parfois bien, parfois mal, quand il va trop vite et que ne me restent que des bouts de phrases. Il est grand, le chien noir qui m’enjambe pour aller boire, à l’autre bout du monde, son eau et revenir. C’est comme ça que je peux décrire les choses qui se passent dans ma tête. Car dehors, pour ceux qui me voient de dehors, il ne se passe rien. Je suis penché sur un gros cahier plein de ratures, devant un micro, en train de tabasser un clavier et j’écris sans cesse, sans cesse et toujours. Un scribe dans un journal où je suis payé au mois pour faire semblant d’être courageux.

Carnets d’un fou, XLV, par Michel Host

Ecrit par Michel Host , le Vendredi, 16 Décembre 2016. , dans Chroniques régulières, Les Chroniques, La Une CED

 

« Non seulement Dieu n’existe pas, mais essayez d’avoir un plombier le week-end ! »

« Les religions sont des clubs qui engendrent l’exclusion. Elles favorisent le concept de l’autre : elles t’indiquent clairement qui tu dois haïr »

« L’éternité c’est très long, surtout sur la fin »

Woody Allen (Pensées éparses dans ses films)

 

#. Ouverture d’octobre. Parfois, et même souvent, j’ai envie de tirer la chasse d’eau sur le monde, ce besoin naturel. M’éloigner, oublier. Cela pue. Retrouver l’oued dans la montagne, la source dans la forêt.

Contre-attaque, Philippe Sollers, Franck Nouchi et Complots, Philippe Sollers

Ecrit par Philippe Chauché , le Jeudi, 08 Décembre 2016. , dans Chroniques régulières, Les Chroniques, La Une CED

 

« Manet, Cézanne, étaient des bourgeois ? Et alors ? Ces aventuriers étaient tous singuliers. Tant qu’on n’aura pas rétabli des hiérarchies, non pas sociales, mais intellectuelles et artistiques pour évaluer ce pays qu’on appelle la France, on nagera dans la bouillie. C’est d’ailleurs ce qui nous arrive » (Contre-attaque).

« Monsieur Proust a raison, il a ses raisons, il a toujours raison, c’est un appareil de haute précision à qui rien n’échappe. Céleste dit l’essentiel : “Il s’est mis hors du temps pour le retrouver” » (Complots, L’ange de Proust)

Philippe Sollers attaque sur tous les fronts. En lecteur de L’Art de la Guerre et de Clausewitz, il s’adapte, positionne sa cavalerie et son infanterie, ne craint point la retraite, sait contourner l’ennemi, trouver une brèche dans sa défense, profiter de la nuit sans lune pour finalement attaquer, et quelle attaque ! Une attaque en deux temps, et plusieurs mouvements. Il y a Contre-attaque, un livre d’entretiens avec Franck Nouchi, livre d’échanges de mots et de balles, comme l’auteur de Femmes s’y emploie souvent dans la revue Ligne de Risque avec François Meyronnis et Yannick Haenel, le bordelais monte au filet.