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Articles taggés avec: Host Michel

La Styx Croisières Cie (10) (par Michel Host)

Ecrit par Michel Host , le Jeudi, 14 Février 2019. , dans Chroniques régulières, La Une CED, Les Chroniques

 

« Récitez-moi : Vous êtes vieux, père William… »,ordonna le Ver à soie. / Alice joignit les mains et articula :

« Vous êtes vieux, père William, dit le jeune homme, / Et vos rares cheveux sont devenus très blancs ; / Sur la tête pourtant vous restez planté comme / Un poirier : est-ce bien raisonnable, vraiment ? // – Étant jeune, répondit William àson fils, / Je craignais que cela ne nuisît au pensoir. Mais désormais, convaincu de n’en point avoir, / Je peux sans nul souci faire un tel exercice ».

Lewis Carroll

Traduction de Henri Parisot

Jules de Montalenvers de Phrysac : noté dans le Livre de mes Mémoires

La Styx Croisières Cie (9) Septembre 2018 (par Michel Host)

Ecrit par Michel Host , le Mardi, 05 Février 2019. , dans Chroniques régulières, La Une CED, Les Chroniques

« Quand je lisais des contes de fées, je m’imaginais que des aventures de ce genre n’arrivaient jamais, et, maintenant, voici que je suis en train d’en vivre une ! On devrait écrire un livre sur moi, on le devrait ! Et quand je serai grande, j’en écrirai un moi-même ». « Mais je suis grande, dès à présent, ajouta-t-elle d’une voix chagrine ; « en tout cas, je n’ai pas ici la place nécessaire pour grandir davantage » (*).

« Mais alors, pensa Alice, ne deviendrai-je jamais plus âgée que je ne le suis actuellement ? Ce serait une consolation, en un sens, que de ne jamais devenir une vieille femme. Mais aussi, toujours devoir apprendre des leçons ! Ah, je n’aimerais sûrement pas cela ! ».

(*) Alice vient de boire la moitié du contenu d’un flacon, et elle a grandi jusqu’à occuper la totalité de l’espace d’une petite chambre.

Lewis Carroll

Traduction de H. Parisot

Jules de Montalenvers de Phrysac : noté dans le Livre de mes Mémoires

Les Larmes, Pascal Quignard (par Michel Host)

Ecrit par Michel Host , le Mardi, 29 Janvier 2019. , dans La Une CED, Les Chroniques, Les Livres

« J’aime la solitude, les chevaux sans frein, sans bride, sans rênes, sans selle, sans fers. J’aime leur corps magnifique. J’aime l’eau qui passe et où on plonge et d’où l’on sort nu et neuf comme au premier jour où l’on se prend à découvrir qu’on est toujours en train de naître ».

P. Quignard

 

Fontaines d’antan

Ce livre est d’autrefois, disons d’hier, car publié en 2016, année tombée dans la nuit des mémoires, mais il nous parle de temps plus lointains, temps carolingiens, d’entre histoire et légende, ceux des forêts sombres et des claires rivières, ceux d’une terre naissante à elle-même, sacrée, terre franque, bientôt française, il ne s’en faudra que de quatre ou cinq siècles. Ce livre merveilleux rejoint ces âges où les sombres forêts étaient peuplées de fées qu’on appellera sorcières, devineresses et auparavant chamanes. Elles contemplaient la digitale, l’herbe à Robert, lavaient les racines guérisseuses et comprenaient la giration des étoiles.

La Styx Croisières Cie (8) Août 2018 (par Michel Host)

Ecrit par Michel Host , le Jeudi, 20 Décembre 2018. , dans Chroniques régulières, La Une CED, Les Chroniques

 

« … son pied glissa et, à l’instant suivant, plouf ! elle se trouvait plongée jusqu’au menton dans l’eau salée. Sa première idée fut qu’elle était, par suite de circonstances inexplicables, tombée dans la mer. “Dans ce cas, se dit-elle, je pourrai prendre le train pour faire le voyage de retour” (Alice était allée au bord de la mer une fois dans sa vie, et, par une généralisation hâtive, elle en avait conclu que partout où l’on va sur les côtes anglaises on trouve un grand nombre de cabines de bain trempant dans l’eau, des enfants en train de creuser des trous dans le sable à l’aide de pelles en bois, puis une rangée de pensions de famille et, derrière ces pensions de famille, une gare de chemin de fer). Cependant, elle ne tarda pas à comprendre qu’elle se trouvait dans la mare formée par les larmes qu’elle avait versées lorsqu’elle avait deux mètres soixante-quinze de haut ».

Lewis Carroll, traduction H. Parisot

Jules de Montalenvers de Phrysac, noté dans le Livre de mes Mémoires

La Styx Croisières Cie (7), par Michel Host

Ecrit par Michel Host , le Lundi, 15 Octobre 2018. , dans Chroniques régulières, La Une CED, Les Chroniques

 

Juillet 2018

 

« Vraiment ! vraiment ! Comme tout est bizarre aujourd’hui ! Alors qu’hier les choses se passaient si normalement. Est-ce que, par hasard, on m’aurait changée au cours de la nuit ! Réfléchissons : étais-je identique à moi-même lorsque je me suis levée ce matin ? Je crois bien m’être rappelée m’être sentie un peu différente de l’Alice d’hier. Mais, si je ne suis pas la même, il faut se demander alors qui je peux bien être ? Ah, c’est le grand problème ! Et elle se mit à penser à toutes les petites filles de son âge qu’elle connaissait, afin de savoir si elle ne serait pas devenue l’une d’elles », Lewis Carroll

Traduction de H. Parisot)

Jules de Montalenvers de Phrysac. Noté dans le Livre de mes Mémoires

 

Lµ1. Alice se pose les questions essentielles, les plus vraies. Qui suis-je ? D’hier à aujourd’hui, suis-je toujours la même ?