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La Styx Croisières Cie (6), par Michel Host

Ecrit par Michel Host , le Mardi, 04 Septembre 2018. , dans Chroniques régulières, La Une CED, Les Chroniques

 

Juin 2018

 

« “Allons, à quoi bon pleurer comme cela ! se dit avec sévérité Alice. Je te conseille de cesser sur le champ”.

Elle avait l’habitude de se donner de très bons conseils (qu’elle suivait du reste rarement, et il lui arrivait de se morigéner si fort que les larmes lui en venaient aux yeux ; elle se rappelait même avoir essayé une fois de se tirer les oreilles parce qu’elle avait triché au cours d’une partie de croquet qu’elle jouait contre elle-même ; car cette singulière petite fille aimait beaucoup à faire semblant d’être deux personnes », Lewis Carroll

Traduction de H. Parisot

Jules de Montalenvers de Phrysac. Noté dans le Livre de mes Mémoires

La Styx Croisières Cie (5) Mai 2018, par Michel Host

Ecrit par Michel Host , le Jeudi, 23 Août 2018. , dans Chroniques régulières, La Une CED, Les Chroniques

 

« Alice se dressa d’un bond, car l’idée lui était tout à coup venue qu’elle n’avait jamais vu de lapin pourvu d’un gousset, ou d’une montre à tirer de celui-ci. Brûlant de curiosité, elle s’élança à travers champs à la poursuite de l’animal, et elle eut la chance de le voir s’engouffrer dans un large terrier qui s’ouvrait sous la haie.

Un instant plus tard elle s’y enfonçait à son tour, sans du tout s’inquiéter de savoir comment elle en pourrait ressortir » (1).

(1) Traductions, de Henri Parisot, Flammarion

Noté par Jules de Montalenvers de Phrysac, dans le Livre de mes Mémoires

 

Lµ 1. Intrépidité, ou inconscience qu’il faut pour se jeter dans les aventures obscures. Alice nous le prouve. Il est à noter que « la chaleur qui régnait ce jour-là lui engourdissait quelque peu l’esprit ».

La Styx Croisières Cie (4), par Michel Host

Ecrit par Michel Host , le Jeudi, 21 Juin 2018. , dans Chroniques régulières, La Une CED, Les Chroniques

 

« Ma voisine vient frapper à mon huis. Je lui ouvre : – Qu’y a-t-il, ma bonne Marthe ? – Monsieur Jules, ce matin on a trouvé mort notre voisin Delavigne. – Eh bien, quoi ? Il était en âge, non ? – C’est vrai, mais on l’a trouvé sous son lit. – Ça, ça ne m’étonne pas, il nous parlait sans arrêt de son lit de mort… Il aura pris peur ? Le grand naïf aura voulu jouer à cache-cache avec Mme La Faucheuse !

Jules de Montalenvers de Phrysac, Livre de mes Mémoires

 

Lµ 1. Cette plaisanterie de l’épigraphe, j’en tiens l’idée de la lecture de Le livre contre la mort, d’Elias Canetti. Le grand penseur, dès les premières pages, s’élève contre ce scandale de la mort appliquée aux humains sans qu’il y ait là apparence de raison. Il le fait avec le sentiment d’un désordre et d’une injustice scandaleux, mais souvent aussi avec cet humour détaché qui n’est qu’à lui (présent de l’indicatif, car un écrivain, même s’il s’est persuadé du contraire, ne meurt pas !) : « À chacun de ses anniversaires, il célébrait un petit service funèbre à sa propre mémoire, car n’aurait-il pas pu être déjà mort, après tout ? ».

Histoire du scandale, Jean Claude Bologne, par Michel Host

Ecrit par Michel Host , le Mardi, 12 Juin 2018. , dans Chroniques régulières, La Une CED, Les Chroniques, Chroniques Ecritures Dossiers

Histoire du scandale, Jean Claude Bologne, Albin Michel, février 2018, 300 pages, 20,90 €

 

De la crucifixion aux femen

 

« …je reste convaincu que la notion de scandale s’est maintenue au cours des âges parce qu’elle correspond à une nécessité de notre culture occidentale, sinon de l’âme humaine » Jean Claude Bologne

« La multiplication des scandales a fini, pour un certain nombre d’électeurs, par jeter le discrédit sur la démocratie représentative », J.C. B.

« … le scandale n’a peut-être qu’une fonction dont découleraient toutes les autres : nous tenir en permanence en éveil… », J.C. B.

« Le scandale ne se résume pas au fait scandaleux : il suppose sa publicité et une réaction du public qui l’intègrent dans un processus dynamique où chaque concept trouve sa place », J.C. B.

Le dernier porc, Horace Engdahl, par Michel Host

Ecrit par Michel Host , le Mardi, 15 Mai 2018. , dans Chroniques régulières, La Une CED, Les Chroniques

Le dernier porc, Horace Engdahl, Serge Safran, mars 2018, trad. suédois Elena Balzamo, 104 pages, 14 €

L’aide-mémoire anticipé

 

« Je me suis toujours demandé comment on allait faire – du point de vue purement technique – pour améliorer les mâles de lespèce humaine »

Horace Engdahl

 

Une lecture est une aventure personnelle, sinon « à quoi bon ? »

Michel Host

 

J’ai fidèlement rendu compte dans les pages de La Cause Littéraire des traductions (1) des livres du suédois Horace Engdahl, et m’engage à poursuivre dans cette voie. Son humour tranchant ou souriant laisse de belles traces dans l’esprit et la mémoire. Il y a dans ses pages quelque chose du flegme anglais et de l’ironie française parfaitement imités. Cela est rare.