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Plon

Son activité couvre trois grands domaines : l’histoire politique, la littérature et les sciences humaines.

Sa production est divisée en plusieurs collections :

  • Documents et Mémoires (grands personnages politiques)
  • Romans (grands auteurs, surtout du xxe siècle)
  • Feux Croisés (littérature étrangère)
  • Terre Humaine
  • Romans jeunesse, plusieurs collections dont une toute récente collection fantasy avec des auteurs français contemporains, comme La Saga des Cavaliers des Lumières, de Brigitte Aubert et Gisèle Cavali.
(Wikipédia)

Ça n’a rien à voir avec l’islam ?, Lydia Guirous (par Gilles Banderier)

Ecrit par Gilles Banderier , le Jeudi, 27 Mai 2021. , dans Plon, Les Livres, Critiques, Essais, La Une Livres

Ça n’a rien à voir avec l’islam ?, Lydia Guirous, Plon, mars 2021, 232 pages, 18 € Edition: Plon

 

Le pamphlet de Lydia Guirous fut publié pour la première fois en 2017. La situation qu’elle dénonçait a-t-elle évolué favorablement en quatre ans ? Non et cela justifie cette réédition, augmentée d’une préface inédite. Lydia Guirous connaît le fanatisme mahométan de première main : elle a grandi dans l’Algérie des années 1990, déchirée par une guerre civile entre musulmans plus ou moins modérés. Comme l’Iran à la fin des années 1970, l’Algérie en cette décennie fut, pour la France, le laboratoire des malheurs à venir. Avant Charb, le père Hamel et Samuel Paty, il y eut Tahar Djaout, Abdelkader Alloula, Nabila Djahnine, Amel Zenoune (égorgée à vingt-deux ans, alors qu’elle revenait de l’université, tête nue – une double faute, aux yeux de ses meurtriers). Les massacres perpétrés dans la rédaction de Charlie Hebdo prolongeaient les assassinats ciblés d’intellectuels, de professeurs, de médecins, survenus en Algérie ou en Tunisie. Mais ces morts, la France ne les voyait pas, ne voulait pas les voir. L’aveuglement volontaire n’est jamais une bonne stratégie. Lydia Guirous estime – et c’est tout à son honneur – qu’en tant qu’Algérienne émigrée en France, son devoir est à présent de sauver le pays qui l’a accueillie (p.216).

Ma vie toute crue, Mauricio Garcia Pereira (par Arnaud Genon)

Ecrit par Arnaud Genon , le Lundi, 22 Février 2021. , dans Plon, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Récits

Ma vie toute crue, Mauricio Garcia Pereira, Plon, Coll. L’abeille, janvier 2021, 176 pages, 8 € Edition: Plon

 

« Meat is murder »

En 1985, dans Meat is murder, sa chanson pamphlétaire contre la consommation de viande (devenue hymne de la cause végétarienne), le leader des Smiths, Morrissey, s’adressait à ses auditeurs et leur demandait : « Do you know how animals die ? ». La réponse venait rapidement, comme un cri refoulé, cinglant : « It’s not comforting, cheery or kind / It’s sizzling blood and the unholy stench / Of murder » (1). Quelques trente ans plus tard, en France, Mauricio Garcia Pereira, ouvrier à l’abattoir de Limoges, un des plus grands de France, lançait l’alerte dans un livre que rééditent aujourd’hui les éditions Plon dans sa Collection de Poche. En se gardant de toute radicalité, il décrit un univers insupportable où victimes et bourreaux sont maltraités, soumis à la violence de l’industrialisation de la mort animale.

Dictionnaire amoureux du tennis, Laurent Binet, Antoine Benneteau (par Arnaud Genon)

Ecrit par Arnaud Genon , le Lundi, 07 Décembre 2020. , dans Plon, Les Livres, Critiques, Essais, La Une Livres

Dictionnaire amoureux du tennis, Laurent Binet, Antoine Benneteau, septembre 2020, 566 pages, 25 € . Ecrivain(s): Laurent Binet Edition: Plon

 

Manifeste savoureux pour la petite balle jaune

L’écrivain Laurent Binet, auteur notamment de HHhH (Grasset, 2010) et de Civilizations (Grasset, 2019, Grand Prix du roman de l’Académie française), s’est associé à l’ancien joueur professionnel de tennis, Antoine Benneteau (pas Julien, son frère), aujourd’hui journaliste, réalisateur et producteur, pour proposer un nouveau volume de la collection à succès des « Dictionnaires amoureux », publiés aux éditions Plon.

L’intérêt de ces ouvrages, on le sait, réside dans leur caractère subjectif, personnel, intime, dans la relation amoureuse, parfois même passionnelle que les auteurs entretiennent avec leur sujet. On évite ainsi l’aspect encyclopédique, trop sérieux et parfois – disons-le – ennuyeux, de ces gros livres rangés sur les plus hautes étagères de la bibliothèque. On aime davantage à les disposer sur la table de nuit ou sur celle du salon, à y lire une entrée, laissant les autres en suspens, comme autant de promesses à venir…

Fauré et l’inexprimable, Vladimir Jankélévitch (par Augustin Talbourdel)

Ecrit par Augustin Talbourdel , le Mardi, 11 Février 2020. , dans Plon, Les Livres, Critiques, Essais, La Une Livres, Arts

Fauré et l’inexprimable, Vladimir Jankélévitch, 2019, 348 pages, 21 euros. Edition: Plon

 

Il n’y a rien de moins fauréen qu’un livre sur Fauré : Jankélévitch est le premier à l’admettre. La musique et l’ineffable n’en était pas un, bien que Fauré ait soufflé au philosophe la plupart de ses théories musicales, notamment celle de « l’expressivo inexpressif ». « Faire sans dire », telle serait la devise de Fauré dont la musique échappe généralement à toute analyse et ne demande qu’à être jouée. S’il n’y a pas d’esthétique fauréenne, si son art est « sans arrière-pensées métaphysiques », il y a néanmoins un « je-ne-sais-quoi » fauréen que Jankélévitch aborde dans le dernier texte et qu’il attribue au charme de sa musique.

Jankélévitch a toujours eu une prédilection pour les compositeurs français - et pas seulement - héritiers du romantisme : Debussy, Fauré, Ravel, Chausson, Duparc etc. Comme Barthes, il s’est particulièrement intéressé aux romantiques allemands, en particulier à Liszt, tandis que Barthes a davantage écrit sur Schumann. On pourrait d’ailleurs mêler la musique de Fauré à « l’orage romantique » qui, selon l’expression du philosophe, balaie le clavier à la recherche du nouveau.

Dictionnaire amoureux de l’Ovalie, Daniel Herrero (par Philippe Chauché)

Ecrit par Philippe Chauché , le Vendredi, 04 Octobre 2019. , dans Plon, Les Livres, Critiques, Essais, La Une Livres

Dictionnaire amoureux de l’Ovalie, août 2019, 592 pages, 25 € . Ecrivain(s): Daniel Herrero Edition: Plon

 

« Blanco inventa des trajectoires loufoques qu’il rendit lumineuses sans effort apparent, créa des figures originales comme autant de pieds de nez aux règles du rugby classique et sema le danger aux quatre coins du terrain. Son jeu aux formes inimitables lui valut tous les honneurs et les surnoms les plus flatteurs. Blanco le magicien, l’artiste, le funambule… » Serge Blanco.

Le Dictionnaire amoureux de l’Ovalie ne pouvait être imaginé et écrit que par un troubadour de la langue, un détrousseur de mots, un sudiste, un flibustier des pelouses toulonnaises, un pirate méditerranéen des vestiaires, un jongleur des métaphores et des coups de gueule. Daniel Herrero n’en est pas à son premier essai, la Passion ovale qui l’enflammait sur les terrains et dans les vestiaires, cet Esprit du jeu, où le savoir n’a rien perdu de sa saveur originelle, s’est mué en passion littéraire, et il sait comme d’aucuns faire voler ses phrases comme un ballon, les faire swinguer, leur offrir de réjouissantes métaphores. Daniel Herrero sait tout de ce jeu solaire et terrien, de ce ballon aux rebonds aléatoires, des corps et des cœurs qui chantent.