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Séguier


Les éditions Séguier ont leur siège rue Séguier à Paris. Le nom de la société est en hommage à l'académicien Pierre Séguier.

Cet éditeur, spécialisé dans les essais, documents, beaux livres, notamment une collection consacrée au cinéma et au théâtre, a été racheté, en 1997, par les Éditions Atlantica, puis cédé en 2012 à de nouveaux propriétaires. Le siège des éditions Séguier est maintenu au 3 rue Séguier au cœur de Saint-Germain.

Frédéric Mitterrand a rejoint les éditions Séguier en qualité de conseiller éditorial en 2013. Cette maison d'édition se spécialise plus que jamais dans ses thèmes forts historiques (théâtrecinémaphotographie, écrits sur l'artmusique).


Bâiller devant Dieu, Journal, 1999-2010, Iñaki Uriarte (par Philippe Chauché)

Ecrit par Philippe Chauché , le Vendredi, 17 Janvier 2020. , dans Séguier, Les Livres, Critiques, Essais, La Une Livres, Espagne

Bâiller devant Dieu, Journal, 1999-2010, Iñaki Uriarte, octobre 2019, préface Frédéric Schiffter, trad. espagnol Carlos Pardo, 292 pages, 21 € Edition: Séguier

 

« L’autre soir, au dîner, j’ai semé le trouble. En affirmant que la grossièreté et l’incompétence de nombre de journalistes des pages culture ne seraient jamais admises au sein de la rubrique sportive du journal. Personne ne peut faire un papier sur un match de football sans y avoir assisté. Il serait immédiatement démasqué ».

Bâiller devant Dieu est le journal grinçant et amusé d’un moraliste qui ne prend rien très au sérieux, sauf Borges, son chat, et les plages de Benidorm. Iñaki Uriarte est un expert en étude de lui-même, qui sait que pour bien écrire, il faut bien se connaître. Il se fréquente, s’examine, se traque, de sa plage, de son lit ou d’un fauteuil où il sommeille, explore ses réactions et ses humeurs. Il n’est donc pas surprenant qu’il fréquente avec assiduité Montaigne, son maître en introspection : « Toute la gloire, que je prétends de ma vie, c’est de l’avoir vécue tranquille ».

Monsieur Amérique, Nicolas Chemla (par Yann Suty)

Ecrit par Yann Suty , le Mercredi, 16 Octobre 2019. , dans Séguier, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Biographie, Roman

Monsieur Amérique, Nicolas Chemla, janvier 2019, 610 pages, 22 € Edition: Séguier

 

 

Les garçons aiment jouer à qui a la plus grosse. Dès la cour de récréation, le concours commence. Les garçons ont aussi de l’imagination. Ils appliquent ce jeu à des tas de disciplines. Les garçons aiment bien jouer à qui est le plus fort. Dès la cour de récréation, ils commencent à se bagarrer. Les garçons peuvent aussi jouer en même temps à qui a la plus grosse et qui est le plus fort. Et pour combiner les deux, qu’y a-t-il de mieux qu’un concours de bodybuilding ?

Monsieur Amérique se présente comme un roman biographique. C’est donc une biographie, en l’occurrence celle du bodybuilder américain Mike Mentzer, et en même temps une réinvention de sa vie, une re-création. A partir d’éléments réels, la fiction s’impose ou la fiction tente de sublimer le réel, de lui donner plus de muscle.

Journées perdues, Frédéric Schiffter

Ecrit par Arnaud Genon , le Mercredi, 13 Décembre 2017. , dans Séguier, Les Livres, Critiques, Essais, La Une Livres

Journées perdues, octobre 2017, 200 pages, 21 € . Ecrivain(s): Frédéric Schiffter Edition: Séguier

 

Les vertus de l’ennui

Penseur mélancolique, écrivain, philosophe surfeur cultivant dandysme et détachement du monde (mais ne l’appelez pas philosophe, il déteste ça), Frédéric Schiffter s’est notamment fait remarquer pour sa Philosophie sentimentale (Flammarion, Prix Décembre 2010) et son émouvant On ne meurt pas de chagrin (Flammarion, prix Rive Gauche 2016). Lorsque Jean Le Gall, directeur des éditions Séguier, lui proposa lors d’une après-midi d’août 2016 d’écrire sur « l’art de s’ennuyer à Biarritz », le livre était déjà presque terminé… En effet, quoi de mieux pour évoquer son ennui que de « rendre compte de [s]es journées vouées à regarder le temps passer », c’est-à-dire de donner à lire les pages de son journal intime ? Rien… Ces Journées perdues se présentent ainsi comme les notes tenues par l’auteur du 1er janvier 2015 au 31 décembre 2016.

Bobby Beausoleil et autres anges cruels, Fabrice Gaignault

Ecrit par Catherine Dutigny/Elsa , le Mercredi, 03 Mai 2017. , dans Séguier, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Roman

Bobby Beausoleil et autres anges cruels, avril 2017, 232 pages, 20 € . Ecrivain(s): Fabrice Gaignault Edition: Séguier

 

 

San Francisco, le 27 juillet 1969, Gary Hinman, pacifiste bouddhiste, professeur de musique, à l’occasion dealer de drogue, succombe sous les coups de couteau de Bobby Beausoleil. Un fait divers sordide qui aurait pu rapidement tomber dans l’oubli si la personnalité du meurtrier et ses relations amicales ne lui avaient donné une « aura » maléfique.

Bobby Beausoleil, en cette fin des années 60, fait partie de ces innombrables musiciens errant de Los Angeles à San Francisco en quête de gloire, une guitare en bandoulière, un haut de forme vissé sur la tête, un chien blanc au bout d’une laisse. Beau, arrogant, hâbleur, il « jamme » avec quelques-unes des stars du rock, rêve de monter un groupe et fréquente un certain James Manson ainsi que sa « Famille ». Une histoire de Sex, Drugs and Rock and Roll qui va virer au cauchemar.

People Bazaar, Souvenirs d’un infiltré dans le beau monde 1950-2000, Jean-Pierre de Lucovich

Ecrit par Philippe Chauché , le Mardi, 22 Novembre 2016. , dans Séguier, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Récits

People Bazaar, Souvenirs d’un infiltré dans le beau monde 1950-2000, octobre 2016, 592 pages, 22 € . Ecrivain(s): Jean-Pierre de Lucovich Edition: Séguier

« Juin 1955. Je suis au coin de la rue Saint-Benoît et du boulevard Saint-Germain. J’attends. Quoi ? Tout et rien. Que va-t-il se passer ce soir ? Comment dîner ? Pourrai-je entrer au Club Saint-Germain où doit passer Art Blakey et ses Jazz Messengers ? » (Avoir vingt-ans à Saint-Germain-des-Prés).

Je me souviens de Pierre de Lucovich, toutes celles et ceux qu’il a croisés, rencontrés, interviewés, aimés, en plus de cinquante ans, pourraient-ils peut-être répondre à cette invitation, à ce réjouissant exercice littéraire. En attendant de lire leurs réponses, l’infiltré offre dans cet opus ses souvenirs, souvenirs gracieux et élégants de nuits blanches et noires de Paris et New-York, les nuits d’un « raisin aigre »*, accordées aux musiques de Miles Davis, de Bud Powell ou de Thelonious Monk. En cinquante ans, Pierre de Lucovich aura plus pour moins approché – le journalisme ressemble parfois à la chasse au lion à l’arc – Orson Welles, drapé dans sa cape noire, Paul Gégauff, brillant, provocateur, mais aussi Maurice Ronet, docteur en lucidité, ou encore Françoise Sagan, l’amie, Dalio, l’humour juif à fleur de peau, l’autodérision dans le sang, mais aussi quelques princesses, des ministres, des peintres, des chanteurs, des couturiers, tant et tant d’autres. L’élégant infiltré écrit pour Paris Match, Vogues Homme, Paris Presse, Lui, L’Express, L’Evènement du Jeudi, Harper’s Bazaar.