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Plon

Son activité couvre trois grands domaines : l’histoire politique, la littérature et les sciences humaines.

Sa production est divisée en plusieurs collections :

  • Documents et Mémoires (grands personnages politiques)
  • Romans (grands auteurs, surtout du xxe siècle)
  • Feux Croisés (littérature étrangère)
  • Terre Humaine
  • Romans jeunesse, plusieurs collections dont une toute récente collection fantasy avec des auteurs français contemporains, comme La Saga des Cavaliers des Lumières, de Brigitte Aubert et Gisèle Cavali.
(Wikipédia)

La pesanteur et la grâce, Simone Weil (par Charles Duttine)

Ecrit par Charles Duttine , le Lundi, 16 Septembre 2019. , dans Plon, Les Livres, Critiques, Essais, La Une Livres

« La pesanteur et la grâce » Juin 2019/ 265 pages/ 17€ . Ecrivain(s): Simone Weil Edition: Plon

Simone Weil ou la hauteur de vue.

Aborder la lecture de La pesanteur et la grâce revient à s’aventurer dans les territoires arides d’une conscience. C’est découvrir une sorte de géographie exigeante de l’âme. On y tutoie une hauteur de vue analogue à celle d’autres grands penseurs mystiques, Plotin, Maître Eckart, Pascal… Entrer dans ce livre de Simone Weil, c’est admettre qu’on n’en ressortira pas intact, immanquablement bousculé par une sensibilité à vif, une spiritualité déconcertante et un regard bien éloigné de notre époque. Il convient également de reconnaître la difficulté à rendre compte de cette œuvre obscure, exigeante et d’une grande ampleur. Il faut savoir notamment aborder les paradoxes et les contradictions apparentes si bien qu’on s’y perd quelquefois, qu’on reste pantois ou émerveillé.

L’ouvrage a paru la première fois en 1947, quatre ans après la mort de Simone Weil. Elle avait confié ses manuscrits à Gustave Thibon, un curieux intellectuel autodidacte, philosophe, paysan et… proche de Vichy. Il a mis en ordre les carnets de Simone Weil comme les feuillets des Pensées de Blaise Pascal le furent, en leur temps, par Brunschvicg ou Lafuma (entre autres). Certains ont pu estimer ce classement par Gustave Thibon discutable. En tout cas, c’est dans cet état que les Editions Plon en proposent aujourd’hui une nouvelle publication.

Tuez-les tous… mais pas ici, Pierre Pouchairet (2ème critique)

Ecrit par Gilles Banderier , le Lundi, 09 Avril 2018. , dans Plon, Les Livres, Critiques, Polars, La Une Livres, Roman

Tuez-les tous… mais pas ici, janvier 2018, 468 pages, 19 € . Ecrivain(s): Pierre Pouchairet Edition: Plon

 

Pierre Pouchairet n’est pas (encore ?) un auteur fameux au point qu’il soit tout à fait superflu de jeter un œil à la présentation biographique qui orne la quatrième de couverture. On y apprend que cet ancien commandant de police a déjà publié un roman « dont l’action se déroule dans les territoires occupés », sans plus de précision. S’agit-il du Tibet, où l’immolation par le feu tient lieu de protestation et d’acte de résistance à la Chine ? Du Sahara occidental, occupé par le Maroc depuis 1975 et où les militants sahraouis sont torturés ? De la partie septentrionale de Chypre, d’où deux cent mille Chypriotes grecs furent chassés un an plus tôt dans l’indifférence internationale, devenant autant de réfugiés dans le sud d’une île dont la capitale est coupée par un mur qui n’a rien de symbolique ? Nous inviterait-on pour autant à boycotter les produits chinois, marocains ou turcs ? Puisque nous parlons de la Turquie, c’est un pays que Pierre Pouchairet connaît bien (il y a été en poste) et où il situe une partie de l’action de son nouveau roman, Tuez-les tous… mais pas ici.

Tuez-les tous… mais pas ici, Pierre Pouchairet

Ecrit par Catherine Dutigny/Elsa , le Mardi, 27 Février 2018. , dans Plon, Les Livres, Critiques, Polars, La Une Livres, Roman

Tuez-les tous… mais pas ici, janvier 2018, 468 pages, 19 € . Ecrivain(s): Pierre Pouchairet Edition: Plon

 

Toujours en prise directe avec l’actualité dans ce qu’elle recèle de plus sombre, les romans de Pierre Pouchairet donnent une lecture de la société qui parfois glace le sang.

Auréolé de son récent prix du Quai des Orfèvres 2017 pour son roman Mortels Trafics, l’auteur, en fin analyste de la criminalité contemporaine se penche une nouvelle fois (cf. par exemple son roman de 2015 La filière afghane http://www.lacauselitteraire.fr/la-filiere-afghane-pierre-pouchairet) sur les réseaux djihadistes et plus particulièrement sur le sort de ces jeunes gens qui quittent la France pour gagner la Syrie, mus soit par l’envie de combattre dans les rangs de Daesh, soit par souci humanitaire ou par amour comme dans le cas de la jeune Julie Loubriac partie rejoindre le garçon dont elle est éprise.

Le vertige des falaises, Gilles Paris

Ecrit par Martine L. Petauton , le Vendredi, 19 Mai 2017. , dans Plon, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Roman

Le vertige des falaises, avril 2017, 244 pages, 16,90 € . Ecrivain(s): Gilles Paris Edition: Plon

Du Gilles Paris, de ses beaux romans qu’on connaît : fine plongée dans les ressentis et les mécanismes de ces animaux parfois étranges qui marchent à nos côtés : les enfants. Univers cerné – lieux, familles, amis – à la perfection par une écriture des plus ciselées. Récit-roman, à moins que le contraire, qui ficelle son lecteur pour quelques heures passionnées… Mais, ici, s’ajoute un autre Gilles Paris, qu’il annonce lui-même en postface : « relecture de – la maison biscornue – d’Agatha Christie, où j’ai emprunté le prénom d’Aristide, la digitaline et sans doute un zeste de suspens ». Un autre donc, et puis le même ; que du bonheur pour nous.

Une île dans l’Atlantique. Dessin si propre à l’insulaire de cercles, de ricochets dans l’eau, de monde fermé, emprisonné ? et pour autant ouvert à tous les vents, donc à tous les possibles. On veut imaginer quelque chose du côté des îles anglo-normandes, pas si loin du « Continent » bien qu’au grand large, de fait. On garde le droit de poser ailleurs son imaginaire – aucune géographie ne nous étant imposée – jusqu’en Irlande, en Amérique pourquoi pas : la fille-héroïne ne s’appelle-t-elle pas Marnie « à cause d’un film du gros chauve Hitchcock… mon nom est Marnie de Mortemer. J’ai quatorze ans. Mon pays n’a rien à voir avec celui des Merveilles… J’ai quatorze ans, j’ai cent ans, peu importe, je sais des choses… ».

Dictionnaire amoureux des Ecrivains et de la Littérature, Pierre Assouline

Ecrit par Philippe Leuckx , le Samedi, 11 Mars 2017. , dans Plon, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Anthologie

Dictionnaire amoureux des Ecrivains et de la Littérature, août 2016, 896 pages, 25 € . Ecrivain(s): Pierre Assouline Edition: Plon

Les dictionnaires amoureux sont parfaitement subjectifs – c’est leur cachet – et celui du membre de l’Académie Goncourt ne déroge pas à l’office qu’il se donne : faire résonner le plaisir de lecture, quel que soit le nom choisi. Et, en fait de noms, les plus grands s’y trouvent et quelques incongrus aussi (fallait-il y loger des Rebatet, Robbe-Grillet ou Nothomb ?). Mais tel livre comporte, au-delà des noms, des chapitres brefs consacrés aux ateliers d’écriture, à la critique, à la machine à écrire, aux tombes, aux titres… que sais-je encore.

Certaines notices un peu lapidaires montrent qu’on ne peut pas aimer tout le monde (Sagan, Diderot…) ; d’autres réjouissantes parce qu’elles offrent un autre regard sur des écrivains véritablement doués (Quignard, Drieu, Proust, Green). La quête d’Assouline fouine un peu partout et ses trésors sont multiples pour qui veut prendre la peine de lire des notes copieuses (Thomas Bernhard, entre autres), apprendre des secrets de fabrication, des propos de boudoir, assumer certains choix (Céline), éveiller à la conscience littéraire, se convaincre du génie de certains (Gracq, etc.). Mais Zola, Morante, Pasolini, me direz-vous ? L’épée de l’électeur a tranché sa matière et le lecteur chagrin n’aura qu’à se plaindre sans légitimité. Certaines œuvres, en revanche, sont choisies et donnent lieu à des notices : Brèves de comptoir, Contre Sainte-Beuve, Le deuxième sexe, Journal de Kafka, Stendhal, Le livre de l’intranquillité, La route, etc.