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Les Livres

Je me souviens ... Barbara, Didier Millot

Ecrit par Valérie Debieux , le Samedi, 13 Avril 2013. , dans Les Livres, Recensions, La Une Livres, Biographie

Je me souviens… Barbara, Editions Artena, novembre 2012, 119 pages, 15 € . Ecrivain(s): Didier Millot

 

 

« Je suis morte un jour » – Barbara

 

Qui ne se souvient pas de « l’Aigle Noir » ? Pleine d’humour, a-t-elle déclaré un jour, en pleine interview : Vous me voyez habillée en rose ?…

Ses mains étaient pleines de douceur, elle portait des lunettes, elle aimait les roses et le mimosa. Elle avait besoin de son rocking-chair sur scène : « C’est un objet de la maison, cela me rassure. Barbara avait une démarche aérienne, elle marchait comme une reine. Chacun avait son histoire avec celle qui mettait des mots sur des émotions et des sentiments : […] Dites-le moi du bout des lèvres. Moi, je l’entends du bout du cœur… Peut-être même que son âme rôde encore au Théâtre Mogador, un lieu où elle a donné vie et lumière pendant des années.

Féminismes, ailleurs, Collectif

Ecrit par Tawfiq Belfadel , le Vendredi, 12 Avril 2013. , dans Les Livres, Recensions, Essais, La Une Livres, Editions Indigène

Féminismes, ailleurs, Collectif (Claire Auzias, Lina Ben Mhenni, Marcia Langton, Malika Mokeddem, Michèle Therrien), 40 pages, v. papier, 2,94 € Edition: Editions Indigène

 

 

Indigène éditions a lancé une nouvelle collection dédiée aux voix féminines : Femmes, où en êtes-vous ?

On y trouve, en plus d’autres titres, Féminismes, ailleurs. Commençant par une introduction de Sylvie Crossman, ce petit essai collectif comprend cinq petits textes écrits par cinq femmes, sur les femmes.

Cinq femmes caractérisées par une pensée savante, libre, mais jamais séparées de la complexité, de l’implacabilité du réel. Solidaires de leur peuple ou de leurs sœurs, mais sans concession envers les dérives de leur tradition, et toujours reliées à l’espérance (p.5).

Chacune d’elles parle des femmes dans une aire culturelle et géographique précise, d’où l’exigence de mettre le mot Féminisme au pluriel.

La raison des sortilèges, Michel Onfray avec Jean-Yves Clément

Ecrit par Stéphane Bret , le Vendredi, 12 Avril 2013. , dans Les Livres, Recensions, Essais, La Une Livres, Autrement

La raison des sortilèges, avril 2013, 186 p. 16 € . Ecrivain(s): Michel Onfray avec Jean-Yves Clément Edition: Autrement

 

Quelle peut être la place de la musique dans la vie d’un philosophe, et dans l’accomplissement de son œuvre ? Michel Onfray, philosophe à la bibliographie déjà bien dimensionnée – plus d’une soixantaine d’ouvrages – qui s’est fixé comme objectif la réhabilitation de l’hédonisme comme courant philosophique et source de la conduite humaine, s’attache dans un dialogue avec Jean-Yves Clément, responsable du séminaire de musique classique à l’université populaire de Caen, à préciser comment la musique est présente dans son existence. Aux sources des premières émotions musicales se trouverait, selon Michel Onfray, la vie intra-utérine : « Le système neuronal est une cire vierge avant qu’il ne se constitue chez l’enfant dans le ventre de sa mère. Ce qui forme trace dans la matière neuronale est coefficienté d’une charge hédonique ou traumatique. Le faisceau de la récompense, le faisceau de la punition ». Autre origine de cet attachement : « les sons, les vibrations, les ondes qui traversent le corps (…) constituent la première des symphonies avec laquelle se joue le restant du concert la vie durant ».

Les eaux tumultueuses, Aharon Appelfeld

Ecrit par Léon-Marc Levy , le Jeudi, 11 Avril 2013. , dans Les Livres, Recensions, La Une Livres, Roman, L'Olivier (Seuil), Israël

Les eaux tumultueuses. Traduit de l'hébreu Valérie Zenatti Mars 2013. 188 p. 19 € . Ecrivain(s): Aharon Appelfeld Edition: L'Olivier (Seuil)

 

 

Appelfeld – dans ce roman écrit il y a 25 ans et fort heureusement traduit aujourd’hui enfin par l’excellent et fidèle Valérie Zenatti – nous propose le tableau fascinant d’un monde qui ne l’est pas moins. Fascination qu’exerce la désagrégation, la fin car nous sommes conviés, dans une étrange pension de vacances pour juifs aisés, à assister à une séquence troublante de la fin d’un monde.

Rita arrive, comme chaque année, à la pension Zaltzer pour ses vacances traditionnelles, partagées entre les jeux d’argent, l’alcool et d’éventuelles rencontres érotiques. Elle est la première à arriver, rejointe par bientôt par trois ou quatre autres habitués. Et ils attendent les autres. Bien lents à arriver. Viendront-ils ? Ne viendront-ils pas ? Appelfeld va utiliser cette attente comme une scansion à suspense. Le petit groupe va même, pendant tout le début du séjour, aller régulièrement à la gare, attendre les « arrivants ». Qui n’arrivent pas.

Ivresse/Play loud, Falk Richter

Ecrit par Marie du Crest , le Jeudi, 11 Avril 2013. , dans Les Livres, Recensions, La Une Livres, Théâtre, L'Arche éditeur

Ivresse/ Play loud, traduit de l’allemand par Anne Monfort, Collection Scène ouverte, 2013, 156 pages, 13,50 € . Ecrivain(s): Falk Richter Edition: L'Arche éditeur

 

 

Ivresse ou « partir par l’écriture dans un autre monde »

 

Falk Richter, avec ses deux dernières pièces, Ivresse et Play loud, qui constitue le nouveau volume de son œuvre chez l’Arche Editeur, s’interroge avec un humour désespéré sur notre intimité sapée par le politique, l’économique mondialisé. Falk Richter a d’ailleurs une profonde admiration pour Büchner, pour son théâtre justement politique, révolutionnaire et intime. Ainsi La force vampirique des réseaux, les vies « coachées » sont-elles des codes sociaux intégrés par les individus.

 

« L’extérieur est aussi là à l’intérieur » (p.14)