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En Vitrine

Le corps du héros, William Giraldi

Ecrit par Léon-Marc Levy , le Jeudi, 08 Mars 2018. , dans En Vitrine, Les Livres, Critiques, La Une Livres, USA, Roman

Le corps du héros (The Hero’s Body), éditions Globe janvier 2018, traduit de l’américain par Vincent Raynaud, 302 p. 22 € . Ecrivain(s): William Giraldi

 

Ode passionnelle au corps humain, ce roman est suffocant de beauté. Corps malingre et maladif, corps sculptural objet d’exhibition, corps mort, William Giraldi nous emmène dans une odyssée des muscles et de la chair dans leur ascension et leur chute finale.

Deux histoires se succèdent ici :

Celle de W. Giraldi Jr d’abord, notre auteur. Enfant malade et privé de mère, élevé tant bien que mal par un père aimant mais dépassé, il grandit dans toutes les fragilités, celles du corps et de l’âme. Oublié, méprisé par ses camarades de classe plus forts et virils, il se recroqueville sur lui-même, ou dans les livres qui lui procurent des univers où sa faiblesse n’est pas infamante. Alors les quolibets pleuvent « fiotte », « fillette »… Jusqu’au jour où le jeune William découvre la fonte, celle que l’on soulève encore et encore, dans le cadre d’une « construction du corps », le body-building.

Paix à Ithaque !, Sandor Márai

Ecrit par Gaëlle Cauvin , le Vendredi, 02 Mars 2018. , dans En Vitrine, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Pays de l'Est, Roman, Le Livre de Poche

Paix à Ithaque !, Sandor Márai, traduit du Hongrois par Eve Barre, 448 pages, 8,10 € . Ecrivain(s): Sandor Marai Edition: Le Livre de Poche

 

Connaît-on vraiment le héros aux mille ruses de L’Iliade et L’Odyssée ? Avec Paix à Ithaque ! Sandor Márai, enfant du XXe siècle, né en 1900 à Budapest, poursuit le mythe du héros grec et rend un hommage plein d’humour à « l’aïeul des poètes », Homère, vingt-huit siècles après.

Pénélope, Télémaque et Télégonos, chacun leur tour, en trois chants successifs, prennent la parole pour cerner la personnalité du héros. Cela donne une dimension « intertextuelle » au roman, où les points de vue et les avis, sur Ulysse, sur Homère, se mêlent, se croisent, divergent. Le roman et le mythe sont mis en abyme, l’écriture est considérée comme une activité d’esclave, et les vrais poètes, selon Pénélope, Circé et Hélène, ne peuvent que la mépriser et lui préférer le chant. Rappelons que pour ces femmes, écrire est un signe d’impuissance et de vanité. D’ailleurs, jamais Ulysse n’écrivit une ligne, à l’inverse de Ménélas très soucieux de ses mémoires et de sa postérité.

La Styx Croisières Cie (1) Janvier 2018, par Michel Host

Ecrit par Michel Host , le Jeudi, 01 Mars 2018. , dans En Vitrine, Les Chroniques, Chroniques régulières, La Une CED

 

« Tout est musique, vents égarés de la terre et pets de nonnes »

Jules de Montalenvers de Phrysac

 

µ. « µ », pour introduire chaque article : le « mu » grec, sans tilde, ma machine n’y arrive pas, ou alors c’est moi… « µ » comme dans mouvoir, émouvoir… comme « μυζω », je murmure, je grogne, je gronde : cela me va, je suis rarement d’humeur accommodante.

 

µ 1. Comme annoncé, en l’an 2018 les Carnets d’Un Fou se métamorphosent en une compagnie maritime et touristique : La Styx Croisières Cie.

Commentons brièvement :

Taqawan, Éric Plamondon

Ecrit par Philippe Chauché , le Mercredi, 28 Février 2018. , dans En Vitrine, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Roman, Quidam Editeur

Taqawan, janvier 2018, 208 pages, 20 € . Ecrivain(s): Éric Plamondon Edition: Quidam Editeur

 

« Dans l’Ouest, l’homme blanc a réussi à éliminer les Indiens en éliminant les bisons. Dans l’Est, il y avait des saumons. On les a pêchés à coups de barrages, de nasses et de filets jusqu’à l’épuisement des stocks. Les Indiens aussi sont épuisés ».

Taqawan est le roman de cet épuisement, l’épuisement des Indiens Mi’gmaq. Taqawan est aussi le roman de la Gaspésie, des descentes de police dans la réserve de Restigouche, des haines et de la résistance. Roman de la nature complice et des saumons salvateurs, roman où les sauvages sont les nouveaux venus sur cette terre sacrée. Taqawan est le roman d’une histoire Indienne qui s’insinue dans l’Histoire des Indiens du Québec, terrifiante et surprenante, troublante et fascinante, comme le sont les légendes qui surgissent de la mémoire Indienne et de celle de la forêt. La violence couve sous les phrases en feu du roman d’Éric Plamondon, celle qui se voit et celle qui se dérobe, celle qui éclate lorsque le sang des Indiens trouble la clarté des eaux de la rivière. C’est un roman où chaque mot compte, chaque situation, où les réflexes anciens sauvent de la mort, où le combat engagé et son issue fatale seront sans merci et sans regrets.

Claude Seignolle ou l’homme légende, par Éric Poindron

Ecrit par Eric Poindron , le Mardi, 27 Février 2018. , dans En Vitrine, Les Chroniques, La Une CED

 

Dimanche 25 juin 2017, l’immense Claude Seignolle, écrivain et conteur, sorcier et « meneur de loups », ami de Jean Ray ou de André Hardellet et de tant de grands maîtres du fantastique a eu cent ans. A défaut d’être académicien, le diable de bonhomme n’est pas loin d’être immortel.

Éric Poindron, son ami et éditeur de « Au Château de l’étrange », nous emmène en promenade mystérieuse avec un jeune homme aux longs cheveux gris, insaisissable et taquin.

Suivez les guides…

 

Les sentiers nocturnes et fous où se cache l’inexpliqué