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Articles taggés avec: Mascarou Alain

Visions romaines : Didier Laroque, Bilge Karasu et autres (par Alain Mascarou)

, le Lundi, 02 Février 2026. , dans La Une CED, Les Chroniques, Les Livres


Didier Laroque, Deux histoires romaines, La Coopérative, 2024

Bilge Karasu, Uzun Sürmüş Bir Günün Akşamı,1970, Au soir d'une longue journée, traduction d’Aslı Aktuğ et Alain Mascarou, Éditions empreinte temps présent, 2019

Émile Mâle, Rome et ses vieilles églises, Flammarion, 1942

Yannick Haenel, « Vie de Cristina Campo », Edwarda n°16 « chair et papier », mai 2024, ICI, Paris p.148-153.


I lumière, couleur et don précieux

Paule, l’héroïne de Villa Médicis, la première des Deux histoires romaines[1] de Didier Laroque, s’intéresse aux aléas de la postérité. Pour une historienne de l’art, il est piquant d’apprendre qu’il fallut attendre 1911 pour que fût reconnu l’art de Vermeer.

Matière d’Outre-Atlantique Emmanuel Laugier : Poèmes du Revoir américain (par Alain Mascarou)

, le Lundi, 22 Août 2022. , dans La Une CED, Les Chroniques, Les Livres

 

ou petit feu gitan ordinairement muet (1)

 

L’orientation des lectures d’Emmanuel Laugier révèle en lui rien de moins qu’un radiesthésiste, un détectoriste de métaux. Le poète est attentif à percevoir des ondes stimulatrices au secret des terres, des âges et des œuvres, d’Est comme d’Ouest. Qu’il s’agisse du tchernoziom fertile de Mandelstam dans Chant tacite, comme ici de Robert Creeley et de ses cavernes à peintures, ces références sont exemplaires d’un ressourcement en amont de l’histoire de l’homme. Elles jalonnent un exil libérateur – qui est aussi éloignement géographique pour le Revoir américain. Le paradoxe d’ailleurs se redouble, à constater que le créateur avait anticipé les découvertes du lecteur : l’auteur de L’Œil bande, des Crâniennes, explorait déjà à travers ses motifs et modes d’écriture le filon d’une poétique du desserrement formel, mental, où l’oralité prend le pas sur l’écrit.