Identification

Essais

Équations Football, Joachim Séné

Ecrit par Ahmed Slama , le Lundi, 23 Octobre 2017. , dans Essais, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Poésie

Équations Football, D-Fiction, février 2017, 34 pages, 7,99 € . Ecrivain(s): Joachim Séné

 

L’invention d’un football d’auteur

Joachim Séné, un auteur que j’avais (trop) brièvement évoqué lors de ma visite de la maison[s]témoin, son texte m’en avait expulsé à cette époque. Evoquer Séné c’est s’attaquer à un gros morceau du web, résumer l’ensemble de ses projets et autres activités, qu’il s’agisse de son site d’abord, de l’air nu également, bref cela reviendrait à lui consacrer une série d’articles, et nous raterions du coup notre objectif principal, à savoir vous présenter Équations Football, recueil de trois textes, dont l’écriture s’est étalée sur quatre ans ; « entre le 8 juin et le 1er juillet 2012, UEFA Euro 2012 Poland-Ukraine. Équation Mondial, entre le 12 juin et le 12 juillet 2014, FIFA World Cup Brasil. Équation Euro, entre le 10 juin et le 10 juillet 2016, UEFA Euro 2016 France ».

Équations Football, c’est chez D-Fictions, jeune maison d’édition numérique, emmenée par Caroline Hoctan.

Sur l’écriture, Charles Bukowski

Ecrit par Chloë Fage , le Mardi, 17 Octobre 2017. , dans Essais, Les Livres, Critiques, La Une Livres, USA, Au Diable Vauvert

Sur l’écriture, septembre 2017, trad. anglais (USA) Romain Monnery, 338 pages, 20 € . Ecrivain(s): Charles Bukowski Edition: Au Diable Vauvert

 

Sur les différents ouvrages écrits par le graveleux Bukowski, du criard Journal d’un vieux dégueulasse à la prose bouleversante de L’amour est un chien de l’enfer, l’acte d’écriture n’est jamais mis en scène. Au cœur de ces récits urbains tout droit sortis des tripes et du foie cirrhosé de l’auteur, la question du processus d’écriture et du statut d’écrivain semble toujours mal à propos.

Et pourtant, l’ouvrage Sur l’écriture publié aux éditions Au Diable Vauvert réussit à concentrer toute la pensée et les réflexions de Bukowski sur son statut d’écrivain et surtout sur sa nécessité d’écrire, lui qui possédait un « ruban de machine à écrire (…) emmêlé avec [son] cordon ombilical ». Une anthologie de lettres envoyées par l’auteur américain aux divers éditeurs, directeurs de revues, écrivains, qui lui permettent de dézinguer Burroughs, Ginsberg et Miller, de même que toute injonction littéraire : « Il n’y a aucune excuse pour une création mutilée par les directives de l’académisme qui dit : la forme, la forme, la forme !! Autant foutre les mots en cage ! Autorisons-nous l’espace et l’erreur, l’hystérie et la peine ».

Abattoirs de Chicago, Le monde humain, Jacques Damade

Ecrit par Pierrette Epsztein , le Vendredi, 13 Octobre 2017. , dans Essais, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Récits

Abattoirs de Chicago, Le monde humain, Éditions La Bibliothèque, 2016, 88 pages, 12 € . Ecrivain(s): Jacques Damade

 

Dans un texte surprenant ou déconcertant en raison de sa forme hybride, Abattoirs de Chicago, Le monde humain, Jacques Damade développe une vision personnelle de l’organisation de nos sociétés contemporaines. Il est difficile de classer ce livre parmi les genres habituels. On pourrait simplement affirmer, comme cela a déjà été dit, qu’il s’agit d’une écriture « bizarre ».

Le titre de l’ouvrage, Abattoirs de Chicago, et le sous-titre, Le monde humain, sont choisis à dessein : il s’agit d’alerter le lecteur, qui découvre peu à peu un système « qui aboutit au monde capitaliste industrialisé, où l’homme finit par devenir non plus un être pensant mais une machine à produire et à consommer ».

Tentons de suivre l’auteur dans sa démonstration. Tout commence dans la vaste plaine du Middle West. En à peine un siècle, « un saut brutal » fait passer l’homme d’« un pays de cocagne, un état quasi primitif » à une mécanisation toute puissante qui va bouleverser la conception même de la condition humaine.

Houellebecq, son chien, ses femmes, Pierre de Bonneville

Ecrit par Gilles Banderier , le Mardi, 10 Octobre 2017. , dans Essais, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Biographie, La rentrée littéraire, L'éditeur

Houellebecq, son chien, ses femmes, septembre 2017, 256 pages, 15 € . Ecrivain(s): Pierre de Bonneville Edition: L'éditeur

 

Tous les connaisseurs savent qu’une œuvre d’art doit être observée selon différents points de vue. Après Houellebecq économiste de feu Bernard Maris (Flammarion) et Houellebecq aux fourneaux de Jean-Marc Quaranta (Plein Jour), les perspectives retenues par Pierre de Bonneville sont prometteuses, quoique leur association surprenne : « son chien, ses femmes ».

Le chien est connu depuis qu’il a figuré sur le catalogue (disponible jusqu’en supermarché) de l’exposition Rester vivant, organisée au Palais de Tokyo en 2016. L’animal appartenait à une race peu courante sur le continent, mais répandue dans les îles britanniques, le welsh corgi penbroke. Les portraits de ce chien, prénommé Clément – ce qui, comme le remarque Pierre de Bonneville, n’est pas un nom de chien mais d’être humain – et doté d’un état civil (2000-2011), avaient occupé lors de l’exposition parisienne une place considérable, proportionnelle à l’amour que Michel Houellebecq lui portait. Dans différents entretiens, l’écrivain ne tarissait pas d’éloges sur les chiens en général et sur Clément en particulier, pour qui il composa le genre d’épitaphe que bien des êtres humains ne méritent pas.

L’Arbre et le Béton, De la nature des choses, Des choses de la nature (dialogue), Margo Ohayon & Michel Host

Ecrit par Patryck Froissart , le Jeudi, 28 Septembre 2017. , dans Essais, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Éditions Rhubarbe

L’Arbre et le Béton, De la nature des choses, Des choses de la nature, février 2017, 108 pages, 12 € . Ecrivain(s): Margo Ohayon & Michel Host Edition: Éditions Rhubarbe

 

Deux voix qui s’interrogent, se répondent, s’interpellent, jouent la provocation sympathique, la séduction subtile…

Deux visions poétiques du monde qui s’entrecroisent, se contredisent, se superposent, se complètent, se réunissent par endroits pour n’en faire plus qu’une… puis se disjoignent…

Telle est la joute amicale et originale en vingt manches plus une prolongation à quoi se sont livrés Margo Ohayon et Michel Host dans ce recueil mêlant prose poétique et poésie formelle, souvenirs et impressions intimes, histoires et anecdotes.

L’Arbre et le Béton…

De ces deux voix, l’une serait celle de L’Arbre, de la Nature, et l’autre celle du Béton, de la Ville ? Ce serait trop simple !