Identification

Arts

La Conférence des Oiseaux, Farîd Al-Dîn Attâr – Calligraphies de Lassaâd Metoui (par Patryck Froissart)

Ecrit par Patryck Froissart , le Jeudi, 02 Avril 2026. , dans Arts, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Contes

La Conférence des Oiseaux, Farîd Al-Dîn Attâr – Calligraphies de Lassaâd Metoui - Ed. Guy Trédaniel, novembre 2020, 160 p., 24,24 €

 

Quel grand et beau livre que voilà ! Quelle œuvre à ne pas méconnaître ! Outre l’intérêt historique, philosophique, initiatique du texte, il fallait un Lassaâd Metoui pour illustrer, au sens premier, c’est-à-dire pour illuminer du lustre d’une calligraphie éblouissante le lustre même d’une poésie illustre, celle d’un des plus brillants poètes persans dont l’aura a traversé les siècles depuis le XIIe de l’ère chrétienne.

Après Kalila et Dimna, de Abd Allah ibn al-Muqaffa, paru chez Albouraq en juin 201, recensé récemment dans La Cause Littéraire, voici donc La Conférence des Oiseaux, autre œuvre persane de portée universelle.

Soixante oiseaux sont personnages. Chacun d’eux est sujet d’une planche, la plupart du temps aux couleurs éclatantes, placée dans le livre sur la page en regard d’un conte, d’une fable, d’une anecdote moraliste.

Certains sont nommés, d’autres ne le sont pas. Ceux qui sont identifiés par leur nom commun sont, respectivement, chacun symbole d’une qualité, d’une vertu, d’un état, d’une matière, d’un acte.

La douceur rouge des étoiles – Laurent Fassin – Peintures de Benoît De Roux (par Philippe Chauché)

Ecrit par Philippe Chauché , le Jeudi, 19 Février 2026. , dans Arts, Les Livres, Critiques, La Une Livres, L'Atelier Contemporain

La douceur rouge des étoiles – Laurent Fassin – Peintures de Benoît De Roux – L’Atelier Contemporain – 152 p. – 25 euros – 03/10/25. Edition: L'Atelier Contemporain

 

 

Le gris-bleu par la fenêtre ouverte – l’entend-elle

Le gris-bleu a tourmenté nos voix – les sent-elle

Les moucherons en chiffon aimantent – les hirondelles – les touche-t-elle

Laisse sa langue aux sons (les vois—tu)

Ô vieille demoiselle jusqu’aux étoiles qui luisent nous parlons des silences

chemisiers de dentelles que vous portiez – naguère…

Par la fenêtre ouverte I

Gerhard Richter. New York 2023 (par Yasmina Mahdi)

Ecrit par Yasmina Mahdi , le Vendredi, 23 Janvier 2026. , dans Arts, Les Livres, Critiques, La Une Livres

Gerhard Richter. New York 2023, préf. David Zwirner, texte Dieter Schwarz, éd. David Zwirner Books, 2023, 192 p., 132 illust., 75$/68,91€

 

Publié à l’occasion d’une exposition à la galerie David Zwirner de New York en 2023, ce beau catalogue est riche de reproductions photographiques de qualité de peintures récentes de l’artiste Gerhard Richter, ainsi que de dessins, dont certains inédits. Gerhard Richter, né en 1932 à Dresde, a étudié à la Hochschule für Bildende Künste de Dresde, et a entrepris un second cycle d’études à la Staatliche Kunstakademie de Düsseldorf. Il y a cofondé un mouvement nommé « réalisme capitaliste » avec Sigmar Polke, Manfred Kuttner, Konrad Fischer. Son travail a fait l’objet de nombreuses rétrospectives à travers le monde, ainsi que des expositions à la Documenta de Cassel. Ses œuvres sont très recherchées par les collectionneurs et les musées, considérées comme des pièces majeures de l’abstraction contemporaine. Des toiles similaires de cette série abstraite se sont vendues pour plusieurs dizaines de millions d’euros aux enchères. Dieter Schwarz, commissaire d’exposition, directeur du Kunstmuseum Winterthur a rédigé le texte, connaisseur depuis 1985 des travaux de Richter. David Zwirner (marchand d'art allemand, fils de Rudolf Zwirner, fondateur d'Art Cologne), accueille une sélection de dessins, de peinture et une installation de Richter dans sa galerie parisienne. Une rétrospective a lieu à la Fondation Louis Vuitton à Paris.

Claudine Bohi et Adrienne Arth - À tâtons dans le siècle (par Marc Wetzel)

Ecrit par Marc Wetzel , le Vendredi, 16 Janvier 2026. , dans Arts, Les Livres, Les Chroniques, La Une CED

Claudine BOHI et Adrienne ARTH - À tâtons dans le siècle - préface de Béatrice Bonhomme, Collection duo, Les Lieux-Dits , 96 pages, 2025, 20 €

 


Un livre d'artiste pas comme les autres, car épais et constamment problématique - qui oppose (et conjoint, comme de force) deux dames décisives dans leur art respectif (la poésie, la photographie). Une sorte de combat entre elles, pour le sens. Combat, parce que si c'est Claudine Bohi la poète qui commente la photographe Adrienne Arth - et pas du tout l'inverse - chacune garde son monde, irréductible, intraductible, indéductible. Chacune reste ici farouchement dans son art : la photographe dans ses clichés, qui, comme toutes les pures images, arrivent d'emblée à leur existence complète, et sont leur propre présence, et, comme spécifiquement les photos, enregistrent le monde, reflètent, qu'elles le veuillent ou non, le sérieux et la consistance préalables des choses et des êtres, vivent de leur contact avec ce qu'elles ont enregistré : la complétude et le contact, donc, voilà exactement ce qui ne peut se trouver dans aucun poème, qui, par principe, a l'inachèvement de la voix et la distance des mots.

Jacques-Louis David, Sébastien Allard (par Yasmina Mahdi)

Ecrit par Yasmina Mahdi , le Mercredi, 14 Janvier 2026. , dans Arts, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Gallimard

Des arts plastiques et de la politique

 

Osera-t-il remonter au berceau des sociétés et nous y montrer les peuples égaux de leurs rois, stipulant avec eux de leur obéissance pour prix de leur sûreté, leur bonheur pour prix de leur foi ? Osera-t-il peindre avec des couleurs noires les tyrans qui ont déchiré ce pacte social, couronner les Brutus qui, d'une main courageuse, les ont punis ?

Jacques Pierre Brissot, De la Vérité : ou Méditations sur les moyens de parvenir à la vérité dans toutes les connaissances humaines, Neufchâtel et Paris, Nabu Press, 1782

Sébastien Allard (ancien élève de l'École normale supérieure, diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris et de l'École nationale du patrimoine, historien de l'art, conservateur général du patrimoine, depuis 2014  directeur du département des Peintures du musée du Louvre), présente l’importante exposition rétrospective de l’œuvre de Jacques-Louis David (né le 30 août 1748 à Paris et mort le 29 décembre 1825 à Bruxelles).