Identification

Articles taggés avec: Froissart Patryck

Notre quelque part, Nii Ayikwei Parkes

Ecrit par Patryck Froissart , le Lundi, 19 Septembre 2016. , dans La Une Livres, Afrique, Les Livres, Critiques, Iles britanniques, Roman, Zulma

Notre quelque part (Tail of the blue bird), mars 2016, trad. anglais Ghana, Sika Fakambi, 270 pages, 9,95 € . Ecrivain(s): Nii Ayikwei Parkes Edition: Zulma

 

Une ténébreuse histoire…

Cela se passe au Ghana.

Kayo Dwoda, revenu au pays, après avoir achevé ses études en Angleterre, avec le titre de médecin légiste, ne se voit proposer qu’un médiocre et ennuyeux poste de préposé à la gestion des stocks de produits dans un laboratoire d’analyse biochimique d’Accra.

« Son existence lui donnait mal au crâne. Travailler dans un laboratoire d’analyse biochimique n’était pas exactement ce qu’il avait projeté de faire de sa vie et, presque un an plus tard, tout cela commençait à le miner sérieusement ».

A des lieues de là, un village qui vivait paisiblement depuis toujours sa vie de village africain protégé des nuisances de la modernité par son isolement se retrouve malencontreusement au bord d’une grand-route nouvellement construite, ce qui donne à la maîtresse favorite d’un ministre, qui passait par là, l’idée d’ordonner à son chauffeur d’y faire une petite halte.

A la lumière de ce que nous savons, Zia Haider Rahman

Ecrit par Patryck Froissart , le Vendredi, 09 Septembre 2016. , dans La Une Livres, Les Livres, Critiques, Roman, USA, Christian Bourgois

A la lumière de ce que nous savons (In the light of what we know), mars 2016, trad. anglais Jacqueline Odin, 515 pages, 25 € . Ecrivain(s): Zia Haider Rahman Edition: Christian Bourgois

 

 

Un pavé, mais un pavé en or !

Ce roman, qui n’est pas qu’un roman, le premier de Zia Haider Rahman, situe son auteur, d’emblée, parmi les maîtres du genre.

Le narrateur est anglais, fils de Pakistanais musulmans émigrés très aisés, héritiers eux-mêmes d’une « célèbre famille terrienne » et de riches industriels et armateurs du Pakistan. Les parents se sont installés, fort bien installés même (le père est professeur à Oxford, la mère est psychothérapeute) et totalement intégrés dans la société anglaise après avoir vécu aux Etats-Unis. Il se présente au début du roman comme « issu d’un milieu privilégié » et parle sans complexe de sa propre réussite professionnelle dans le domaine de la finance.

Vitraux de songes, Francis Etienne Sicard Lundquist

Ecrit par Patryck Froissart , le Mardi, 30 Août 2016. , dans La Une Livres, Les Livres, Critiques, Poésie, Ipagination

Vitraux de songes, 2015, 132 pages, 13,60 € . Ecrivain(s): Francis Etienne Sicard Lundquist Edition: Ipagination

 

Cent vingt-et-un poèmes.

Cent vingt-et-un sonnets.

Cent vingt-et-un morceaux d’architecture.

 

Francis Sicard fait dans la dentelle (c’est un de ses termes récurrents).

Francis Sicard remet le sonnet à l’honneur.

Francis Sicard cisèle ses sonnets comme un orfèvre.

 

Les cent vingt-et-un sonnets de ce recueil ont tous exactement la même forme, exactement la même composition, exactement le même rythme.

Présente absence, Mahmoud Darwich

Ecrit par Patryck Froissart , le Vendredi, 26 Août 2016. , dans La Une Livres, Sindbad, Actes Sud, Les Livres, Critiques, Bassin méditerranéen, Moyen Orient, Poésie

Présente absence (Fî hadrat al-ghiyâb), trad. arabe palestinien Farouk Mardam-Bey, Elias Sanbar, 148 pages, 17 € . Ecrivain(s): Mahmoud Darwich Edition: Sindbad, Actes Sud

 

Le titre de ce puissant ouvrage exprime toute la nostalgie de Mahmoud Darwich, et, davantage, au-delà de la souffrance individuelle de l’homme, condense toute celle d’un peuple victime de l’une des brûlantes injustices de l’Histoire et de la froide et implacable application de décisions politiques prises sans qu’il ait eu un mot à dire.

Car quelle est l’absence ? Il s’agit bien de celle du pays natal, la Palestine, que l’auteur a dû quitter, enfant, aux sombres heures de la Nakba, pour vivre l’errance, le déracinement et la précarité des réfugiés au Liban, puis les dangers d’un retour clandestin et d’une ré-infiltration familiale cachée, au pays, mais loin de la maison et du village natals que se sont appropriés les colons, suivie, beaucoup plus tard, par un long exil aux Etats-Unis avant un retour définitif à Ramallah.

Tous ces départs, tous ces retours, sous le signe d’une absence toujours présente.

Absence présente, jour après jour, jusqu’à la mort.

Absence vécue, au présent, au passé, au futur, à jamais.

Le Lagon Noir, Arnaldur Indridason

Ecrit par Patryck Froissart , le Jeudi, 07 Juillet 2016. , dans La Une Livres, Les Livres, Critiques, Polars, Pays nordiques, Roman, Métailié

Le Lagon Noir, mars 2016, trad. islandais Eric Boury, 319 pages, 20 € . Ecrivain(s): Arnaldur Indridason Edition: Métailié

 

Voilà sans conteste un livre qui offre la garantie de passer un bon moment de lecture.

La première qualité de ce roman noir est de faire voyager le lecteur. L’action se déroule en effet dans un pays dont on parle peu, la mystérieuse et brumeuse Islande.

Son second atout est de mettre en lumière un épisode historique intéressant. L’Islande fait partie de l’OTAN. Dans ce cadre, de 1951 jusqu’en 2006, une importante base militaire américaine était installée à Keflavik, l’île étant considérée comme occupant géographiquement une position stratégique de premier plan dans le contexte de la Guerre Froide.

C’est cette base américaine qui est le lieu principal du roman.