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Italie

L’ami des femmes, Diego Marani

Ecrit par Patryck Froissart , le Lundi, 13 Janvier 2014. , dans Italie, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Roman, Rivages

L’ami des femmes (L’amico delle done), traduit de l’italien par Anna Colao, 302 pages, 9,65 € . Ecrivain(s): Diego Marani Edition: Rivages

 

Ernesto !

Un sacré personnage !

On pense d’emblée, en abordant ce roman savoureux et triste, au film de Truffaut, de titre presque éponyme, L’homme qui aimait les femmes (1977) et au personnage magnifiquement interprété par Charles Denner.

Ernesto, professeur d’italien et de latin dans une école de Trieste, « avait toujours été l’ami des femmes ».

Comment être l’ami sans être l’amant ? Est-il possible d’être à la fois l’un et l’autre ? L’amour est-il viable à partir du moment où il est tellement installé dans le quotidien que disparaît toute crainte de perdre celle qu’on aime ?

Questions lancinantes pour Ernesto, angoissantes, récurrentes dans le carrousel de ses conquêtes.

Qu’est-ce qu’un faux ? et autres conversations sur l’art, Federico Zeri

Ecrit par Eddie Breuil , le Vendredi, 06 Décembre 2013. , dans Italie, Les Livres, Critiques, Essais, La Une Livres, Arts, Payot

Qu’est-ce qu’un faux ? et autres conversations sur l’art, Trad. (Italien) Maël Renouard, octobre 2013, 211 p. + illustrations, 20 € . Ecrivain(s): Federico Zeri Edition: Payot

 

 

Qu’est-ce qu’un faux ?

Le volume Qu’est-ce qu’un faux ? est divisé en cinq sections : trois communications et deux entretiens. Le « faux » est le point commun, mais pas nécessairement l’aspect principal abordé dans toutes ces sections. Dans les deux premières, l’historien de l’art Federico Zeri rappelle l’importance de ne pas isoler une œuvre d’art, mais de la replacer dans le contexte dans lequel elle a émergé : une œuvre est déterminée par son époque, par des impératifs qui lui sont souvent étrangers. Or, pour détecter un faux, il est précisément utile d’identifier les anachronismes et plus généralement toutes les incohérences perceptibles sur le plan de la critique interne. La connaissance des techniques des artistes et de la qualité d’exécution des œuvres sont des impératifs pour aborder la question des faux.

D'acier, Sylvia Avallone

Ecrit par David Campisi , le Samedi, 28 Septembre 2013. , dans Italie, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Roman, J'ai lu (Flammarion)

D’acier, Trad. Italien par Françoise Brun. mai 2013, 411 pages, 7,60 € . Ecrivain(s): Silvia Avallone Edition: J'ai lu (Flammarion)

 

Piombino, Italie.

Le soleil est de plomb, il coule du ciel dans une pluie de feu et arrose la côte toscane et la cité industrielle. Le béton est brûlant, les plages bondées de sable chaud, les corps sont nus, les regards sont remplis de désir.

Du désir, il y en a partout dans D’acier. Il se faufile dans toutes les scènes, s’insinue dans les silences, caresse les peaux nues qui s’exhibent aux yeux de tous. Anna et Francesca sont des objets, leur arme, c’est leur corps. « Leur beauté, elles vous l’envoient à travers la gueule ». Anna et Francesca sont belles, trop belles. Elles sont les princesses de la plage, déambulent en bikini entre les adolescents du quartier. Elles ont 13 ans. Encore un an et la liberté s’ouvrira à elles comme une fleur au printemps. 14 ans, c’est le scooter. C’est l’aventure. C’est la fuite.

La longue attente de l’ange, Melania G. Mazzucco (2ème critique)

Ecrit par Anne Morin , le Mercredi, 18 Septembre 2013. , dans Italie, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Roman, Flammarion, La rentrée littéraire

La longue attente de l’ange, traduit de l’italien par Dominique Vittoz, 4 septembre 2013, 446 pages, 22 € . Ecrivain(s): Melania G. Mazzucco Edition: Flammarion

 

La lutte de Jacob – Jacomo est le prénom du Tintoret –… si ce tableau ne figure pas au nombre des toiles peintes par le Tintoret à la Scuola Grande San Rocco, sans doute est-ce celle qu’il crée, pas à pas, dans l’œuvre de Melania Mazzucco, La longue attente de l’ange.

L’ange… sa fille, Marietta née de ses amours avec Cornélia, une prostituée allemande, qui viendra le chercher dans une ultime vision, non dans un ciel d’Ascension mais dans une plongée dans l’eau saline, sournoise et omniprésente à Venise :

« Madame Marietta disait que Venise est une ville sans racines, dangereuse et secrète, car personne ne peut voir ni connaître sa partie la plus importante, ce qui la soutient, ses fondations en somme, qui sont englouties et cachées comme nos pensées les plus troubles et nos désirs inavouables » (p.221).

Marietta, à la fois trop présente et désincarnée. N’est-elle pas l’Etincelle du peintre, celle qui aussi bien, également, peut faire jaillir le feu et son idée, l’imagination et l’image ? Même après s’être résolu à la marier, le Tintoret la veut près d’elle, aussi installe-t-il le jeune couple dans un appartement situé au-dessus du sien, la réplique du sien :

La longue attente de l’ange, Melania G. Mazzucco

Ecrit par Victoire NGuyen , le Samedi, 07 Septembre 2013. , dans Italie, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Roman, Flammarion, La rentrée littéraire

La longue attente de l’ange, traduit de l’Italien par Dominique Vittoz, 4 septembre 2013, 445 pages, 22 € . Ecrivain(s): Melania G. Mazzucco Edition: Flammarion

 

Le roman du Tintoret


Publié en 2008 en Italie sous le titre La Lunga Attesa dell’ Angelo, ce roman est pour la première fois traduit en français par Dominique Vittoz et publié chez Flammarion.

Il s’agit d’un récit de la vie du peintre célèbre Jacopo Robusi, dit Le Tintoret, qui a vécu à Venise de 1518 à 1594. Il est considéré comme l’un des Maîtres de la peinture italienne de la Renaissance. Les critiques et historiens d’art l’associent au courant maniériste de l’école vénitienne.

Le roman commence vers la fin de vie du peintre. Âgé, celui-ci est sur son lit de mort. Il est en proie à la fièvre depuis quinze jours. La structure du roman suit la progression de la maladie menant le Maître inexorablement vers la mort.