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Italie

Inséparables, Alessandro Piperno

Ecrit par Alexandre Muller , le Lundi, 03 Septembre 2012. , dans Italie, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Roman, La rentrée littéraire, Editions Liana Levi

Inséparables, 30 août 2012, trad. italien Fanchita Gonzalez-Batlle, 394 p. 22,50 € . Ecrivain(s): Alessandro Piperno Edition: Editions Liana Levi

 

Lire Piperno ? On peut imaginer être sur une terrasse à Rome face à un ami volubile qui raconte une histoire prenante, disgressant du regard sur les fesses rebondies de passantes romaines, sans pour autant dériver de son propre raisonnement.

Lire Piperno ? Cela ressemble à un rêve où enfermé dans une voiture tombée à l’eau on observe la montée des eaux dans l’habitacle. C’est un rêve, rien ne peut nous arriver, mais cela reste très oppressant.

Lire Piperno est une expérience, que l’on apprécie ou pas, parfois éprouvante, mais qui incontestablement ne laisse pas indifférent.

Alors Alessandro qu’as-tu à nous en dire de tes inséparables ? Sans doute préciserais-tu au préalable que ton nouveau roman possède un frère jumeau. L’ainé s’appelle Persécution. Il est paru en Septembre 2011 aux éditions Liana Levi. Il a obtenu le prix du meilleur livre étranger et des commentaires de presse dithyrambiques. Accordons-lui un ou deux paragraphes.

La Fin des jours, Alessandro de Roma

Ecrit par Benoit Laureau , le Lundi, 16 Juillet 2012. , dans Italie, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Roman, Gallimard

La Fin des jours, trad. de l’italien par Pascal Leclercq, avril 2012, 305 p. 22 € . Ecrivain(s): Alessandro de Roma Edition: Gallimard

L’amour de l’apocalypse

La Fin des jours est le deuxième roman du professeur de philosophie italien Alessandro De Roma. Sous la forme d’une dystopie (1) proche de l’univers de 1984 de Georges Orwell, il met en scène la lente dégradation d’une société affectée par une disparition collective de la mémoire individuelle. À travers le journal d’un « résistant », Giovanni Ceresa, un professeur de lycée turinois, Alessandro De Roma semble interroger notre rapport à la « fin » et le lien possible entre la mémoire et l’attraction de la décadence.

Turin, dans un futur proche. On se débarrasse des personnes âgées et leur entourage semble avoir oublié leur existence avant même de se rendre compte de leur disparition, les chauffeurs de bus oublient de marquer l’arrêt, perdent le contrôle de leur véhicule tuant nombre de piétons. La ville est le théâtre d’une étrange épidémie d’amnésie. Elle est telle que les individus oublient d’aller travailler ou se perdent sur le chemin du retour n’osant plus prendre les transports en commun. Dans une ville en état de quasi guerre civile, Giovanni croise des « Barbus », hordes d’individus les plus affectés, vivants à l’état sauvage, du vol et d’agressions, des « conscients » membres des « Apocalyptiques », des « Faucons des ténèbres » ou des « Jaguars », sorte de factions rebelles et résistantes qui s’organisent en prévision d’un lendemain apocalyptique.

Une étrange histoire d'amour, Luigi Guarnieri

Ecrit par Léon-Marc Levy , le Jeudi, 12 Juillet 2012. , dans Italie, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Roman, Actes Sud

Une étrange histoire d’amour. trad. italien Marguerite Pozzoli. mai 2012. 220 p. 21,80 € . Ecrivain(s): Luigi Guarnieri Edition: Actes Sud

Si vous aimez les vents et marées du grand romantisme, voici un roman, de haute tenue, qui va vous embarquer loin des bonaces !

Le thème pourrait tromper cependant. Les trois héros de cette histoire forment un très classique trio amoureux. Un couple marié, un jeune amant éperdu d’amour pour l’épouse. Mais quand vous saurez les noms des protagonistes vous commencerez à vous douter de la vague tumultueuse qui va s’écraser. Le jeune homme s’appelle Johannes Brahms. Le couple c’est Robert et Clara Schumann !

Le jeune « Hannes », éperdu – tout d’abord – d’admiration pour son maître spirituel, se présente un jour de septembre 1853 au domicile des Schumann. S’en suivra une relation passionnelle incandescente et – nous sommes en pleine époque romantique – destructrice. Maître/élève d’abord, avec les oscillations consubstantielles inscrites dans ce couple de forces : admiration, respect, amour « paternel » et « filial », jalousies, haine. Un déferlement ravageur, qui va emmener les deux hommes dans ses eaux tumultueuses. Et puis, bien sûr, l’amour foudroyant du jeune Johannes pour la belle, l’intelligente, la « royale » Clara Schumann. Elle est alors la pianiste la plus connue dans le monde, adulée, ovationnée, demandée partout et par tous !