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Ecrits suivis

J’étais à deux pas de la Ville Impériale (1/10)

Ecrit par Didier Ayres , le Jeudi, 04 Septembre 2014. , dans Ecrits suivis, Ecriture, La Une CED

 

Texte pour le théâtre créé durant les manifestations à la mémoire de Bernard-Marie Koltès au printemps 2009 à Metz, résidence d’écriture rendue possible par la DRAC livre Lorraine et la ville de Metz.

 

-I-

La notoriété ?

Tu veux dire ?

Cette actrice ne mangeait pas et elle trinquait au gin une partie de la nuit.

Tu veux dire ?

Tu sais quelque chose ?

Alors, un baiser.

Non ?

52.dimanche (LII et FIN)

Ecrit par Didier Ayres , le Samedi, 22 Mars 2014. , dans Ecrits suivis, Ecriture, La Une CED

 

 

dimanche 23 décembre 2012

 

façonner

et puisque je suis à cette lettre une dernière fois – avant une sorte de postface que je livrerai la semaine prochaine –, j’aimerais dire quelques mots sur le façonnage

oui, cette sorte de taille qui produit le vêtement du langage, sa capuche

c’est façonné

52. dimanche (LI)

Ecrit par Didier Ayres , le Samedi, 15 Mars 2014. , dans Ecrits suivis, Ecriture, La Une CED

 

matière/rien

avant de finir cette année 2012 où les dimanches ont été bien occupés, je voudrais disserter sur la question de la matière et voir comment cela s’étoffe en regard du rien, rien compris comme ce qui n’existe pas

car la langue est une matière, même si son référent est bizarrement fait de deux pièces – ce qu’elle désigne, la chose et le dit de la chose –, un peu comme en musique où la matière cette fois est elle-même et une matière sans matière, une vibration, le son

écrire est une façon de déplacer la signification

l’adresse vers une finalité abstraite est peut-être, en fin de compte, ce rien, réalité sans objet, évidée d’elle-même

52. dimanche (L)

Ecrit par Didier Ayres , le Samedi, 08 Mars 2014. , dans Ecrits suivis, Ecriture, La Une CED

 

deuxième dimanche de l’avent

le saut

comme on traverse un ruisseau

une danse si vous voulez, une aptitude un peu mécanique, mais belle, qui conduit le danseur

et puis l’eau

le torrent qui va entre les pierres dans la partie apparente et stable de la pierre

l’eau, et encore l’esprit, l’esprit de l’eau

une chose se précipite dans le petit pas de danse

une chose qui est cette pierre, familière comme un jardin

52. dimanche (XLIX)

Ecrit par Didier Ayres , le Samedi, 22 Février 2014. , dans Ecrits suivis, Ecriture, La Une CED

 

le ravissement

parce que l’instant d’écrire est une espèce d’apogée, de point haut qui surplombe la réalité, la chose dite

c’est dans cet esprit que je parle d’un ravissement, d’une dépossession de soi par une activité sans corps, dématérialisée, inerte en un sens

déprendre, se défaire, se décaler soudain dans la masse forte et vivante du réel, pour saisir, étreindre, ôter, couper aussi en quelque sorte, revivre

produire du langage

c’est une sorte d’opération d’alchimie, une sidération, comme est étrange dans le meilleur des cas de faire sortir une langue de cristal du milieu du tourbillonnement instable du réel

c’est donc une forme violente qui accompagne l’écrire