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Théâtre

Adoptez un écrivain, Marie Nimier

Ecrit par Valérie Debieux , le Samedi, 17 Mars 2012. , dans Théâtre, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Actes Sud

Adoptez un écrivain. 2012. 48 p. 12 € . Ecrivain(s): Marie Nimier Edition: Actes Sud


Epoque, aujourd’hui. Lieu, salle de théâtre. Quatre personnes, quatre écrivains : Orson, Peter, Lars et Michaël, tous âgés d’une soixantaine d’années voire plus. Tous quatre ont été soigneusement sélectionnés par Rebecca, la responsable de l’agence, comme candidats à l’adoption. « C’est tranquille, un écrivain. Ça ne prend pas beaucoup de place. Un peintre, un danseur, un musicien… Mais un écrivain… De l’affection, un bureau, le gîte, le couvert… ». Le couple des futurs parents est invisible, silencieux ; on les imagine au sein de la salle, parmi les spectateurs. Ils sont présents, sans l’être. Rebecca, pour seul écho de sa présence, sa voix «off» qui glisse sur une bande passante. Une seule question : lequel d’entre eux sera retenu par le couple de parents au terme de la pièce ?


Sur arrière-fond de confrontation, les candidats, tour à tour, se présentent, mettant en exergue les mérites propres à emporter le suffrage de leurs futurs parents :

Midi à l'ombre des rivières, Eric Masserey

Ecrit par Valérie Debieux , le Samedi, 03 Mars 2012. , dans Théâtre, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Campiche

Midi à l'ombre des rivières. CamPoche 2011. 96 p. 7,90 € . Ecrivain(s): Eric Masserey Edition: Campiche

Cinq monologues. Autour de la vie, de la solitude, de la mémoire, de l’oubli, de la culpabilité, de la maladie, de l’amour et de la mort. Eric Masserey écrit, tout en finesse et en nuances, cinq histoires différentes reliées par le même fil du temps, à midi où le chant de la rivière s’écoule dans l’âme. « Dans les monologues, les personnages sont exposés à la lumière vive d’un événement personnel qui a transformé durablement leur existence. Sans réponse à la question : « Pourquoi cela est-il arrivé ? », ils scrutent les enchaînements de circonstances qui les ont menés jusque là. »


Premier monologue – « L’Oubli »


Une femme atteinte de prosopagnosie entre en scène. Elle vit dans l’incapacité de reconnaître quelque visage que ce soit à raison de sa maladie et elle prend le spectateur à témoin, photographie leurs visages, en vain :