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La Une CED

Faulkner encore et toujours … (par Léon-Marc Levy)

Ecrit par Léon-Marc Levy , le Mercredi, 18 Février 2026. , dans La Une CED, Les Chroniques

 

 

William Faulkner est le plus grand romancier de tous les temps. Cela, sous ma plume, n'est pas une opinion, pas même une assertion, encore moins une proposition, c'est un axiome - il ne se discute pas, ne se démontre pas, ne s'explique pas. Il s'applique en source de tout regard sur la littérature.

Je veux ici vous dire combien ce méta-romancier, qui a porté le genre jusqu'aux limites du possible - ou de l'impossible - était capable de glisser dans un ouvrage une plaisanterie de potache à l'adresse du « pôv » lecteur. J'ai commencé hier la lecture du seul Faulkner que je n'ai jamais lu, Descends, Moïse (Go Down, Moses). L'incipit est à mourir de rire (quand on connaît Faulkner) ou à décourager totalement de la lecture du livre (quand on ne le connaît pas). Je prends le temps de vous le retranscrire ici :

Chemins de liberté. L'année poétique : 121 poètes d'aujourd'hui. Anthologie réunie et présentée par Jean-Yves Reuzeau (par Marc Wetzel)

Ecrit par Marc Wetzel , le Mercredi, 18 Février 2026. , dans La Une CED, Les Livres, Les Chroniques, Poésie

Chemins de liberté. L'année poétique : 121 poètes d'aujourd'hui. Anthologie réunie et présentée par Jean-Yves Reuzeau. Editions Seghers (Printemps des poètes), 400 pages, janvier 2026, 20€

 

"... Droit devant, comme un mur noir,

les hordes de miliciens,

à une bonne distance pour toute exécution.

(On dit dans nos casernes que

les miliciens sont proches du peuple,

seul le bouclier les sépare.)

Les tanks TR 580 ne sont pas encore arrivés.

Griffes 28 (par Alain Faurieux)

Ecrit par Alain Faurieux , le Mardi, 17 Février 2026. , dans La Une CED, Les Livres, Les Chroniques

 

Le Crépuscule des Hommes, Alfred de Montesquiou. 2025, Robert Laffont. 384p. 22€

Pas un mauvais livre. Très documenté, visiblement. Prix Renaudot Essai 2025. Alors que lui reprocher ? Qu’il vienne de nulle part et n’aille nulle part. L’auteur choisit quelques reporters ou photographes, nous les suivrons de leur arrivée à Nuremberg jusqu’à l’après-jugement. Après les procès, après les condamnations (et les acquittements), après les exécutions. Très chronologiquement nous partageons le quotidien, les amitiés, les coucheries, les alliances et trahisons. Nous assistons aux jeux politiques des alliés, voyons passer quelques personnages célèbres, leurs femmes ou leurs maîtresses… le lecteur a même droit à quelques coups d’œil sur les accusés. Bien moins importants sans doute que tout ce petit monde. Et c’est là que j’ai décroché : quel est en fait l’objectif de ce livre ? Son public ? Qui s’est intéressé à Nuremberg (car c’est de ces procès là que nos journalistes vont rendre compte) n’apprendra pas grand-chose. Qui en ignore la plus grande partie…n’apprendra rien.

La vie du cri -vie et cri, cri et vie, écriture du cri- Alain Marc (par Murielle Compère-Demarcy)

Ecrit par MCDEM (Murielle Compère-Demarcy) , le Mardi, 17 Février 2026. , dans La Une CED, Les Livres, Les Chroniques

La vie du cri -vie et cri, cri et vie, écriture du cri- Alain MARC Éditions Unicité [274 p.] - 20 €

 

Dans La vie du cri, Alain Marc poursuit une exploration radicale de l’écriture comme geste vital, exposé et conflictuel. Refusant toute conception pacifiée de la littérature, il interroge le cri comme force originaire : non un thème, mais un rythme, une poussée, une expérience-limite engageant le corps, le langage et le sens de l’existence. L’ouvrage ne propose pas une théorie du cri, mais une épreuve de l’écriture confrontée à ce qui la traverse et la déborde.

L’écriture d’Alain Marc ne prend sens que dans une continuité : de livre en livre, de fragment en fragment. La vie du cri ne saurait être lue comme une totalité close sans risquer de figer le geste même qui la fonde. Ce geste relève d’une poursuite : écrire n’est pas atteindre, mais reprendre. Le cri y surgit au point de faille d’où sourd l’expression, éveillant la chair du langage autant que la chair humaine, selon la formule de Valère Novarina. Il est rythme — force qui prend à la gorge et impose à l’écriture sa cadence.

Deux seconds romans (par Gilles Cervera)

Ecrit par Gilles Cervera , le Lundi, 16 Février 2026. , dans La Une CED, Les Livres, Les Chroniques

 

Fatima Daas, Jouer le jeu, Editions de l’olivier, 190pp 20 €

Denis Infante, Ce que nous sommes à la fin, des enfants sauvages, éd Tristram, 176 pp 19€


Après un premier livre qui a surpris, tellement plu, bien-sûr qu’il faut un second livre pour confirmer la littérature naissante et ouvrir à l’œuvre.

Et oui, bien sûr que c’est dur !

On est sûr que le beau livre La petite dernière de Fatima Daas était un grand premier livre, surprenant, scandé par l’anaphore de tête de chapitre Je m’appelle Fatima. Ce premier roman est même devenu à toute vitesse une œuvre de cinéma, titre éponyme et bel opus ne faisant pas doublon

Alors nous avons lu son second livre avec intérêt, beaucoup d’appétit. Mais. Mais c’est un second livre !