Le Maître caché, par Jean-Michel Mathonière (présentation de Philippe Chauché)
Jean-Michel Mathonière est un spécialiste des « compagnons passants tailleurs de pierre ». Il fait partie de la société savante avignonnaise l’Académie de Vaucluse. Il est un modeste éditeur, où il publie de petits livres dans sa collection baptisée « Les Carnets de Bourbonnais l’Ami des Arts » (Aux Arts et Sciences réunis : les compagnons et le Trait / À propos du Tarot), et auteur notamment de « Règle des cinq ordres de l’architecture de Vignole », fac-similé de l’édition française de 1632 (Editions Dervy), « Le Tarot des tailleurs de pierre », en collaboration avec Hugues Gartner (Editions Guy Trédaniel). Nous reprenons un texte publié dans le numéro 227 du Magazine Littéraire (février 1986).
Il nous explique l’histoire de ce texte.
Jean-Michel Mathonière : « C’est pour répondre à une demande d’Hubert Juin qui réalisait un dossier « La France fin de siècle » pour le Magazine Littéraire. Je rencontrais fréquemment Hubert Juin, car je travaillais dans une librairie de livres d’occasion de son quartier (Beaubourg), « La Vouivre » au 11 de la rue Saint-Martin. J’avais déjà participé à une de ses émissions radiophoniques, « Une vie, une œuvre » consacrée à William Butler Yeats. Comme je venais de publier mon premier livre « L’Arcane des arcanes du Tarot » (Editions Trédaniel), j’ai proposé d’évoquer cet aspect non pas au travers d’un article d’histoire littéraire classique, ce qui n’était pas ma formation, ni mon approche, mais grâce à une nouvelle tramée sur les arcanes majeurs du tarot – un clin d’œil à Italo Calvino et à son « Château des destins croisés ». La nouvelle avait reçu un très bon accueil et j’avais été sollicité pour continuer dans cette veine, mais au moment de la parution, je venais de quitter Paris et j’étais brièvement revenu en partie à mon premier métier, celui de collaborateur d’architecte pour la construction d’un centre de santé à Dieulefit dans la Drôme. Et puis mes recherches autour de la genèse de l’iconographie des tarots et, surtout, l’histoire des compagnonnages commençaient à prendre de l’ampleur. »
Philippe Chauché
Le Maître caché, par Jean-Michel Mathonière
Essai de restitution d’un ouvrage occultiste ayant exercé une influence prépondérante sur la littérature fin de siècle.
Parodiant André Malraux selon une pure prémonition, un écrivain du XVIIIe siècle, dont le nom nous est absolument inconnu, aurait inscrit en élégante typographie dans un petit in-12 carré, dont ni la Bibliothèque Royale puis Nationale, et entre temps Impériale, ni les réserves les plus secrètes de la Bibliothèque Vaticane ne conservent trace dans leurs fichiers les plus anciens que recouvre la vénérable poussière des particules de papier gratté, la pensée prophétique suivante, que l’on ne saurait se dispenser de citer intégralement en tête de toute étude portant sur la littérature du siècle dernier : « Le XIXe siècle sera occultiste ou ne sera pas ! »
Qui remontera de la pénombre des caves d’un libraire parisien – de ces caves profondes où sommeille l’antique serpente – le précieux volume petit in-12 carré, bien complet de ces six cent soixante-six pages et trente-six gravures, selon la description quelque peu erronée qu’en donne le célèbre bibliophile Jacob – lequel en ignorait également le titre exact et l’auteur, ne connaissant, ainsi qu’il l’avoue, le volume que par ouï-dire –, restituant ainsi à la face des peuples le génie méconnu auquel il faudrait alors, et sans plus tarder, ériger un imposant monument devant la coupole académique ? Où est-il cet homme assez brave pour affronter, tel un nouveau saint Martin, l’hermétique et scrofuleux dragon, et déchirer du glaive acéré de sa parole le voile qui nous scelle ce mystère ? S’il entend notre invocation, par-delà les abîmes kabbalistiques, qu’il se manifeste aussitôt ! Car nous ne saurions faire la totale lumière sur le XIXe sans sa précieuse contribution bibliographique.
Mais quelle est donc l’idée générale du texte perdu ou égaré qui nous préoccupe tant ? Les informations éparses, que nous avons soigneusement glanées de toutes parts, s’accordent à laisser croire qu’il s’agit du récit des tribulations d’un savant fou, contemporain à l’auteur anonyme, lequel savant fou s’est égaré dans les limbes du temps cyclique pour réapparaître sur le plan psycho-physique qui est le nôtre vers la fin du siècle dernier. Il émerge au cœur de Paris, au sommet de la tour Saint Jacques de la Boucherie. L’auteur désigne son personnage par le pseudonyme de Nicolas Flamel, allusion évidente au célèbre alchimiste.
Outre les informations inédites que nous évoquons plus loin, de longues et fastidieuses recherches dans les œuvres contemporaines ou postérieures à l’édition supposée de ce texte (1717 selon Brunet), et où sont cités quelques passages de celui-ci, nous ont permis de reconstituer à peu près la table des matières. Le lecteur saisira l’immense intérêt de cette tâche, puisque sont abordées ici la plupart des idées chères à la littérature quelque peu fantastique du siècle passé.
L’ouvrage semble avoir été divisé en vingt et un ou vingt-deux chapitres. Il existe une profonde divergence parmi les universitaires à ce sujet : le vingt-deuxième chapitre est-il réellement un chapitre à part entière ? ou bien est-il une postface ou un épilogue ? Certains évoquent la possibilité d’une simple préface ou de prolégomènes. Cette imprécision a poussé divers auteurs à considérer que le vingt et unième chapitre est en réalité le vingt-deuxième, et vice-versa. Nous trancherons le débat sur la foi d’un manuscrit inédit conservé par la bibliothèque privée d’un ordre religieux célèbre, dont nous devons provisoirement taire le nom, ainsi que cela nous a été demandé par un initié de haut rang – Supérieur Inconnu ou Rose + Croix, nous ne savons. Ce manuscrit porte sur divers sujets étranges, dont ceux du récit en question. Selon cette source, l’ouvrage, dont le texte reste cependant inconnu, porte comme sous-titre « Feuillets hermétiques » et compte, très exactement, vingt et un chapitres à peu près égaux, précédés de prolégomènes et clos par un épilogue, c’est-à-dire deux parties dont la réunion factice est à l’origine de la rumeur d’un vingt-deuxième chapitre. Le nombre de pages est bien de six cent soixante-six, mais le bibliophile Jacob commet une erreur (ce qui est assez rare) lorsqu’il énumère trente-six gravures seulement : celles-ci sont au nombre de cinquante-six, sans compter les bandeaux gravés en tête de chacun des chapitres, ainsi que les culs-de-lampes. Il nous a été permis d’observer la reproduction de quelques-unes de ces gravures, dont la nature symbolique ne fait aucun doute, et nous avons l’intime conviction qu’il s’agit là du chaînon manquant entre la tapisserie de Bayeux et la bande dessinée contemporaine. Le souffle presque magique de ces images pourrait même les faire qualifier, sans trop d’emphase, de « dessins animés » archaïques.
Mais ne laissons pas languir davantage le lecteur. Voici la table des matières de l’ouvrage perdu, ou simplement égaré dans les caves d’un libraire telle que nous l’avons laborieusement reconstituée. Il subsiste encore quelques lacunes, que nous espérons combler au fur et à mesure de nos recherches.
Selon le procédé stylistique alors en usage dans certains sujets, l’auteur inconnu fait suivre l’intitulé des chapitres de la liste non exhaustive des matières qu’il aborde au fil de la plume.
Chapitre 1 : Le bateleur de Coincy ; où il est traité de la Haute Magie, de l’Alchimie spéculative, des origines du théâtre, des tables tournantes, des tables tripodes, des tables mosaïques, de l’alphabet hébraïque, etc.
Chapitre 2 : Isis ; où il est traité de la légende de la Papesse Jeanne, des mystères d’Égypte, des livres hermétiques et hiéroglyphiques, de Pythagore, des Sphinx et des Sphinges et de leurs secrets, des Ogres et des Ogresses.
Chapitre 3 : Notre-Dame ; où l’auteur décrit l’église cathédrale de la cité de Paris telle qu’elle sera restaurée au XIXe siècle, et où il est traité aussi du mystère de l’incarnation, de la science héraldique de la Chevalerie, etc.
Chapitre 4 : L’Empereur ; où l’auteur raconte qu’à la suite d’une révolution le Roi de France est remplacé par un Empereur, puis par une « chose commune » ; au cours de ce chapitre il sera question du conflit entre pouvoir royal et pouvoir impérial et du pouvoir temporel en général, de la sphère, du cube, de l’orthogonalité, de la manière de bien s’asseoir en public et en privé, du Trait de Jupiter, du Trait Carré, etc.
Chapitre 5 : Bacchus ; où il est traité de l’autorité spirituelle, des mystères de Mithra et de Dionysos, de l’arbre séphirotique, de la pomme, de la construction des ponts et des temples, du royaume de Quinte, de la Chiromancie.
Chapitre 6 : Vénus ; où il est traité des mystères de l’amour, de la théorie platonicienne de l’âme-sœur, du tir à l’arc, du vice et de la vertu, de la cupidité en particulier, de Tristan et Yseult(s).
Chapitre 7 : Via ; où l’auteur rapporte un curieux voyage nocturne et disserte sur l’origine du calendrier, la création du monde, la génération des métaux, de l’efficacité des roues circulaires comparées à celle des roues quadrangulaires, de la toiture des demeures et de Basile Valentin.
Chapitre 8 : De la science de la balance ; où il est traité de la philosophie persane, de la justice humaine, des persécutions, de l’affutage des épées, de la manière de couper une poire en deux parties égales ou inégales, des fléaux les plus divers.
Chapitre 9 : Hermès ; où il est traité des fautes d’orthographe, de la vie monacale et érémitique, de la circoncision, de la fabrication des sabliers et du calcul du temps lorsque par inadvertance il s’écoule, de comment on confond facilement sa vessie avec une lanterne, etc.
Chapitre 10 : De Astrologia ; où il est essentiellement traité de la crédulité et de l’ambition, de la génération mécanique du feu, des accidents et de la circulation hippomobile, de la course des planètes, des théories de Fontenelle sur la pluralité des mondes habités, de l’influence des astres sur la destinée, du volume laissé par un philosophe chinois sur le moyeu de la roue.
Chapitre 11 : Hercule Sforza ; où l’histoire secrète nous apprend quelle était la vie et l’œuvre de ce fils naturel du Duc de Milan, et l’influence qu’il exerça, à son insu, sur la diffusion des cartes à jouer ; il est également question du tannage des peaux de lion, de l’étymologie du mot « matraque », de la restauration des colonnes brisées par négligence ou par colère, etc.
Chapitre 12 : Le monde à l’envers ; où il est décrit comment un habitant des antipodes perçoit notre monde, lequel habitant nous révèle de précieux secrets concernant la fabrication des cordages, le mouvement spirale, la raison pour laquelle l’homme tire avantage de marcher sur deux pieds plutôt que sur un seul, etc.
Le chapitre 13 n’est cité dans aucun texte. Le titre en est également inconnu ; seul Gérard de Nerval pense qu’il s’agit de Thanatos.
Chapitre 14 : Ars oppositorum ; où il est traité de la fabrication de l’eau-de-vie, de la conjonction du sec et de l’humide, de la lutte du pot de terre et du pot de fer, du sexe des anges, et des arcanes du Tarot.
Chapitre 15 : Phosphore et cernunnos ; où il est traité des mystères celtiques, des Druides, du Graal et de la corne d’abondance, de la corne des cocus et du nid des coucous, des entrelacs, de l’invocation magique des esprits malfaisants et bienfaisants, des Brahmanes et des doctrines secrètes de l’Orient, de l’ammoniaque, et enfin du magnétisme animal selon les théories de M. Messmer.
Chapitre 16 : La tour foudroyée ; où il est traité de l’Ordre du Temple et de ses doctrines ésotériques, du Vieux de la Montagne, des éruptions volcaniques, de la Franc-Maçonnerie, de la vivification du Mercure Universel, des dangers de l’altitude et du phénomène nommé vertige.
Chapitre 17 : Fons vitæ ; où il est question du culte des sources, des nymphes et des sylphides, du comte de Gabalis, des Rose + Croix, de la science des nombres, du marc de café et de la cristallomancie, des polygones réguliers, étoilés ou non, des Rois Mages et des doctrines de Zoroastre, de la science infuse des bâtisseurs de cathédrales, etc.
Chapitre 18 : Le crépuscule ; où à propos d’un poème en vers dodécasyllabiques de sa composition, 1’auteur traite de la cuisson des crustacés, des chiens qui aboient à la lune, de Cyrano de Bergerac, de la rosée, de la roseur, et enfin de l’antimoine.
Chapitre 19 : Sol niger ; où il est traité scientifiquement de la succession des ténèbres et de la lumière, de la porte ouverte au palais fermé du Roi, du culte d’Apollon et des mystères d’Eleusis, de l’échelle de Jacob et du mariage de Joseph.
Chapitre 20 : Le suprême conseil ; où l’auteur disserte longuement au sujet de la Justice divine comparée à la justice humaine, de leurs délais respectifs, et raconte une soirée passée à Saint-Petersbourg, durant laquelle la conversation porta sur la longueur du mètre, l’Apocalypse selon saint Jean, l’enfant hermaphrodite du soleil et de la lune, le tombeau de Christian Rosenkreutz, et la signification du crapaud dans l’héraldique royale de France.
Chapitre 21 : Révélation ; où il est traité du règne éternel, de la vision d’Ezechiel, de l’art de la danse, et de la théorie de la gravitation universelle exposée par Monsieur Isaac Newton.
Quant à l’intérêt essentiel de cette table des matières, il est évident que figurent ici presque toutes les chimères auxquelles se sont intéressés les littérateurs de la fin du siècle passé. Intuition géniale de notre auteur mystérieux ? Texte prophétique ? Il n’est actuellement pas possible d’en juger, faute de vérifier de quelle manière sont développées les matières annoncées. Les citations et références diverses sur lesquelles nous nous sommes appuyés sont trop peu substantielles pour une telle recherche. Mais qu’il nous soit permis de révéler ici, sans pour autant trahir le secret qui nous a été confié, 1’existence d’une société très secrète au sein de laquelle se sont transmis de nombreux éléments de cet ouvrage rarissime. De par l’influence qu’elle a exercée, tant sur la littérature que sur l’art, cette société mérite l’attention toute particulière des historiens du XIXe siècle. À la fin de celui-ci, et jusqu’au début du XXe, se sont publiquement manifestées plusieurs sociétés destinées à marquer aux profanes 1’existence de la première, seule authentiquement dépositaire des enseignements du prophète inconnu, sociétés dont les noms et les buts avouaient l’intérêt qu’elles portaient aux sciences maudites et occultes. Parmi ces fraternités hermétiques, il faut tout spécialement citer l’Ordre de la Rose + Croix Kabbalistique, dirigé par un Suprême. Conseil composé de six membres publiquement connus et de six membres inconnus. En réalité, ces six derniers n’en formaient qu’un seul : le héros du roman extraordinaire, le savant fou, Nicolas Flamel en personne. D’après des sources invérifiables, et par conséquent douteuses, ce pseudonyme grossier aurait dissimulé un personnage plus connu sous le nom de Fulcanelli – autre pseudonyme – le célèbre auteur du Mystère des Cathédrales et des Demeures Philosophales, ouvrages publiés vers les années 1930, et où sont exposées les règles essentielles du Grand-Œuvre alchimique. D’autres rumeurs, également douteuses, affirment que Gustav Meyrink aurait rencontré ce personnage à Prague et qu’il s’en serait inspiré pour écrire la totalité de son œuvre fantastique, dont Le visage vert et Le Golem. Nous passerons sous silence d’autres hypothèses abracadabrantes : Nostradamus réincarné, le Comte de Saint Germain, le Juif Errant, Jacques de Molay, etc.
Ces diverses sociétés plus ou moins secrètes, manipulées dans l’ombre par ce personnage insaisissable, dont on ne sait décidément s’il existe en réalité ou seulement en fiction, tenaient souvent leurs assemblées dans les arrière-boutiques de deux librairies parisiennes : la librairie du Merveilleux, sise en la rue de Trévise et la librairie de l’Art Indépendant, sise en la rue de la Chaussée d’Antin. Là, dans la pénombre crépusculaire et l’atmosphère saturée d’effluves occultes, s’érigeait l’index énigmatique du maître caché, index d’où rayonnaient, selon l’expression de Victor-Émile Michelet, les idées antiques et rénovées. L’influence toute magique de cette présence se ressent dans les œuvres de la foule des esprits distingués fréquentant alors ce genre de lieux, ou les connaissant de réputation, ou encore par l’intermédiaire d’émissaires secrets : Balzac, Théodore de Banville, Barbey d’Aurevilly, Maurice Barrès, Charles Baudelaire, Sarah Bernhardt, Élémir Bourges, André Chénier, Corot, Claude Debussy, Degas, Drumont, Alexandre Dumas fils, Gustave Flaubert, Anatole France, César Franck, Gauguin, Rémy de Gourmont, Arsène de la Houssaye, Joris-Karl Huysmans, Pierre Louÿs, Stéphane Mallarmé, Louis Ménard, Catulle Mendès, Gustave Moreau, Péladan et tant d’autres encore.
Chacun peut lui-même constater, à la lecture, à l’audition ou à la contemplation des œuvres des personnes citées ci-dessus, que la réalité et l’importance de cette influence mystérieuse de l’occulte est incontestable. Que le personnage mis en scène par un auteur inconnu du XVIIIe siècle dans un ouvrage perdu ou tout simplement égaré, que ce personnage ayant commis autant d’ingérences dans la vie artistique et intellectuelle (si ce n’est politique) des dernières décennies du siècle passé, que ce personnage mythique soit réel ou non, voilà qui est digne de recherches scientifiques plus poussées. Dans le cas où il serait réel, c’est-à-dire dans le cas où notre auteur inconnu se serait servi des informations authentiques d’un individu qu’il aurait véritablement rencontré, à moins que cet individu soit l’auteur lui-même, ce serait alors démontrer la possibilité d’un voyage dans le temps et la vérité des sciences occultes. Seule la résurgence d’un exemplaire complet du texte peut nous permettre de mener à bien cette quête.
Il me faut citer, parmi les maîtres de l’ordre secret dont nous venons de révéler l’existence, ou plus souvent des Ordres secondaires le dissimulant, maîtres contemporains ou antérieurs aux faits décrits ici, qui, pour la plupart, ont produit d’inappréciables traités dont s’est nourrie l’inspiration des grands esprits précédemment cités, il nous faut donc citer les noms de Jacob Bœhme, Bulwer-Lytton, Cagliostro, le Comte de Saint Germain, Cazotte, Robert Fludd, Fabre d’Olivet, Fontenelle, etc.
Enfin, s’il est nécessaire de définir ce qu’est l’occultisme, cela à l’usage de nos lecteurs profanes en la matière, citons une phrase de Mallarmé extraite d’un billet adressé à Victor-Émile Michelet : « L’occultisme est le commentaire des signes purs, à quoi obéit toute littérature, jet immédiat de l’esprit. »
• Les lecteurs désireux de mieux connaître l’influence occulte vers la fin du XIXe siècle et le début du XXe, peuvent se reporter à l’étude de Victor-Émile Michelet intitulée Les Compagnons de la Hiérophanie - Souvenirs du mouvement hermétiste à la fin du XIXe siècle, éditions Dorbon-Ainé, Paris, 1937.
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