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Cette semaine

Voyage léger, Naomi Mitchison (par Didier Smal)

Ecrit par Didier Smal , le Lundi, 17 Août 2026. , dans Cette semaine, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Roman

Voyage léger, Naomi Mitchison, traduit de l’anglais par (Écosse) par Maxime Le Dain, illustrations de Caroline Leibel, Callidor, « L’Âge d’or de la fantasy », mars 2026, 272 pages, 20 €

 

Une fois n’est pas coutume, occupons-nous du plumage avant le ramage et célébrons un nom qui apparaît dans les crédits du présent ouvrage : Cyril Terrier. C’est en effet ce monsieur qui est responsable du design graphique de couverture de Voyage léger, et son travail est admirable. À l’heure où le monde de l’édition se demande s’il n’est pas en train de vivre ses dernières heures, aux Éditions Callidor, on a décidé de rendre à l’objet livre toute sa grandeur, toute son élégance : couverture en fort carton avec un léger relief pour tout ce qui est doré, impression sur du papier qui, à mon avis, doit être du quatre-vingts grammes, mais avec un grain particulier, dans une police spécifique plus qu’agréable à la lecture, et, last but not least, décoration des tranches : de magnifiques dragons stylisés en orangé pour la supérieure et la latérale, la phrase qui donne son titre au roman pour l’inférieure. L’amie libraire à qui je l’avais commandé a été émerveillée en le recevant (je la soupçonne d’en avoir commandé depuis d’autres exemplaires…), et une jeune amie, à la fois graphiste et dyslexique, m’a déjà demandé de le lui prêter avec dans ses yeux bleus un éclat d’enfance que je lui connais bien.

Griffes 33 (Alain Faurieux)

Ecrit par Alain Faurieux , le Lundi, 17 Août 2026. , dans Cette semaine, Les Chroniques, La Une CED

 

Je suis drôle. David Foenkinos. Gallimard, Coll. Blanche. 2026. 192p. 20€

David Foenkinos. Auteur connu. Reconnu. Un petit livre de plus. Court, vite lu. Vite oublié sans doute. Doit ressembler aux autres Foenkinos que j’ai dû lire. Oubliés déjà. C’est agréable. Agréable cette sensation de flottement.  Aucun effort pour le lire. Écrit sans efforts. Un survol sans moteur d’un paysage sans relief. Une balade digestive en forme de sieste. Bienvenue au pays des somnambules. Le Pitch ? Un jeune homme beau et triste se veut drôle. Et vouloir c’est pouvoir. Le volume se termine par le titre. C’est fort, c’est beau. La patte de David est sans doute de voir tout cela de très loin, très vite. Comme si le livre allait commencer ensuite. Mais non, c’est fini. Le style est limpide : des phrases courtes, des propositions courtes. Le lexique est simple, de tous les jours sans être familier.  Du second degré, ou peut-être pas. Peut-être que tous les clins d’œil de David, les piques à sa propre écriture n’en sont pas ; peut-être l’ironie n’est-elle que du cliché…tout est tellement superficiel. Soigneusement, lourdement léger. Presque une grosse nouvelle, sans la précision, ou la chute. Foenkinos délaye au lieu de sabrer, on va très vite mais ça prend du temps. Foenkinos est un maître des paradoxes. Pondre un opuscule par an. Ne rien écrire.