Une fois n’est pas coutume, occupons-nous du plumage avant le ramage et célébrons un nom qui apparaît dans les crédits du présent ouvrage : Cyril Terrier. C’est en effet ce monsieur qui est responsable du design graphique de couverture de Voyage léger, et son travail est admirable. À l’heure où le monde de l’édition se demande s’il n’est pas en train de vivre ses dernières heures, aux Éditions Callidor, on a décidé de rendre à l’objet livre toute sa grandeur, toute son élégance : couverture en fort carton avec un léger relief pour tout ce qui est doré, impression sur du papier qui, à mon avis, doit être du quatre-vingts grammes, mais avec un grain particulier, dans une police spécifique plus qu’agréable à la lecture, et, last but not least, décoration des tranches : de magnifiques dragons stylisés en orangé pour la supérieure et la latérale, la phrase qui donne son titre au roman pour l’inférieure. L’amie libraire à qui je l’avais commandé a été émerveillée en le recevant (je la soupçonne d’en avoir commandé depuis d’autres exemplaires…), et une jeune amie, à la fois graphiste et dyslexique, m’a déjà demandé de le lui prêter avec dans ses yeux bleus un éclat d’enfance que je lui connais bien.