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Le Plouf, Guillaume Olive et He Zhihong

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Mercredi, 28 Octobre 2015. , dans La Une Livres, Les Livres, Critiques, Jeunesse

Le Plouf, Les éditions des éléphants, septembre 2015, 32 pages, 14 € . Ecrivain(s): Guillaume Olive et He Zhihong

 

Un titre réjouissant qui fait monter le sourire jusqu’aux oreilles, un petit format plaisant à manipuler et une première de couverture intrigante : mais que font tous ces animaux, cavalant en ribambelle ? de quoi ont-ils donc si peur ? Cela doit être impressionnant pour faire fuir l’ours et même le lion ou la panthère !

L’entrée en matière a de quoi capter les plus frileux et amène d’emblée le suspense. Avec Le Plouf, les lecteurs retrouveront avec plaisir la forme du conte en chaîne ou de randonnée où se répètent avec d’infimes variations structures et phrases-refrains rapprochant cette écriture de la chanson et se prêtant du coup magnifiquement au passage à l’oral.

Mais revenons-en à nos animaux en déroute… Tout débute un matin comme tous les autres, « le lapin flânait sur les berges de la rivière, lorsque, tout à coup, un énorme bruit retentit : Plouf ! Terrifié, il détale sans demander son reste en hurlant : Au secours, voilà le Plouf ! ». Dans sa course, le lapin va croiser un renard qu’il va effrayer à son tour, puis le singe, le zèbre, l’éléphant… Chacun répète ce qu’il a entendu propageant la nouvelle. Bientôt, c’est toute une troupe d’animaux apeurés qui se ruent dans la forêt.

Premier matin, Fleur Oury

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Lundi, 19 Octobre 2015. , dans La Une Livres, Les Livres, Critiques, Jeunesse, Les Fourmis Rouges

Premier matin, août 2015, 40 pages, 14 € . Ecrivain(s): Fleur Oury Edition: Les Fourmis Rouges

 

Premier matin. Première rentrée. Premiers préparatifs et premier trajet, en passe de devenir un rituel quotidien, mais qui font figure en ce jour de changement radical, de véritable révolution d’une jeune vie jusqu’alors bien réglée. On se cache sous sa couche, on refuse de se lever. « Je ne veux pas aller à la rentrée des classes ». Les questions se multiplient, les peurs s’expriment timidement sur le chemin de l’école. Mais Grand(e) Ours(e) veille et accompagne Petit Ours dans cette grande journée de découverte.

Fleur Oury aborde avec beaucoup de délicatesse cette thématique de la première rentrée. Tout dans son univers respire le respect et l’affection profonde des êtres les uns pour les autres, la capacité des plus âgés à guider les plus jeunes dans leurs temps d’initiation. Le rappel essentiel intervient : « C’est normal d’avoir peur » ! Et de ne pas se douter que derrière la peur, se cachent des surprises, des nouveautés, la possibilité d’apprendre aussi vaste que le ciel, et avec elle, celle de grandir.

D’Images et de bulles (19) Chaperon rouge, Zezelj

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Vendredi, 16 Octobre 2015. , dans Chroniques régulières, La Une CED, Les Chroniques

Chaperon rouge, Zezelj, Editions Mosquito juillet 2015, 54 P; 13 €

 

« Une petite fille avec un panier et un bonnet rouge…

Au fond des bois un grand loup noir… »

Ces deux phrases sur la quatrième de couverture de l’album résonnent dans notre imaginaire, comme familières. Et l’on reconnaît mis côte à côte les deux principaux protagonistes de la fable, comme les deux parties d’un même être…

À partir de cette trame bien connue et qui ne saurait lasser lorsque sa réécriture est faite avec talent, Zezelj propose au lecteur une plongée dans son singulier univers brut et une revisitation aussi belle qu’inquiétante du conte légendaire. Graphisme à la serpe, sombre déferlement d’une nature non policée, émotions à vif, absence de texte et refus du rouge. Pas de concessions, pas d’édulcoration du conte. Seule, dans sa vérité nue, l’image s’impose au lecteur sans échappatoire.

Là où tombent les anges, Charlotte Bousquet

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Jeudi, 24 Septembre 2015. , dans La Une Livres, La rentrée littéraire, Les Livres, Critiques, Jeunesse, Gulf Stream Editeur

Là où tombent les anges, septembre 2015, 395 pages, 17 € . Ecrivain(s): Charlotte Bousquet Edition: Gulf Stream Editeur

 

Charlotte Bousquet nous a habitués à des romans puisant dans des univers de science-fiction ou flirtant avec le fantastique, à des intrigues historiques pleines de rebondissements. Elle démontre ici que, si elle excelle à recréer une ambiance particulière et une époque, elle maîtrise l’art de développer un personnage, de faire jouer toutes les cordes de sa personnalité, d’en explorer toutes les finesses.

Ainsi, dans Là où tombent les anges, nous fait-elle suivre l’évolution de la jeune Solange venue à Paris changer de vie, et autour d’elle de plusieurs de ses amies aux caractères presque opposés : Lili l’aventurière, et Clémence l’ouvrière amoureuse. Dans la capitale de la Belle Époque, puis pendant la Première Guerre Mondiale, on lit Colette et Conan Doyle, on se précipite au cinéma suivre les aventures de Fantômas. On croise Marcel Proust ou Natalie Clifford Barney. Mais surtout ces femmes et bien d’autres à leurs côtés, vont essayer de réaliser leurs rêves, de jouer de leurs atouts et de faire émerger leurs dons pour survivre et vivre enfin leurs vies, en femmes libres de leurs choix.

Où es-tu Léopold ? tome 3 : Micmac à la ferme, Michel-Yves Schmitt, Vincent Caut

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Mardi, 15 Septembre 2015. , dans La Une Livres, Les Livres, Critiques, Jeunesse

Où es-tu Léopold ? tome 3 : Micmac à la ferme, La Malle aux Images/La boîte à bulles, juillet 2015, 64 pages, 13,50 € . Ecrivain(s): Michel-Yves Schmitt, Vincent Caut

 

Après avoir découvert et exploré son super pouvoir d’invisibilité, neutralisé la terrible Alice « super casse-pieds », Léopold accompagné de sa sœur Céline partent en vacances chez leurs grands-parents qui possèdent une ferme. Et contrairement à ce que pensent les adultes, pour les enfants, cela ne s’annonce pas comme les vacances idéales.

« C’est le Moyen Âge, ici… » ! Entre les interminables travaux de la ferme, les bruits étranges durant la nuit, une nourriture différente, les enfants déchantent. Mais Léopold se trouve rapidement une mission : sauver tous les animaux de la ferme de leur destin, finir dans une assiette après avoir été massacrés et apprêtés par le boucher du village. Profitant de son pouvoir, il se met à jouer des tours au boucher, puis à tous les commerçants. Une bonne partie de rigolade mais qui tourne au cauchemar car les gendarmes sont aux trousses de celui qui a signé partout ses méfaits « Super Léo », tel Garou Garou dans Le Passe-muraille.