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Articles taggés avec: Bendhif-Syllas Myriam

D’Images et de bulles (13) - Les Tontons Dalton

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Lundi, 08 Décembre 2014. , dans La Une Livres, Critiques, Les Livres, Jeunesse

Les Tontons Dalton, Les Nouvelles Aventures de Lucky Luke d’après Morris, tome 6, Dargaud, octobre 2014, 48 pages, 10,60 €

 

Depuis maintenant prêt de 7 décennies, la série des Lucky Luke parodie avec efficacité et jubilation l’univers du western, devenant une référence et une des plus grandes réussites de la culture populaire. Reprise après la mort de Morris, elle prolonge le plaisir pour le plus grand bonheur de ses fans, petits et grands. Alors, lorsqu’il passe par la tête des scénaristes de faire en plus un clin d’œil au cinéma français, à travers l’un de ses films cultes, Les Tontons flingueurs, on ne peut qu’être intrigué et alléché.

L’entrée en matière permet aux auteurs de rappeler que les frères Dalton ont un cousin méconnu, Emmett, et que ce desperado aujourd’hui troué comme une passoire a eu un fils, nommé Junior. Le gamin se voit confié aux bons soins de ses oncles… bien évidemment dans l’incapacité de le prendre en charge depuis leur pénitencier. Mais la justice étant bien faite, voilà les Dalton en liberté surveillée, à Rupin City, sous l’œil détaché mais aiguisé de Lucky Luke. Le brave cow-boy se voit catapulté baby-sitter d’une famille Dalton agrandie et bientôt rejointe par la célèbre Ma Dalton et son Sweety ; puis confronté, ainsi que toute la bande, à l’hostilité des habitants de la ville et en particulier de ceux qui y ont développé un lucratif commerce…

Bienvenue à Mariposa, Stephen Leacock

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Lundi, 01 Décembre 2014. , dans La Une Livres, Critiques, Les Livres, Canada anglophone, Roman, Wombat

Bienvenue à Mariposa, octobre 2014, traduit de l’anglais (Canada) par Thierry Beauchamp, graphisme, illustration et postface de Seth, 288 pages, 29 € . Ecrivain(s): Stephen Leacock Edition: Wombat

 

Une couverture or, orange, blanche et noire recouvre un volume épais. L’œil est attiré. Elle représente une ville stylisée. Vous voilà au cœur de Mariposa, une ville fictive de l’Ontario, au début du XXe siècle. La main saisit puis ouvre le livre : bienvenue dans l’univers de Stephen Leacok et de ses personnages, citoyens d’une bourgade impayable, touchante et loufoque, à la fois, hors du temps et bien de son temps.

« Par exemple, je suis certain que Billy Rawson, le télégraphiste de Mariposa, aurait facilement pu découvrir le radium. Dans le même ordre d’idées, il suffit de lire les annonces nécrologiques de M. Gingham, l’entrepreneur de pompes funèbres, pour savoir que le poète qui sommeille toujours en lui aurait pu écrire des vers sur la mort beaucoup plus intéressants que ceux de La Thanatopsis de Cullen Bryant, et qu’il aurait choisi un titre moins susceptible de choquer les mœurs des lecteurs. C’est lui-même qui me l’a confié ».

Les Outrepasseurs, tome 2. La Reine des Neiges, Cindy Van Wilder

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Lundi, 24 Novembre 2014. , dans La Une Livres, Critiques, Les Livres, Jeunesse, Gulf Stream Editeur

Les Outrepasseurs, tome 2. La Reine des Neiges, septembre 2014, 368 pages, 18 € . Ecrivain(s): Cindy Van Wilder Edition: Gulf Stream Editeur

Le premier volume, Les Héritiers, avait lancé une trilogie de fantasy originale et prometteuse. La Reine des Neiges confirme cette impression et apporte même une profondeur nouvelle au récit, introduisant un enjeu collectif en parallèle au devenir du personnage principal. Cindy Van Wilder tient en haleine son lecteur, le surprend et le captive définitivement.

Les jeunes Outrepasseurs, après avoir découvert leurs origines et prêté serment à Noble, s’entraînent avec acharnement pour prendre la succession de leurs maisons respectives. Seul Peter souffre de cette allégeance forcée et de ce destin tout tracé : sa rébellion devient effective lorsqu’il est confronté à la face cachée de l’organisation. Dans leur guerre ancestrale contre les Fés, les Outrepasseurs vainqueurs sont devenus les maîtres de leurs anciens adversaires dont ils tirent profit en les vidant de leur magie. Devenus des réservoirs de fluide aux multiples vertus, les puissants dragons, le golem, Morgane ou Obéron, tous les personnages de légende, ne sont plus que des créatures abruties, affaiblies. Peter tourne le dos à tout ce qui le liait à son passé, pour tenter de libérer le peuple de Féerie, mais aussi de libérer les siens de leur joug, devenant la proie de Noble et de ses sbires.

Dark Lord, un démon au collège, Jamie Thomson

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Mercredi, 19 Novembre 2014. , dans La Une Livres, Seuil Jeunesse, Critiques, Les Livres, Iles britanniques, Jeunesse

Dark Lord, un démon au collège, traduit de l’anglais par Yves Sarda, octobre 2014, 304 pages, 13,50 € . Ecrivain(s): Jamie Thomson Edition: Seuil Jeunesse

 

Une chute sans fin, la douleur puis le choc. Une vérité insoutenable qu’il faut affronter.

Non, ce n’est pas lui, ce gamin humain de 13 ans, à la peau lisse et rose, faiblard et sans panache. Non, cette absence de cornes impressionnantes ou de « crocs jaunâtres pour inspirer la crainte et la terreur », ce n’est pas lui. Lui, Dark Lord, « le Seigneur des Ténèbres », « l’Incarnation du Mal », le Seigneur des Terres Obscures et Maître de « la Tour de Fer du Désespoir ». Et pourtant, Dark Lord doit bien se résigner, le voilà incarné dans un corps humain, privé de ses pouvoirs magiques et de ses Légions d’Effroy, au cœur d’un monde qui n’est pas le sien, suite à un sortilège de son pire ennemi, Hasdruban le Pur.

D'images et de bulles (12) - Le verre à moitié vide, Aurélie William Levaux

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Mardi, 18 Novembre 2014. , dans Chroniques régulières, La Une CED, Les Chroniques

 

« Non, ce n’est pas la vraie vie, ce n’est pas la mienne, ça n’y ressemble pas.

La vraie vie, c’est autre chose.

Les femmes, dans la vraie vie, ne sont pas toutes casse-couilles et les hommes ne sont pas tous moustachus ».

Voici l’ouverture d’« un récit qui n’en est pas un ». Une vie qui n’est pas la vraie vie et surtout pas celle de son auteure, Aurélie William Levaux ou AWL. Le quotidien d’une femme, des pensées, des phrases, les répliques du compagnon « en voix off », des enfants, une maison et une nature fantastique et luxuriante. Ce qui fait la vie, pourtant, la vraie, les émotions, les mots, le corps, la sexualité, encore la sexualité.