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Articles taggés avec: Bendhif-Syllas Myriam

Debout-payé, Gauz

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Mercredi, 14 Janvier 2015. , dans La Une Livres, Les Livres, Critiques, Roman

Debout-payé, éd. Le Nouvel Attila, septembre 2014, 172 pages, 17 € . Ecrivain(s): Gauz

 

« Debout-payé », voici la formule qui résume le quotidien d’un vigile. Cette formule est à mettre au compte d’Ossiri, le narrateur de ce récit satirique, largement inspiré par la propre expérience de l’auteur. Un petit traité sur certains des êtres invisibles dont regorge notre société.

« Ceux qui ont une expérience du métier savent ce qui les attend dans les prochains jours : rester debout toute la journée dans un magasin, répéter cet ennuyeux exploit de l’ennui, tous les jours, jusqu’à être payé à la fin du mois. Debout-payé ».

Ossiri nous conte comment il est entré dans cette illustre profession et nous livre de nombreuses perles et anecdotes sur les coulisses du métier sous la forme d’un amusant glossaire. Mais il revient également sur le parcours similaire de son propre père, vivant de son activité de vigile tout en suivant ses études.

Histoire imaginaire sans queue ni tête, Yulia Horst et Daria Rychkova

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Mercredi, 07 Janvier 2015. , dans La Une Livres, Les Livres, Critiques, Actes Sud Junior, Jeunesse

Histoire imaginaire sans queue ni tête, traduit du norvégien par Aude Pasquier, septembre 2014, 40 pages, 16 € . Ecrivain(s): Yulia Horst et Daria Rychkova Edition: Actes Sud Junior

 

Il n’y a aucun mérite à saluer un premier album primé par la Foire internationale de Bologne. Pourtant nous allons ici hurler avec les loups ou plutôt les louveteaux pour parler de cette superbe Histoire imaginaire. Nous voici dans un monde où tout un chacun a non seulement une tête, deux jambes et deux bras, mais une queue. « Mais personne ne s’en rendrait compte. Parce qu’avoir une queue, ce serait aussi normal que d’avoir des bras ou des jambes ». Et la présence de cet appendice caudal réapparu des temps anciens, réminiscence de nos ancêtres de tous poils et à plumes, change grandement la donne.

Que peut-on faire avec cette élégante touffe de poils accrochée à son postérieur ? Ici, nul embarras : la queue fait partie du quotidien et elle a prouvé ses atouts. Côté pratique, question ménage ou look, mais aussi en matière de séduction et de parade amoureuse, la queue n’a pas son pareil pour accompagner chaque situation de la vie ou pour favoriser la réussite dans tel ou tel métier.

Lune et l’Ombre (T.1) Fuir Malco, Charlotte Bousquet

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Jeudi, 18 Décembre 2014. , dans La Une Livres, Les Livres, Critiques, Jeunesse, Roman, Gulf Stream Editeur

Lune et l’Ombre (T.1) Fuir Malco, mai 2014, 256 pages, 13,90 € . Ecrivain(s): Charlotte Bousquet Edition: Gulf Stream Editeur

 

Ce premier tome de la trilogie Lune et l’Ombre emporte littéralement le lecteur dans une course éperdue où se réalise le rêve fou de nombre d’entre nous : entrer dans l’univers d’un tableau. On retrouve bien ici les goûts et le style de Charlotte Bousquet, tissant avec habileté la trame d’un univers où se révèle la magie, où l’on a tout autant envie d’apprendre que de partir à l’aventure, où l’on frissonne d’effroi et de plaisir.

Lune est une jeune fille de 13 ans, passionnée de peinture. Depuis peu, elle subit une affection rare qui la prive de son activité artistique et de tout contact social : elle a perdu la vision des couleurs. Le monde n’est plus qu’une palette grise, terne, vide de sens. Certains pensent que Lune somatise depuis que sa mère s’est mise en couple avec Malco, un écrivain au caractère sombre. Mais Lune sait qu’il n’en est rien. D’ailleurs son mal empire, elle perd également l’odorat mais cela elle ne l’avouera jamais. Finira-t-elle par perdre les cinq sens ?

Wanted dead or alive : Achdé le dessinateur pas solitaire de l’Ouest

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Lundi, 08 Décembre 2014. , dans La Une CED, Entretiens, Les Dossiers

Entretien avec Achdé, samedi 15 novembre 2014, festival Bédéciné d’Illzach.

Morris avait donné naissance, il y a déjà 68 ans de cela, à un célèbre cow-boy se dirigeant vers le soleil couchant sur son fidèle destrier, le bien nommé Jolly Jumper. À sa disparition, Lucky Luke avait troqué sa cigarette contre un brin d’herbe et, avec ses compagnons dessinés, se retrouvait orphelin. Par chance pour ses fans et lecteurs, les éditions Dargaud n’abandonnèrent pas le tireur plus rapide que son ombre et lui proposèrent un père de substitution, un parrain au grand cœur prêt à poursuivre ses aventures, dans le respect de l’univers, des valeurs et des images créés par Morris.

Achdé était arrivé, sans se presser ; et il œuvre depuis douze ans à faire vivre ce petit et grand monde de l’Ouest, empli de références, d’humour, où la tragédie du western qui plane, tels les vautours sarcastiques de la série, n’empêche jamais un gag ou un bon mot, et où l’homme de justice triomphe toujours du crime et des criminels, même des plus comiques. En collaboration avec Laurent Gerra ou Daniel Pennac et Tonino Benacquista, il a publié 5 tomes des Nouvelles Aventures de Lucky Luke. En solo, il a créé la série des Kid Lucky qui compte 2 tomes à l’heure actuelle ; série où les plus jeunes lecteurs découvrent un Luke qui leur ressemble et qui les initie à l’univers de Morris. Créativité et respect de la tradition d’un côté, créativité et sens profond de l’esprit d’enfance de l’autre.

D’Images et de bulles (13) - Les Tontons Dalton

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Lundi, 08 Décembre 2014. , dans La Une Livres, Les Livres, Critiques, Jeunesse

Les Tontons Dalton, Les Nouvelles Aventures de Lucky Luke d’après Morris, tome 6, Dargaud, octobre 2014, 48 pages, 10,60 €

 

Depuis maintenant prêt de 7 décennies, la série des Lucky Luke parodie avec efficacité et jubilation l’univers du western, devenant une référence et une des plus grandes réussites de la culture populaire. Reprise après la mort de Morris, elle prolonge le plaisir pour le plus grand bonheur de ses fans, petits et grands. Alors, lorsqu’il passe par la tête des scénaristes de faire en plus un clin d’œil au cinéma français, à travers l’un de ses films cultes, Les Tontons flingueurs, on ne peut qu’être intrigué et alléché.

L’entrée en matière permet aux auteurs de rappeler que les frères Dalton ont un cousin méconnu, Emmett, et que ce desperado aujourd’hui troué comme une passoire a eu un fils, nommé Junior. Le gamin se voit confié aux bons soins de ses oncles… bien évidemment dans l’incapacité de le prendre en charge depuis leur pénitencier. Mais la justice étant bien faite, voilà les Dalton en liberté surveillée, à Rupin City, sous l’œil détaché mais aiguisé de Lucky Luke. Le brave cow-boy se voit catapulté baby-sitter d’une famille Dalton agrandie et bientôt rejointe par la célèbre Ma Dalton et son Sweety ; puis confronté, ainsi que toute la bande, à l’hostilité des habitants de la ville et en particulier de ceux qui y ont développé un lucratif commerce…