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Le merveilleux Dodu-velu-petit, Beatrice Alemagna

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Mercredi, 04 Mars 2015. , dans La Une Livres, Critiques, Les Livres, Albin Michel, Jeunesse

Le merveilleux Dodu-velu-petit, novembre 2014, 40 pages, 15,90 € . Ecrivain(s): Beatrice Alemagna Edition: Albin Michel

 

Eddie a cinq ans et demi. Une bouille extra et un certain manque d’estime de soi. Elle pense qu’elle ne sait rien faire. Alors lorsqu’elle entend sa sœur dire « anniversaire-maman-dodu-velu-petit », elle réagit aussitôt et décide de trouver elle aussi un cadeau d’exception.

Voici comment débute la quête touchante, rocambolesque et merveilleuse d’Eddie à la recherche du mystérieux cadeau. Parcourant tout le quartier, s’enquérant auprès de chaque commerçant au sujet du Dodu-velu-petit, elle fait preuve de détermination et de courage. Mais malheureusement les adultes ne comprennent pas de quoi il s’agit : des dodus-velus ? un touffu-velu ? une doudoune-velue ? Pour consoler la fillette, ils lui offrent de petites choses : une brioche, un vieux timbre ou un bouton de nacre. Or, que peut bien faire Eddie avec tout cela, elle qui cherche le fameux dodu-velu-petit, sans savoir cependant à quoi ressemble cette chose ?

La Route de l’Ouest (The Big Sky 2), A.B. Guthrie

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Lundi, 02 Mars 2015. , dans Actes Sud, La Une Livres, Critiques, Les Livres, Roman, USA

La Route de l’Ouest (The Big Sky 2), octobre 2014, traduit (USA) par Jacques Dailly (1955), postface de Bertrand Tavernier, 432 pages, 23,50 € . Ecrivain(s): A.B. Guthrie Edition: Actes Sud

 

Le lecteur de La Captive aux yeux clairs (Cf. lien de l’article), premier volet de The Big Sky, retrouve Dick Summers, l’un des héros de la saga dans un contexte différent mais tout aussi fascinant : l’ancien coureur des bois accepte de guider et d’accompagner un convoi de pionniers vers l’Oregon. Pas moins de 3600 km de trajet à travers plaines, déserts et montagnes, en terres indiennes, le plus souvent à peine foulées par l’homme blanc depuis Independance dans le Kentucky jusqu’à la Terre Promise de l’Oregon et Fort Vancouver.

« – Je suis émerveillé quand même. Ce pays est si vaste, si varié !

– Il est toujours pareil ! répondit Summers qui pensa que seule la terre ne changeait jamais. Ces montagnes immuables voyaient éternellement se renouveler les fleurs, passer et disparaître les hommes, d’abord les Indiens, puis les trappeurs explorant les rivières encore insoumises, avides de risques et de solitude, et après eux les aventureux à la recherche de nouvelles patries, les chercheurs de fortune, les bâtisseurs d’une nation qu’ils voulaient plus grande, plus riche, prenant la relève de ceux dont le temps était fini ».

La Captive aux yeux clairs, A.B. Guthrie

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Jeudi, 26 Février 2015. , dans Actes Sud, La Une Livres, Critiques, Les Livres, Roman, USA

La Captive aux yeux clairs (The Big Sky), octobre 2014, traduit (USA) par Jean Esch, préface de James Lee Burke et postface de Bertrand Tavernier, 496 p. 23,80 € . Ecrivain(s): A.B. Guthrie Edition: Actes Sud

 

L’excellente collection dirigée par Bertrand Tavernier, « L’Ouest, le Vrai », met à l’honneur A.B. Guthrie et sa Captive aux yeux clairs. Avec un art consommé de la composition, du rythme et de la description, l’écrivain nous propulse au cœur d’un Ouest encore peuplé de ses Indiens farouches mais bientôt voué à être envahi par les commerçants. À travers le périple de Summers le vieux briscard, de Boone Caudill le fugitif rêvant de devenir trappeur et de Teal Eye, la mystérieuse jeune fille blackfeet emprisonnée, « un petit bout de fille dont les yeux mangeaient le visage fin », se raconte une humanité rude, mise à nu jusqu’à l’os, sous toutes ses facettes, au cœur des territoires les plus fascinants qui soient.

« Boone se rapprocha.

‒ C’est un sacré pays, là-haut, il paraît.

Summers le regarda et sa bouche esquissa un sourire.

‒ Sauvage. Sauvage et beau, comme une vierge. Quoi que tu fasses, tu as le sentiment d’être le premier à le faire ».

Les Autodafeurs 2, ma sœur est une artiste de guerre, Marine Carteron

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Lundi, 23 Février 2015. , dans La Une Livres, Critiques, Les Livres, Jeunesse, Le Rouergue

Les Autodafeurs 2, ma sœur est une artiste de guerre, octobre 2014, 336 pages, 14 € . Ecrivain(s): Marine Carteron Edition: Le Rouergue

 

Le premier volet des Autodafeurs était un coup de maître. On attendait une suite aussi pleine de punch, d’action et d’humour, et bien, nous voilà servis. S’ajoute dans ce deuxième opus une certaine noirceur liée la confrontation de nos héros avec leurs propres démons, avec leurs propres capacités à agir jusqu’aux extrêmes. Cette nouvelle dimension apporte une plus grande profondeur encore à leurs caractères déjà bien trempés ; et en définitive, les rend encore plus attachants et intéressants.

Auguste et Césarine ont perdu leurs grands-parents ; leur mère est encore à l’hôpital dans le coma, suite à l’attaque de la chapelle par les Autodafeurs. Confiés aux bons soins de Marc DeVergy, chacun encaisse cette nouvelle épreuve à sa façon et souffre. Mais l’urgence est de se livrer à l’entraînement qui fera d’eux des Guerriers et des Gardiens du Livre, membres à part entière de la Confrérie. Un entraînement digne de Kill Bill et de Kung Fu Panda réunis, associant arts martiaux et maîtrise de soi à la pratique des armes les plus redoutables pour Auguste.

La fille dans l’escalier, Louise Welsh

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Jeudi, 19 Février 2015. , dans La Une Livres, Critiques, Les Livres, Iles britanniques, Polars, Roman, Métailié

La fille dans l’escalier (The Girl on the Stairs), octobre 2014, traduit de l’anglais (Écosse) par Céline Schwaller, 256 pages, 18 € . Ecrivain(s): Louise Welsh Edition: Métailié

 

 

La fille dans l’escalier est un thriller original et inquiétant, la plongée dans la folie d’une future mère, persuadée de pouvoir sauver une gamine paumée, au détriment de sa propre vie et du devenir de son enfant à naître.

Jane est Anglaise. Elle a suivi sa compagne Petra à Berlin, sa ville d’origine. La voici coupée de son univers, sans travail, enceinte de six mois, dans un appartement de luxe certes mais isolée et désœuvrée. Son allemand est plus que rudimentaire et elle a du mal à communiquer avec les habitants. Ce n’est pas la présence de son jovial beau-frère ou de sa belle-sœur, mère épanouie mais effacée, qui peuvent remplir ses journées. Petra travaille beaucoup et les accrochages deviennent réguliers. Sautes d’humeur liées à la grossesse ? Bizarrerie profonde de Jane ? Le lecteur la voit glisser peu à peu dans un monde de soupçons, d’hypothèses et d’actions irréfléchies jusqu’à tourner à l’obsession.