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Voyages

Journaux de bord (1947-1954), Jack Kerouac

Ecrit par Marc Michiels (Le Mot et la Chose) , le Vendredi, 18 Mars 2016. , dans Voyages, Les Livres, Critiques, La Une Livres, USA, Récits, Gallimard

Journaux de bord (1947-1954), édition de Douglas Brinkley, trad. anglais (USA) Pierre Guglielmina, novembre 2015, 592 pages, 29,50 € . Ecrivain(s): Jack Kerouac Edition: Gallimard

 

« À vouloir croire la conscience de la vie et de l’éternité n’est pas une erreur, ou le fruit d’un isolement… – mais d’un amour ardent et précieux de notre pauvre condition qui, par la grâce de Dieu de Mystère, sera résolu et éclairé pour nous tous à la fin seulement, peut-être…

Sans quoi je ne peux plus vivre ».

 

Les Journaux de bord de Jack Kerouac, écrits sur une série de cahiers, sont les négatifs d’un voyage qui permet à son auteur de rester en contact avec toutes les choses, les êtres qu’il croise pendant son chemin. D’approfondir les mondes du possible dans l’obstination d’un travail quotidien, avec pour seule tentation la maîtrise de sa propre vanité.

A la trace, Journal de Tel Aviv, Carole Zalberg

Ecrit par Emmanuelle Caminade , le Lundi, 18 Janvier 2016. , dans Voyages, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Récits, éditions intervalles

A la trace, Journal de Tel Aviv, janvier 2016, 85 pages, 12 € . Ecrivain(s): Carole Zalberg Edition: éditions intervalles

 

Invitée en 2015, dans le cadre d’une mission Stendhal, à passer un mois en Israël pour son « projet de fiction inspiré de la vie de ses trois cousins germains nés là-bas », Carole Zalberg y a tenu un journal qu’elle  publie sous le titre A la trace : une « chronique au jour le jour de ce mois d’enquêtes et de retrouvailles ». « Une balade à travers les souvenirs » et la mémoire de cette terre, « indispensable ancrage » pour faire face à un avenir incertain.

L’auteure est issue d’une famille polonaise exilée en France à la veille de la guerre de 1940, et sa tante et sa mère auxquelles ce livre est dédié furent toutes deux des « enfants cachées », épisode qu’elle a relaté dans son roman Chez eux en imaginant ce traumatisme à hauteur de la jeune enfant que fut sa mère. Et si à l’âge adulte l’aînée, Mina, fera le choix de prendre en 1948 le « premier bateau de l’indépendance » afin de trouver un abri en Israël, participant dans les conditions les plus dures à la fondation du kibboutz Kfar Hanassi en Galilée, la cadette restera en France où elle mènera une vie plus « confortable », offrant plus de « légèreté » à sa fille en laissant « un peu de ciel clair au-dessus de [sa] tête ».