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Langue portugaise

L’Ultime Secret du Christ, José Rodrigues dos Santos

Ecrit par Odile Alleguede , le Lundi, 23 Septembre 2013. , dans Langue portugaise, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Roman

L’Ultime Secret du Christ, HC Editions, trad. du portugais par Carlos Batista, mai 2013, 496 p. 22 € . Ecrivain(s): José Rodrigues dos Santos

 

 

José Rodrigues dos Santos aurait-il trouvé le Graal littéraire, le « sésame, ouvre-toi ! » des ventes, l’E=mc2 du tiroir-caisse ? Rien ne l’annonçait, et pourtant le présentateur-vedette du 20h au Portugal aura à ce jour écoulé plus de 2 millions d’exemplaires de son roman à succès La Formule de Dieu, dont 80.000 copies rien qu’en France. Dans L’Ultime Secret du Christ, sorti chez HC Editions, l’auteur récidive cette fois-ci à coups d’intrigues historico-mythico-religieuses, et se paie la guest-star la plus en vogue depuis 2000 ans : Jésus. Mais quel est donc le secret du Dan Brown lisboète ?

 

20h moins le quart avant Jésus-Christ…

L'accordeur de silences, Mia Couto

Ecrit par Didier Bazy , le Mardi, 23 Juillet 2013. , dans Langue portugaise, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Roman, Métailié, La rentrée littéraire

L’accordeur de silences, 238 p., 19 €, traduit du portugais (Mozambique) par Elisabeth Monteiro Rodrigues. . Ecrivain(s): Mia Couto Edition: Métailié

Sous le sceau de Hermann Hesse « toute l’histoire du monde n’est qu’un livre d’images reflétant le désir le plus violent et le plus aveugle des hommes : le désir d’oublier », Mia Couto prête sa plume acérée à un jeune garçon de 11 ans, l’accordeur de silences, précisément. On n’oublie pas comme ça.

Qu’est-il arrivé ? Il fait partie des derniers survivants. C’est LE père, Silvestre, qui le dit. Les femmes ? demande sans cesse ce petit groupe d’hommes. TOUTES DES PUTES, répond Sylvestre à l’envi. Et le chef a toujours raison, surtout quand il a été une mère, et surtout si sa libido se satisfait au cul d’un âne.

Ce sera une femme singulière qui va jouer le rôle de main invisible et bouleverser l’agencement protégé de la réserve plus très naturelle africaine et d’un système familial ethnocentré à l’extrême, mâle exclusivement et donc condamné à la fin du monde avant la fin du monde. « Une vie entière peut basculer en un seul jour… » (p.103). Il s’agira donc d’oublier l’ancien monde pour grandir et devenir adulte pour de bon, pour de vrai, si cela est possible. Ces possibles, pour exister, ne peuvent que prendre la voie de la poésie, voix silencieuse entre toutes.

Poisons de Dieu, remèdes du Diable, Mia Couto

Ecrit par Martine L. Petauton , le Vendredi, 15 Février 2013. , dans Langue portugaise, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Afrique, Roman, Métailié

Poisons de Dieu, remèdes du Diable, traduit du portugais (Mozambique) Elisabeth Monteiro Rodrigues, Janvier 2013, 167 p. 17 € . Ecrivain(s): Mia Couto Edition: Métailié

 

On entre en littérature portugaise par la plus belle langue du monde, la plus musicale, entre graves et moelleux, la plus dépaysante à regarder habiter les pages, à l’image de ce pays unique. On y entre souvent par son grand (le plus grand ?) écrivain : Antonio Lobo Antunes, le maître du « Barroco », et sa perle étrange des livres et de l’imaginaire… on y voyage – n’est-ce pas le pays des Grandes Découvertes ? parfois, au fin fond de l’Afrique colonisée si tard (le dernier pays à avoir « rendu les clefs », fut en effet le Portugal)…

Ce petit et dense livre est à l’image, et du pays, de son Histoire, et de sa littérature. C’est bien un livre qui sonne portugais, mais vu, écrit d’ailleurs, du coup, étrange. De ces terres, anciennes colonies du bas d’une Afrique qui semble vivre à un autre rythme : le Mozambique. Pas l’Angola dans les griffes d’une infinie violence, perpétuelle et culpabilisante, du Cul de Judas de Lobo Antunes, justement. Un Mozambique calme – immobilité d’alizés – post-colonial, relié encore à sa métropole d’antan, par une corde usée, dépenaillée, mais solide, comme ces bateaux colorés qui brinqueballent à Nazareth ou ailleurs… relié, à l’évidence, surtout par la langue et la langueur de son écriture, plus, ça et là, quelques effluves de mélancolie.

La formule de Dieu, José Rodrigues dos Santos

Ecrit par Odile Alleguede , le Mercredi, 03 Octobre 2012. , dans Langue portugaise, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Roman

La Formule de Dieu, HC Editions, juin 2012, 575 p. 22 € . Ecrivain(s): José Rodrigues dos Santos

 

La Formule de Dieu expliquée aux athées


José Rodrigues dos Santos est un arbre à part dans la forêt des lettres étrangères. Homme-tronc du 20H00 lusitanien, il a ses racines au Portugal et ses branches partout ailleurs. Mais qu’on ne s’y trompe pas : la terre dans laquelle il puise ses éléments vitaux est celle du romanesque ! Son dernier pavé (575 pages replètes) La Formule de Dieu, roman d’aventures à thèses, vient d’être traduit chez HC éditions, et possède tout du bestseller à forte valeur pelliculée… Les plumitifs du Bookreporter le rapprochent, sans originalité mais avec emphase, des archi-connus et archi-antagonistes Umberto Eco/Dan Brown. Une comparaison toute marketing, qui a de quoi faire sourciller le prudent lecteur…

Evoquons de but en blanc le duo Kleinmann et Vinson, ou Henri Loevenbruck, dont les excellents romans respectifs nous plongent chacun dans la traque d’une vérité… monumentale.