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Japon

Boy, Takeshi Kitano

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Vendredi, 11 Mai 2012. , dans Japon, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Nouvelles, Wombat

Boy, traduit du japonais par Silvain Chupin (Shônen), février 2012, 128 p. 15 € . Ecrivain(s): Takeshi Kitano Edition: Wombat

A travers trois nouvelles, Takeshi Kitano nous plonge dans ce monde de l’enfance et de l’adolescence qu’il a pu peindre ultérieurement dans ses films. Le lecteur s’aventure dans un espace-temps où les plus petits détails font tout, où le comique bouscule le drame. Une touche de mélancolie dans un univers à la Roald Dahl. Tête creuse, Nid d’étoiles, Okamé-san explorent chacune la difficulté d’être, d’être un garçon en particulier, au sein d’une fratrie, d’une famille, face aux autres enfants, face aux filles.

 

Tête creuse relate les retrouvailles entre deux frères qui s’étaient éloignés. A l’âge d’homme, les fêlures de l’enfance restent vivaces et  continuent à porter leur ombre sur le présent. Une conversation sur le golf réactive un souvenir commun, celui de la fête des sports où la vedette Tête creuse s’affirma par sa ténacité hors du commun. « Alors, sous mes paupières est apparue l’image bien nette de Tête Creuse. Il courait en titubant. Il courait, courait sans s’arrêter ». A l’école, Mamoru le narrateur se distingue par ses qualités physiques, alors que son frère Shin’ichi brille dans toutes les disciplines sauf en sport. Bonheur pour l’un, calvaire pour l’autre, la fête des sports restera dans leurs mémoires comme un moment clé. Celui où se forme leur personnalité et leur vision du monde.

Seigneur ermite, L'intégrale des haïkus, Bashô

Ecrit par Cathy Garcia , le Jeudi, 29 Mars 2012. , dans Japon, Les Livres, Livres décortiqués, La Une Livres, Poésie, La Table Ronde

Seigneur ermite, L’intégrale des haïkus, Edition bilingue par Makoto Kemmoku & Dominique Chipot. mars 2012, 480 p. 25 € . Ecrivain(s): Bashô Edition: La Table Ronde

 

Quel bel objet déjà ! Un écrin à la hauteur du contenu, la couverture est  d’un vert qui fait aussitôt penser au jade, ce même vert se retrouve à l’intérieur pour le texte en version japonaise. Ce livre, dédié aux victimes  et sinistrés du grand tremblement de terre du Tōhoku, région que Bashō a visité lors de ses voyages, s’ouvre sur une note concernant la traduction. Elle commence ainsi, ce qui résume bien le propos : Traduire c’est trahir, et expose les difficultés auxquelles ont été confrontés les traducteurs et donc leurs partis-pris.

Ensuite, une introduction aborde en un tour rapide mais instructif l’histoire de la poésie japonaise, suivie d’une biographie détaillée de Bashō, illustrée par quelques haïkus. Indispensable pour la compréhension de son œuvre. Nous entrons alors dans la chair même de l’ouvrage : l’intégrale des haïkus du maître en la matière, souvent précédés par des avant-propos de Bashō lui-même, classés par ordre chronologique.

Le premier est daté de 1663 :