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Ecriture

Dit de lieux-dits (I), par Clément G. Second

Ecrit par Clément G. Second , le Mardi, 08 Novembre 2016. , dans Ecriture, Création poétique, La Une CED

 

 

 

Les toponymes portés sur les cartes et confirmés au long des routes sauvent parfois de l’indéfini, un des genres du chaos.

 

Il arrive, ESTAMBLIÈRES     FRÉLIGNES la fantaisie se mêlant à leur lecture et certain Invisible amusé aidant peut-être, que l’on se prenne à balbutier,  ânonner des ordres  LUCILLY-SUR-MOIRE parallèles DENNEMONT dont le sens et le chant, et le champ, ouvrent un cheminement de wanderer à la joie de nommer CÉNANDRE entre  répertoires et fuyant ineffable.

Mère (9), par Didier Ayres

Ecrit par Didier Ayres , le Mardi, 08 Novembre 2016. , dans Ecriture, Ecrits suivis, La Une CED

 

Ce temps suspendu sur la note de piano du Clair de lune.

Toi, et ton Jugement dernier. Lis. Relis. Tu verras qu’il n’y a que de l’ombre, que des choses incertaines. Pas mieux qu’un mouvement brownien et tout le hasard de vivre. Vraiment ? Rien.

Je te croyais à Berne.

Etc.

C’est cette angoisse.

Le temps des morts.

Les années blanches.

La mort.

Mère (8), par Didier Ayres

Ecrit par Didier Ayres , le Mardi, 01 Novembre 2016. , dans Ecriture, Ecrits suivis, La Une CED

 

La mort bien avant la vie, n’est-ce pas ?

Ou le contraire ?

Le dernier vêtement.

La dernière chemise.

Tu connais ce film de Powell où l’héroïne récupère les larmes d’un défunt, de son amant qui est entre la vie et la mort. Tu vois, je suis sensible et je me rappelle.

Le Concerto Aranjuez.

Ecoute, je suis ému.

Je ne parle pas sans arrêt de suicide et de mort, cela m’arrive parfois, c’est tout.

Un palimpseste pour l’oubli !, par Nadia Agsous

Ecrit par Nadia Agsous , le Samedi, 29 Octobre 2016. , dans Ecriture, Nouvelles, La Une CED

 

La vie est saturée d’histoires fantasmées, de légendes inventées, de rumeurs infondées. Mais il faut reconnaître que celles qui circulent depuis quelques années sur la Casbah frôlent l’incroyable ; elles dépassent l’entendement ; elles bousculent l’ordre des certitudes ; elles étonnent jusqu’à l’incompréhension ; elles flirtent avec la folie, et parfois, elles transcendent l’irrationnel.

Tout d’abord, il y a ma mère qui excelle dans l’art de narrer des histoires à faire dresser les cheveux sur la tête. A chaque fois que je l’ai au bout du fil ou qu’elle vient me rendre visite à Paris, elle passe le plus clair de son temps à me raconter dans le menu détail le moindre fait divers entendu au sujet de ce quartier où j’ai ouvert les yeux sur la vie, cette grande machine qui fait, défait, contrefait et refait les destinées !

Puis il y a mes copines qui n’y vont pas de main morte. A chaque retour du pays, elles ne ratent pas une seule occasion pour me brosser un tableau des plus sombres de ce quartier populaire qui enchanta tant d’âmes !

Et il y a les journaux qui, faute d’organiser des reportages in situ, se contentent de colporter des histoires inventées de toutes pièces qui inspirent la peur et alimentent la terreur.

Mère (7), par Didier Ayres

Ecrit par Didier Ayres , le Jeudi, 27 Octobre 2016. , dans Ecriture, Ecrits suivis, La Une CED

 

63 ? N’est-ce pas ?

Oui, en octobre.

Il paraît que les grands peintres sont tous nés entre le quinze et le trente et un.

Tu es encore là ?

Oui.

Cette angoisse.

Ce que l’on ressent quand on quitte l’objet de son obsession, et que l’on retrouve soudain l’impression de liquidité des sentiments, la fluidité des émotions. C’est très fort.