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Ecriture

Poèmes, par Charles Bruno Orlac

Ecrit par Charles Orlac , le Mardi, 29 Janvier 2019. , dans Ecriture, Création poétique, La Une CED

Partout du feu

 

C’est partout du feu

Folie

Un jeu

Qui a pour nom

Barbarie

 

Il pleut

Sur l’enfant mort

Il pleut

Des pluies

Corbeaux

Trois autres poèmes d’Encres de songerie (Editions Unicité, 2018) (par Clément G. Second)

Ecrit par Clément G. Second , le Lundi, 28 Janvier 2019. , dans Ecriture, Création poétique, La Une CED

 

Un chat, qu’attendre à vue ténue rapproche,

se coule ici et là, fondu dans sa demi-présence

 

Aux doigts du matin qui s’étire, il allume

sa fourrure grisée de lueurs d’avant-jour

 

La main en l’atteignant le perd, quand elle croit

trouver le vide se surprend

à longer, effleurer son charme qui s’esquive

Variation sur Les femmes qui rient, Mylène Besson (par Jean-Paul Gavard-Perret)

Ecrit par Jean-Paul Gavard-Perret , le Mercredi, 23 Janvier 2019. , dans Ecriture, Nouvelles, La Une CED

Les invitées

L’Obscure boutique des amantes

Prologue

Si l’érotisme dégrade l’être humain il le dégrade moins que le sacré. L’utérus seul est souverain. Il fait de nous le joueur et le joué. L’être n’est donc jamais en dehors de l’érotisme. Souvent néanmoins il y est mal engagé tant il est pris dans ce piège qui dès l’enfance et parfois jusque dans ses derniers âges le fait rougir.

Sur un roman d’André Dhôtel (par Patrick Abraham)

Ecrit par Patrick Abraham , le Lundi, 17 Décembre 2018. , dans Ecriture, Nouvelles, La Une CED

 

1) La scène se passe à Charleville, place Ducale, un matin de printemps. Ciel grisâtre. Une terrasse presque vide. LUI est propriétaire d’un vaste appartement rue du Moulin. Profession libérale. Aisance financière. MOI est venu pour régler un héritage. Profession indéfinissable.

MOI (posant un livre sur la table) : C’est un bien beau roman, cher ami, que Bonne nuit Barbara. Oui, merci, mademoiselle, un grand café avec un verre d’eau.

LUI : D’André Dhôtel ? Un café aussi. Et le journal s’il est disponible.

MOI : D’André Dhôtel. Gallimard. Février 1978.

LUI : J’ai lu un peu Dhôtel dans ma jeunesse. Et je l’ai aperçu assez souvent aux environs d’Attigny.

MOI : Il y possédait une maison où il séjournait régulièrement, je crois. Ah, Dhôtel ! Arland ! Follain ! Ils étaient très liés et, aussi différentes soient-elles, il y a comme un air de famille dans leurs œuvres. Le quotidien dans son ahurissante banalité, dans sa fabuleuse et inépuisable évidence. Paulhan, qui les éditait, les appréciait beaucoup.

Nouvelles brésiliennes (IV) - Adriana Sydor, Avarice (traduction Stéphane Chao)

, le Jeudi, 13 Décembre 2018. , dans Ecriture, Nouvelles, La Une CED

Pecuniae obediunt omnia

Toutes les pièces de monnaie tombent de ma poche

se brisent sur ce sol dur

où se posent les frêles oiseaux

qui n’attendent que les miettes

de ma bonne foi

 

je découvre mes pieds et offre au monde

cette couverture déchirée,

élimée, déchiquetée

à l’instar de ce

qui conspire contre moi