Quel grand et beau livre que voilà ! Quelle œuvre à ne pas méconnaître ! Outre l’intérêt historique, philosophique, initiatique du texte, il fallait un Lassaâd Metoui pour illustrer, au sens premier, c’est-à-dire pour illuminer du lustre d’une calligraphie éblouissante le lustre même d’une poésie illustre, celle d’un des plus brillants poètes persans dont l’aura a traversé les siècles depuis le XIIe de l’ère chrétienne.
Après Kalila et Dimna, de Abd Allah ibn al-Muqaffa, paru chez Albouraq en juin 201, recensé récemment dans La Cause Littéraire, voici donc La Conférence des Oiseaux, autre œuvre persane de portée universelle.
Soixante oiseaux sont personnages. Chacun d’eux est sujet d’une planche, la plupart du temps aux couleurs éclatantes, placée dans le livre sur la page en regard d’un conte, d’une fable, d’une anecdote moraliste.
Certains sont nommés, d’autres ne le sont pas. Ceux qui sont identifiés par leur nom commun sont, respectivement, chacun symbole d’une qualité, d’une vertu, d’un état, d’une matière, d’un acte.