Chaque nuit, Schahrazade, la célèbre conteuse, en appelle à sa mémoire afin d’éviter de se faire décapiter par son époux, le sultan Shahriar, qui fait assassiner chaque nouvelle compagne, sous prétexte d’avoir été trompé. C’est par l’éloquence de ces histoires durant mille et une nuits que la grande fabuliste va mettre fin à ces tueries (ici, cette histoire de la Princesse Boudour est située entre la 170ème et la 236ème nuit).
Dans l’histoire-cadre des Mille et Une Nuits, Schahrazade tente de différer le plus possible sa fin imminente. Ainsi, elle déplace sans cesse l’horizon des aventures extraordinaires qui mettent en marche un nouveau conte ; ici, avec l’intercalation du monde des éfrits, à la fois djinns et anges, créatures spirituelles faites de feu. Certains éfrits sont musulmans, d’autres négatifs car non musulmans. Schahrazade met en miroir le destin de deux jeunes gens rivalisant de beauté physique et égaux par leurs caractères capricieux et leur refus de se marier.