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Contes

Histoire de Sindbad le Marin, un conte des Mille et Une Nuits (par Yasmina Mahdi)

Ecrit par Yasmina Mahdi , le Mercredi, 02 Septembre 2026. , dans Contes, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Pays arabes, Zulma, Cette semaine

Histoire de Sindbad le Marin, un conte des Mille et Une Nuits, trad. J. C. Mardrus, 160 p., en librairie le 2 juillet 2026, éd. Zulma, 9,95€ Edition: Zulma

 

L’Histoire de Sindbad le Marin (racontée par Schahrazade entre la 290ème et la 316ème nuit), l’un des contes parmi les plus connus des Mille et Une Nuits, est un morceau d’anthologie. C’est par le récit d’« un homme appelé Sindbab le Portefaix (…) un homme pauvre de condition et qui avait coutume, pour gagner sa vie, de porter des charges sur sa tête », que Schahrazade débute son nouveau conte. Accablé de chaleur, Sindbab le Portefaix s’arrête devant la porte d’un riche marchand, et fait entendre son malheur sous forme d’un poème en vers improvisé. Le riche marchand, Sindbad le Marin, (sachant que Sindbad est un prénom porté par deux personnages différents), ému de ces doléances, l’invite à se rafraîchir en son opulente demeure.

Histoire de Dalila-la-Rouée, Les Mille et Une nuits (par Yasmina Mahdi)

Ecrit par Yasmina Mahdi , le Mardi, 25 Août 2026. , dans Contes, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Pays arabes, Zulma, Cette semaine

Histoire de Dalila-la-Rouée, 4ème volume du Livre des Mille et Une nuits, trad. J. C. Mardrus, 176 p., éd. Zulma, juin 2026, 9,95€ Edition: Zulma

 

Schahrazade et Dalila


Dans le khalifat de Bagdad, Schahrazade, entre la 432ème et la 475ème nuit, invente un nouveau conte pour éloigner la sentence de mort prononcé par son époux, le sultan Shariar, et se tait dès l’apparition de l’aube - et ce, durant mille et une nuits. Dans la vieille ville irakienne, Dalila, rompue à la rouerie, arrive à tromper le petit peuple, les marchands et les puissants. Les oppositions sont fortes entre les « gros émoluments », une « vieille redoutable » en haillons, « la jeune épouse de l’émir (…) si belle ! et brillante comme un vrai trésor de tous les bijoux dont elle était ornée, et lumineuse comme une coupole de cristal des blancs habits de neige dont elle était vêtue ».

Histoire de la Princesse Boudour, un conte des Mille et Une Nuits (par Yasmina Mahdi)

Ecrit par Yasmina Mahdi , le Mercredi, 19 Août 2026. , dans Contes, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Zulma, Cette semaine

Histoire de la Princesse Boudour, un conte des Mille et Une Nuits, trad. J. C. Mardrus, 176 p., juin 2026, éd. Zulma, 9,95€

 

Chaque nuit, Schahrazade, la célèbre conteuse, en appelle à sa mémoire afin d’éviter de se faire décapiter par son époux, le sultan Shahriar, qui fait assassiner chaque nouvelle compagne, sous prétexte d’avoir été trompé. C’est par l’éloquence de ces histoires durant mille et une nuits que la grande fabuliste va mettre fin à ces tueries (ici, cette histoire de la Princesse Boudour est située entre la 170ème et la 236ème nuit).

Dans l’histoire-cadre des Mille et Une Nuits, Schahrazade tente de différer le plus possible sa fin imminente. Ainsi, elle déplace sans cesse l’horizon des aventures extraordinaires qui mettent en marche un nouveau conte ; ici, avec l’intercalation du monde des éfrits, à la fois djinns et anges, créatures spirituelles faites de feu. Certains éfrits sont musulmans, d’autres négatifs car non musulmans. Schahrazade met en miroir le destin de deux jeunes gens rivalisant de beauté physique et égaux par leurs caractères capricieux et leur refus de se marier.

La Loterie et autres contes noirs, Shirley Jackson (par Didier Smal)

Ecrit par Didier Smal , le Lundi, 01 Juin 2026. , dans Contes, Les Livres, Critiques, La Une Livres, USA, Rivages/noir

La Loterie et autres contes noirs, Shirley Jackson, traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Fabienne Duvigneau, Rivages/Noir, mars 2019, 256 pages, 18 €

 

Parfois il est bon, peut-être en hommage à feu Maurice Dantec, cet homme qui sut déchirer le réel d’une plume majestueusement folle, de plonger loin, au plus profond, aux racines du mal. Étouffer quasi peut-être, craindre les paliers de décompression, mais y survivre afin de lire un texte fondateur. Ce choix correspond à celui de lire La Loterie de Shirley Jackson, cette nouvelle qui, publiée par le New Yorker le 26 juin 1948, valut à ce vénérable magazine non seulement un courrier des lecteurs assassin mais en sus une vague de désabonnements. C’est dire le choc que représenta cette brève nouvelle (environ trois mille trois cents mots, longueur Hemingway aurait-on envie de dire) qui débute pourtant sur des mots d’une banalité transcendante : « Le matin du 27 juin était clair et radieux, annonçant la chaleur d’une journée de plein été ; les fleurs s’épanouissaient à profusion et l’herbe était d’un vert luxuriant. »

Le Mendiant aveugle et autres récits de colportage – Anonyme (par François Baillon)

Ecrit par François Baillon , le Mardi, 26 Août 2025. , dans Contes, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Iles britanniques, Editions José Corti

Le Mendiant aveugle et autres récits de colportage – Anonyme Éditions José Corti – Septembre 2001 Traduction de l’anglais et postface : Françoise du Sorbier, 272 pages – 17 € Edition: Editions José Corti

 

Parce que leur origine a toujours été et demeurera inconnue, certaines histoires en deviennent d’autant plus fascinantes. On comprend surtout, à travers elles, combien elles sont les bases de notre littérature et combien même elles marquent la trace de sa progression. Tel est l’exemple que veut nous donner, à juste titre, Françoise du Sorbier qui a recueilli ces huit récits anglais, en plus du plaisir évident de les partager avec un lectorat francophone. Il s’avère que deux héros, au moins, nous sont familiers ici : Jack et son fameux haricot magique, ainsi que Tom Pouce, tous deux appartenant à des classiques destinés à l’enfance. Au contraire, les autres protagonistes nous sont quasiment inconnus, et c’est aussi en leur compagnie que les codes du conte dit merveilleux glissent vers une approche beaucoup plus moderne du récit.

La sélection de Françoise du Sorbier, en plus d’être chronologique, met en avant le dessin de ce glissement.