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Création poétique

Celle-là est gratuite

Ecrit par Sylvain Gau-Gervais , le Lundi, 25 Novembre 2013. , dans Création poétique, Ecriture, La Une CED

 

 

 

 

Sonnez les mirlitons !…

« Bah ! barouf populaire !

– Ah ! oui, est-ce ringard ?

Avec tout quart de ton

Mais qui n’en a pas l’air !

Vous cent fois nasillard ! »

Scène

Ecrit par Matthieu Gosztola , le Vendredi, 23 Août 2013. , dans Création poétique, Ecriture, La Une CED

 

 

 

 

 

« Je t’aime tellement,

tu es tellement là,

 

tout le temps,

tu existes si fort

 

pour moi

et à jamais

Arche

Ecrit par Matthieu Gosztola , le Jeudi, 06 Juin 2013. , dans Création poétique, Ecriture, La Une CED

Pygargue je me colle à toi

Quetzal je me colle à toi

Tangara du paradis je me colle à toi

Rorqual je me colle à toi

Couleuvre à collier je me colle à toi

Paradisier de Raggi je me colle à toi

Manchot adélie je me colle à toi

Tortue Luth je me colle à toi

Colibri d’Anna je me colle à toi

Quiscale bronzé je me colle à toi

52.dimanche (Au lecteur et I)

Ecrit par Didier Ayres , le Samedi, 19 Janvier 2013. , dans Création poétique, Ecriture, Ecrits suivis, La Une CED

 

au lecteur. Dimanche 30 décembre 2012

 

puisque j’ai achevé cette longue série d’épitres du dimanche – commencée le dimanche 1er janvier 2012 –, laissez-moi le dernier plaisir d’écrire juste quelques lignes, saisies directement sur la page – et non pas avec un brouillon manuscrit –, pour vous dire que c’est la pratique d’écrire qui importe et qui est supérieure – à l’écrivain ici en l’occurrence

donc, art libéral pour un homme libre – selon l’ancienne terminologie

j’ai fait patiemment de chaque dimanche un lieu recueilli, dans un travail d’abnégation bien difficile au fur et à mesure que les semaines avançaient, mais qui me redonnait une espèce de sens intérieur, de guidage dans l’an qui s’écoulait

donc, le dimanche je voulais méditer, et faire partager mon impression affranchie, conduit simplement à me faire toucher par l’instant

La fille aux tongs (3)

Ecrit par Marie du Crest , le Mardi, 17 Juillet 2012. , dans Création poétique, Ecriture, Ecrits suivis, La Une CED

Les tongs du peintre s’enrubannent. Fils d’Ariane.

 

Un autre jour, le peintre a fait marcher dans les rues des hommes et des femmes dans un mouvement de va-et-vient, de superposition. Ils n’ont pas de visage même lorsqu’ils sont de face. La fille avance, statique. La part de sa réalité réside dans la chaussure minimale : une tong rouge. On pourrait à travers ses vêtements voir la vie de la rue en transparence. Jeune fille ; je portais de telles robes. Entre mes jambes se devinaient les éclats de la lumière. J’imagine tout, en emboîtant le pas du modèle du peintre.

 

Encore. Une autre passante en tongs noires monte une volée d’escalier. La lanière des tongs est la seule géométrie pure, mesurable ; tout le reste est flou ; une sorte de fondu enchaîné : le corps de la jeune femme ; l’architecture des marches, le sommet de l’escalier et le ciel. Où cela s’arrête-t-il ? La tong limite, arrête l’esprit.