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Parle-moi du sous-sol, Clotilde Coquet

Ecrit par MCDEM (Murielle Compère-Demarcy) 17.09.14 dans La Une Livres, La rentrée littéraire, Critiques, Les Livres, Roman, Fayard

Parle-moi du sous-sol, août 2014, 216 pages, 17 €

Ecrivain(s): Clotilde Coquet Edition: Fayard

Parle-moi du sous-sol, Clotilde Coquet

 

Avec citation d’un extrait de Cycle de Mickaël Bonneau, parution in La Cause Littéraire, Août 2014 création poétique.

(…)

à l’épicerie le pain est sec les fruits sont blets le tiroir-

caisse est vide

derrière le comptoir l’employé soutient

la classification des fonctions

l’harmonisation des statuts

en cas de problème contactez le service des primes

(…)

Mickaël Bonneau, Cycle

On est dans la poésie ample de Cycle de Mickaël Bonneau au cœur de la quotidienneté morose des temps qui courent, comme on y est, « niveau -1 », dans Parle-moi du sous-sol, le premier roman de Clotilde Coquet, Rentrée Littéraire Fayard 2014…

Avec cette polyphonie de l’ironie qui fait mouche / et touche.

Qui n’a pas aujourd’hui entendu parler ou expérimenté personnellement cette position inconfortable de jeunes diplômés en mal de décrocher un travail et qui n’en finissent pas de démarrer dans la vie,n’ayant d’autre alternative que d’accepter un poste éloigné de leurs ambitions de bac + 5 (voire davantage) ou de se retrouver à sec / sur le carreau / sans (avenir d’) emploi stable ? Un poste disqualifiant au vu de leur profil surqualifié ? Qui n’a pas connu un proche jeté ainsi dans l’arène du déclassement avant l’heure ?

Ironie du sort pour ces jeunes diplômés (sur-)qualifiés ; situation paradoxale de précarité. Avec pour éclaircies sans cesse réajustées l’horizon bouché de ces demandeurs voués à la frustration de ceux qui, trop nombreux, doivent renoncer aux places promises par leurs compétences, interdits en somme de pouvoir faire/d’obtenir davantage.

Contraints de s’abonner durablement à la précarité d’un travail – n’importe lequel pourvu qu’il y en ait un – décroché par défaut. Et de s’en contenter, faute de mieux. Sans latitude permise de lâcher prise, dans le pire des cas, d’oser s’en plaindre.

Si je suis prise (…) ce sera certainement le triste leitmotiv que j’ai déjà entendu partout et toujours, si vous n’êtes pas contente, la porte est grande ouverte, j’en connais dix qui attendent derrière – manière bien rodée d’écraser toute protestation sitôt que vous ne bondissez pas de joie mécaniquement (…) – des employés comme vous on n’en manque pas, jeunes gens, la place qu’on vous octroie est une faveur dont l’immensité vous échappe.

Ironie d’un discours narratif en écho de cette situation mise en intrigue, dont la polyphonie joue habilement le jeu du discours rapporté, discours indirect /discours indirect libre. L’absence de dialogues est ici le fidèle indicateur de l’impasse d’une situation où l’échange, la communication avec l’Autre est quasiment rendue déplacée, donc impossible, au regard du contexte et des circonstances.

Solitude et mutisme des individualités repliées sur leurs frustrations, évacuées dans l’énergie à systématiquement dénigrer l’Autre – cet Autre dont la simple présence suffit à mécaniquement déclencher des mécanismes d’auto-défense surgis instinctivement face à l’Adversité.

Il n’y a pas trente-six raisons d’être ici par une belle journée de début d’été, mais se saluer déjà serait trop familier, trop désinvolte, ce serait admettre d’emblée que l’affaire est entendue.

Le discours rapporté, le style percutant – percute l’attention du lecteur, d’emblée plongé dans l’ambiance du roman/d’un Extérieur-Vie reconnaissable : vraisemblable. L’identification opérationnelle du lecteur au personnage principal, opère à livre ouvert les mécanismes du recrutement ; de la Grande Machine/ Machination / Deus ex machina des temps contemporains de l’Emploi accessible à tous / clos sur ses stratégies de management fonctionnel.

Mais que je n’aille pas imaginer que c’était gagné d’avance, Angélique ne s’était pas privée de le souligner : les diplômés compétents, ça ne manquait pas sur le marché.

Le Relationnel ne sort pas indemne de ce cercle d’oppression, pas plus que le cercle des relations intimes, le cercle familial, la vie personnelle ne sont épargnés. Vincent, compagnon de la narratrice, estun tortionnaire remuant avec un certain plaisir le couteau dans la plaie ; les beaux-parents idéalisent le Fils tout en dénigrant au passage celle qui pourrait devenir leur belle-fille. Rancœurs, ressentiments, échecs ou failles personnels achèvent de leurs défaites la peau de l’Autre…

Se faire appeler Mon Petit, c’est un vrai métier, prévenait Vincent, la voix changée, plein de précautions, comme ceux qui minimisent, les premières heures au moins, une catastrophe sanitaire pour éviter les mouvements de panique de la population. Appuyé au chambranle du couloir, il m’avait narguée avec son déhanchement un peu féminin de Vierge XIVè : Tu vas te présenter là-bas, vraiment ? Tu passes deux ans dans ce nouveau musée, et sous prétexte qu’ils n’ont pas pu tenir leur promesse, à la première difficulté tu acceptes n’importe quoi ? Lui qui ne se sentait pas la force pour ce genre de confrontations m’envoyait pourtant en reconnaissance et m’observait de loin, tel l’inventeur d’un avion télécommandé de fortune resté sur la terre ferme.

(…)

Vincent restait glacial lui aussi, il évitait mon regard, espérant, supposais-je, me faire passer pour une simple colocataire, et son père, rassuré par cette amicale distance, me questionnait méthodiquement sur mon nouveau travail, s’inquiétant qu’il empiète sur ma thèse, il ne faudrait surtout pas que ça dure. Je défendais le contraire, tout allait bien, le sous-sol était d’ailleurs, chose étonnante, peuplé d’étudiants, ce qui pouvait créer une émulation. L’activité machinale de la caisse me laissait tout loisir de progresser mentalement dans l’architecture des chapitres à venir, je plaidais que mes horaires étaient modulables, que c’était temporaire. Il n’y avait pas péril. J’avais su l’amadouer. Et toi, et toi, et tes cours de théâtre c’en est où, répétait la mère sans obtenir de réponse (son fils était suffisamment beau pour prétendre un jour figurer sur une colonne Morris, ce que personne ne contestait, qu’il apparaisse sur une affiche de café-théâtre ou de lectures de poèmes symbolistes impénétrables ça lui serait bien égal, elle n’établissait pas de hiérarchie, tant que tu es content et qu’on reconnaît ton travail). (…)

J’écoutais sans le contredire, moi qui au retour du grand magasin trouvais Vincent encore endormi à vingt heures sur le canapé inconfortable, parce qu’il s’était levé avant le jour pour rejoindre au fin fond de l’Oise le tournage d’un téléfilm historique sur la Fronde, je connaissais la vraie version de sa vie de comédien, et il me faisait confiance pour la taire – c’était bien le signe de la place privilégiée qu’il m’accordait dans sa vie.

Ironie de la voix narratrice dans Parle-moi du sous-sol, qui colle à merveille au sujet laborieux.

Intrigue du sujet hélas banalisée depuis des années par une conjoncture en crise mettant à mal ses sujets pourtant bardés de diplômes…

Intrigue sociétale ici littéraire, d’une réalité qui semble s’installer dans un contexte provisoire durable…

Portrait d’une société contemporaine en mal de vivre.

Il fallait l’originalité de son traitement et d’un style personnel talentueux pour oser / dérouler le sujet. Et le tenir dans le souffle et le rythme d’un roman de plus de deux cents pages, sans essouffler le lecteur, le maintenant en haleine du début à la fin.

Mission remplie pour Clotilde Coquet qui signe ici, avec Parle-moi du sous-sol, un premier roman ambitieux mené avec cette délicatesse et cette objectivité dans la voix qui sait mettre assez de distance justement dosée avec la situation vécue et subie par le personnage principal, pour l’analyser avec une finesse et une dérision onirique digne d’une Fin de partie beckettienne.

La citation de Samuel Beckett en exergue du livre, donne le ton.

Alors fous-moi la paix avec tes paysages !

Parle-moi du sous-sol !

Extrait d’En attendant Godot, cette citation annonce l’envergure du roman / les perspectives offertes aux prises impuissantes de l’héroïne.

Descente jusqu’au sous-sol. Objectif : gravir une marche sur le podium de l’Emploi (Précaire) – pour un voyage dans les coulisses obscures d’un monde actif/productif/compétitif digne de La société contemporaine.

Le premier roman de Clotilde Coquet, par son intrigue aussi tape dans le mille / fait mouche.

J’étais sur le point de renoncer, trop de messages laissés en vain sur leur répondeur… (…) Un poste à pourvoir immédiatement, j’en rêvais. Même éphémère, cela tranquilliserait ma conseillère bancaire et tiendrait à bonne distance l’Agence nationale pour l’emploi.

Tout le mécanisme de la Recherche de l’emploi / de la Chasse à l’emploi est visualisé à la loupe de mots caustiques et acérés dans ce roman, sans rien lâcher dans la lucidité du regard.

Dans quel état d’esprit ou d’absence d’esprit erre-t-on dans ce monde à la dérive des compétences lorsque, bardée de diplômes et promise à la performance, on se retrouve caissière dans un grand magasin de luxe, au niveau -1, avec un bac + 7 en poche ?

Les perspectives d’avenir sont-elles à ranger dans le tiroir-caisse des rêves aux ambitions broyées / à broyer du « aurait-pu-mieux-faire » résumées dans un fascicule malicieusement distribué aux débutants formés pour être continuellement reformés/formatés, Encaisser sans problèmes ? Quelle résistance faut-il déployer pour maintenir le cap – tel est bien le défi, tel est bien le combat de l’héroïne.

Véritable portrait réaliste d’un monde du travail à l’exercice dans une société contemporaine qui est la nôtre, à l’aube de ce XXIè siècle, dont les coulisses d’un grand magasin de luxe dessine efficacement l’allégorie de mécanismes de recrutement et d’exploitation d’un personnel déjà et d’emblée voué à avancer sans évoluer dans une situation inextricable de précarité. Et toujours l’Ironie sauve la mise.

Le tour de force de l’auteure tient ici à l’écriture de sortes de fondus-enchaînés littéraires à l’intérieur même de l’intrigue, avec cette collision douce et quasi-insensible de passages réalistes via des passages davantage fictifs – voire oniriques – au sein même du discours narratif. Procédé réussi puisque la transposition et la transfiguration d’une réalité décrite dans toute la lourdeur de sa précarité, prend ainsi son envol grâce à des échappées imaginaires délestant la navigation du roman et de son personnage principal. Un recours réussi à la puissance évocatrice et transfiguratrice de l’Imaginaire, qui déroute agréablement le lecteur et bouscule la linéarité du récit. Une façon d’échapper à la « fourmilière souterraine » pour notre héroïne ! Une façon pour nous, lecteurs, de rêver !

Des passages majeurs – vivier de potentiels « morceaux d’anthologie » – ne manquent pas dans ce roman, teintés de cette dose d’ironie instaurant un « écart » salvateur / salutaire, pour Faire Face. Situations décalées, personnage principal décalé, un mode d’interprétation joué avec brio pour mieux Résister : résister à ce qui fait mal, là où si peu de chair pour amortir les coups // là où si peu de chair sur notre carcasse.

Embauchée au rayon jouets, niveau-1, au sous-sol, d’un grand magasin de luxe parisien, l’héroïne-narratrice ne rate aucune opportunité de passer au crible d’une lecture parodique des situations quasi-tragiques devenant, par la magie du décalage, d’authentiques situations cocasses dont on imagine la saveur dans une adaptation cinématographique ou dramaturgique…

Situation cocasse du stupide « accident de travail » occasionné par le mécanisme d’ouverture automatique du tiroir-caisse… La personnification de l’Objet ajoutant ici à l’aigreur tonique de la situation :

Une fois les opérations courantes acquises, on attend que tout le monde soit à l’aise avec le maniement de la caisse, le toucher plus ou moins lourd du clavier et le mécanisme d’ouverture automatique du tiroir. J’avais déjà appris à mes dépens, dans cette vie et pas une autre, qu’il ne faut jamais se placer trop près. La machine permet certes aux timides de ne laisser visible qu’une toute petite partie d’eux-mêmes, mais espérer faire corps avec elle est une illusion qui s’envole avec la réalité du terrain (…) A peine assise sur le tabouret, après avoir actionné la touche total, coudes au corps, menton rentré, j’avais eu le souffle coupé par un direct dans l’estomac (ou un uppercut à hauteur du foie, en tout cas la douleur m’avait laissée muette). Debout, on risquait des chocs encore pires contre les os iliaques, le coin du tiroir en fer tapant là où si peu de chair sur notre carcasse. En rendant la monnaie ensuite je visualisais un squelette, fémurs et tibias bien alignés, abandonné dans le désert au pied d’un cactus, et reconnaissable à cent mètres comme humain malgré la brume de chaleur. Surtout le bassin et sa forme caractéristique de papillon, sa blancheur de plâtre, une vie qui s’achèverait en os de seiche. Le soir, en me déshabillant, je pensais aux apprentis héros des westerns, au recul mal anticipé de l’arme à feu qui vous déséquilibre et ruine le peu d’assurance que vous espériez avoir gagné. L’erreur de novice se payait d’hématomes ovales, la marque du tiroir au-dessus du nombril ou sur la hanche, soi-disant le métier qui rentre, mais cette fois j’étais prévenue, j’allais même mettre en garde mes nouveaux camarades.

Situation cocasse d’une hôtesse de caisse surprise par le lecteur en flagrant délit de rêveries-tout-en-allégresse, imparables échappatoires à la gestuelle mécanique d’un quotidien en situation de détresse.

(…) il était l’heure du prélèvement exigé par la caisse centrale. On sort deux mille euros d’un coup pour éviter que les billets débordent du tiroir, au bout d’un moment ils se coincent, ça fait limite bordélique, franchement ça craint. Rosy allait me montrer (…) L’attitude figée, en retrait, les deux mains inutiles posées sur les cuisses, m’était presque naturelle. Celle de la tourneuse de pages. Quinze ans plus tôt, si une voyante m’avait prédit en examinant ma ligne de chance, je vous vois dans l’ombre, attentive sur un siège et j’entends le silence, j’aurais plutôt imaginé ça, comme avenir. Aide de camp du concertiste, des heures sur un tabouret de piano qu’on a appris à ne pas faire grincer, se lever, tendre le bras droit imperceptiblement devant la partition à l’approche des dernières mesures et tourner la page au signe de tête discret de l’interprète, sans ruiner son mouvement de poignet ni son rubato éperdu. Invisible jusqu’au dernier moment. Comme les ramasseurs de balles encore enfants des tournois du grand chelem (on m’avait raconté qu’ils étaient sélectionnés pour leur capacité à rester debout sur un pied dans l’obscurité pendant plusieurs minutes sans bouger un cil, ce qui m’impressionnait bien moins que les tests d’aptitude des CRS, forces de la nature prétendument impassibles à travers les épais nuages de gaz lacrymogène). J’osais à peine respirer à côté de Rosy qui m’avait confié une liasse énorme de billets de vingt euros à recompter. À croire que le piano s’était mué en miroir aux alouettes, exactement de la même façon que mes études pour fille à marier (…) J’avais donc perdu mon temps à faire des gammes et à déchiffrer des mazurkas dans la grande salle du conservatoire, un petit château aux fenêtres en ogive tassé entre les barres d’immeubles. Au lieu de rêver devant le quart de queue noir dont le couvercle restait toujours ouvert, béquille plantée dans son encoche en laiton (…), au lieu de me laisser attirer par les reflets du soleil sur le bois verni, j’aurais pu voir aussi dans l’instrument le mécanisme primitif d’une tapette à souris, un piège grossier prêt à se refermer sur mes doigts au premier courant d’air.

Situation cocasse d’une hôtesse de caisse surprise par le lecteur en flagrant délit de rêveries-tout-en-allégresse, imparables échappatoires à la gestuelle mécanique d’un quotidien en situation de détresse, donc. Avec possible irruption intempestive – pour interruption volontaire d’allégresse – du premier commun des mortels assigné là exprès à résurgence pour plomber tout essai de lest : en l’occurrence, le Vincent tortionnaire, jouant ici à la perfection son rôle de rabat-joliesse, capable de se montrer jaloux en outre du responsable de l’étage au prénom composé Paul-André, dont notre héroïne pour meubler leur conversation du soir lui conte naturellement les faits et gestes du jour, sans arrière-pensées pourtant :

Alors, ma douce, séduite par le prénom composé ? On se donne un petit frisson d’aristocratie, on s’encanaille avec un Paul-André, on fricote avec le chef de rayon d’un magasin de luxe ? (…)

Soupçonneux bien sûr, il m’avait déjà mise en garde plusieurs fois. Il aurait trouvé honteux le regard de commisération, presque de pitié que m’avait lancé mon « responsable » un soir, après la fermeture, lorsqu’il avait fallu m’expliquer comment utiliser les pneumatiques du magasin. On glissait les petites trousses remplies de chèques et de tickets de carte bancaire dans des capsules de plastique aux extrémités enrobées de caoutchouc noir, avant de les envoyer en express au cinquième étage – à la compta qui faisait nocturne aussi – par un réseau de tuyaux pressurisés. Il était temps que j’apprenne à m’en servir. J’avouais n’en avoir jamais vu, sauf dans les films des années soixante, où les capsules traversaient Paris pour apporter les déclarations du timide Antoine Doinel à sa femme fatale, à son apparition. Paul-André regrettait lui aussi cette époque de télégrammes, tout de même plus poétiques que la vibration du téléphone portable dans votre poche signalant l’arrivée d’un SMS plein de sous-entendus. J’étais d’accord. Mais Vincent m’avait arrêtée net, j’étais complètement malade de commencer à parler cinéma, quel poncif, autant dire la secrétaire qui rêve de coucher avec son patron.

Toile littéraire d’une Fin de partie déjà et toujours jouée, en attendant Godot – soleil de jours meilleurs peut-être / probablement non à-venir ?

Parle-moi du sous-sol transporte et questionne le lecteur et lui tend un miroir dont les vertus grossissantes révèle fidèlement les rouages d’une société qui est la sienne – qualité d’un romancier lorsqu’il Nous raconte, démonte et montre les mécanismes viciés d’un monde éloigné parfois des ambitions premières indemnes encore des déceptions certaines.

Un roman d’apprentissage d’une certaine manière. Une radioscopie du monde du travail activant la roue infernale d’une société contemporaine brillant par la Direction incontestable à l’œuvre de ses Relations Humaines cultivées dans leur ambiguïté. Roman Incisif. Regard acéré. Un zeste de cynisme. Des personnages égarés. Un roman en recherche active d’un Sens à donner à… ?… Un roman des années désenchantées. Non les fables ne tiennent pas leurs promesses…

Regard de lucidité sur un monde du travail observé au microscope dans ses plus fines aspérités… en attendant, incertains/un certain… Godot. Désespérément. Obstinément. Avec une dose d’ironie suffisante pour finalement… en rire ? Salutaire dans tous les cas, salvatrice assurément.

A lire sans modération / obstinément / en rêvant encore à un avenir promis de jours meilleurs ! En attendant---

Une mention particulière pour la très réussie 1ère de couverture, dans sa photographie, son graphisme et sa facture.

 

Murielle Compère-Demarcy

 


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A propos de l'écrivain

Clotilde Coquet

 

Auteure française. "Parle-moi du sous-sol" est son premier roman

 

A propos du rédacteur

MCDEM (Murielle Compère-Demarcy)

 

Lire toutes les publications de Murielle Compère-Demarcy dans la Cause Littéraire

 

Murielle Compère-Demarcy est tombée dans la poésie addictive (ou l'addiction de la poésie), accidentellement. Ne tente plus d'en sortir, depuis. Est tombée dans l'envie sérieuse de publier, seulement à partir de 2014.

A publié, de là jusqu'ici :

Je marche--- poème marché/compté à lire à voix haute et dédié à Jacques DARRAS, éd. Encres Vives, 2014

L'Eau-Vive des falaises, éd. Encres Vives, 2014

Coupure d'électricité, éd. du Port d'Attache, 2015

La Falaise effritée du Dire, éd. du Petit Véhicule, Cahier d'art et de littératures n°78 Chiendents, 2015

Trash fragilité (faux soleils & drones d'existence), éd. du Citron Gare, 2015

Un cri dans le ciel, éd. La Porte, 2015

Je Tu mon AlterÉgoïste, éd. de l'Ecole Polytechnique, Paris, 5e, 2016

Signaux d'existence suivi deLa Petite Fille et la Pluie, éd. du Petit Véhicule, coll. de La Galerie de l'Or du Temps ; 2016

Co-écriture du Chiendents n°109 Il n'y a pas d'écriture heureuse, avec le poète-essayiste Alain MARC, éd. du Petit Véhicule ; 2016

Le Poème en marche suivi par Le Poème en résistance, éd. du Port d’Attache ; 2016

Dans la course, hors circuit, éd. Tarmac, coll. Carnets de Route ; 2017 ; réédition augmentée en 2018

Poème-Passeport pour l’Exil, avec le poète et photographe ("Poétographie") Khaled YOUSSEF éd. Corps Puce, coll. Liberté sur Parole ; mai 2017

Nantes-Napoli, français-italiano traductions de Nunzia Amoroso, éd. du Petit Véhicule, Cahier d’art et de littératures n°121, vol.2, Chiendents, 2017

dans la danse de Hurle-Lyre & de Hurlevent…, éd. Encres Vives, coll. Encres Blanches n°718, 2018

L’Oiseau invisible du Temps, éd. Henry, coll. La Main aux poètes ; 2018

 

Publications en revues : Phoenix, La Passe, FPM-Festival Permanent des Mots, Traction-Brabant, Les Cahiers de Tinbad, Poésie/première, Verso, Décharge, Traversées, Mille et Un poètes (avec "Lignes d’écriture" des éditions Corps Puce), Nouveaux Délits, Microbes, Comme en poésie, Poésie/Seine, Cabaret, Concerto pour marées et silence, … ; sur espaces numériques Terre à ciel, Le Capital des Mots, Recours au Poème, … Publications en 2018 dans Nunc, la Revue Europe et Galerie Première Ligne, …

 

Anthologies : "Sans abri", éd. Janus, 2016 ; "Au Festival de Concèze", éd. Comme en Poésie, 2017 ; Poésie en liberté (anthologie numérique progressive) en 2017 et 2018 ; citée dans Poésie et chanson, stop aux a priori ! de Matthias Vincenot, aux éditions Fortuna (2017), …

 

Rédactrice à La Cause Littéraire, écrit des notes de lecture pour La Revue Littéraire (éd. Léo Scheer), Les Cahiers de Tinbad, Poezibao, Traversées, Sitaudis.fr, Revues en ligne Texture, Zone Critique, Levure Littéraire, Recours au Poème en tant que contributrice régulière.