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La Styx Croisières Cie (7), par Michel Host

Ecrit par Michel Host le 15.10.18 dans Chroniques régulières, La Une CED, Les Chroniques

La Styx Croisières Cie (7), par Michel Host

 

Juillet 2018

 

« Vraiment ! vraiment ! Comme tout est bizarre aujourd’hui ! Alors qu’hier les choses se passaient si normalement. Est-ce que, par hasard, on m’aurait changée au cours de la nuit ! Réfléchissons : étais-je identique à moi-même lorsque je me suis levée ce matin ? Je crois bien m’être rappelée m’être sentie un peu différente de l’Alice d’hier. Mais, si je ne suis pas la même, il faut se demander alors qui je peux bien être ? Ah, c’est le grand problème ! Et elle se mit à penser à toutes les petites filles de son âge qu’elle connaissait, afin de savoir si elle ne serait pas devenue l’une d’elles », Lewis Carroll

Traduction de H. Parisot)

Jules de Montalenvers de Phrysac. Noté dans le Livre de mes Mémoires

 

Lµ1. Alice se pose les questions essentielles, les plus vraies. Qui suis-je ? D’hier à aujourd’hui, suis-je toujours la même ?

A-t-elle éprouvé ce sentiment rimbaldien du « Je est un(e) autre » ? Les dames férues de genres la voueront aux enfers pour avoir seulement pensé qu’elle aurait pu devenir une autre petite fille et non pas un petit garçon. Évidemment, à l’inverse de ces penseuses ridicules, elle ne s’interroge pas davantage quant à l’idée de réalité, sachant très bien de quoi il retourne. Elle possède un esprit vrai qui la tient éloignée des pensées fausses.

µ-2. Ce dimanche, premier jour du mois de juillet, les cendres de Mme Simone Veil, accompagnées de celles de son mari, ont été transférées au Panthéon, rue Soufflot. En 1976, elle présentait à l’Assemblée nationale son projet de loi en faveur de l’avortement  pour les jeunes filles et jeunes femmes en état de détresse parce qu’inopinément elles se trouveraient enceintes. On pourrait alors, selon Mme Veil, les aider à garder leur enfant si elles le voulaient, c’est-à-dire leur offrir les conditions de vie matérielle adéquates. Sinon, à s’en séparer par l’opération médicalisée de l’avortement. Cette loi avait toutes les caractéristiques de la liberté et de l’équité, je le reconnais aujourd’hui, comme je reconnais qu’alors j’avais donné de la gueule avec tous les réactionnaires bavouilleurs de ce pays, toute la catholicité rance et ensoutanée qui n’avaient retenu du projet de loi que son versant mortel, oubliant la primordiale notion de « détresse ». La loi, un pis-aller, restait bonne et positive malgré tout. Elle permettait le temps de la réflexion et, aux femmes avortées, d’échapper si elles le souhaitaient au choc en retour et souvent à retardement d’une insondable culpabilité. Aveuglé par ma haine de la mort et par le fait que la notion de détresse, alors  soulignée par Simone Veil, m’avait entièrement échappé, j’avais hurlé avec les loups. Je pensais aussi à notre suicide collectif en tant que civilisation et population, pensée d’ailleurs partagée par un certain nombre de musulmans. Tout a été renversé à nouveau lorsque ces dames féministes autant que Jivaro-progressistes n’ont plus reconnu la détresse des futures jeunes mères, ni qu’elles pussent, pour certaines du moins, être rongées par le moindre sentiment de culpabilité, la morsure de l’irréparable. L’avortement, sous le terme purement technique d’IVG devenait le premier et supérieur recours, recommandé à la société jusqu’à se substituer à d’autres moyens contraceptifs, dont les effroyables aiguilles à tricoter des faiseuses d’anges (expression d’antan, on ne peut plus parlante et qu’on ne doit pas oublier).

Je demande aujourd’hui mon pardon à Madame Simone Veil, ne serait-ce qu’au nom d’une bonne foi trompée. J’avais grand tort, dans ma légèreté vis-à-vis de sa loi et de ses véritables intentions, de me fier à ce réflexe qui, devant toute nouveauté, tout changement, se mue en interdiction de penser que l’on oppose à soi-même, à la raison, à la compassion, elle aussi naturelle…

µ-3. Un gorille de la garde rapprochée de M. Macron (M. Benalla), qui n’avait rien à faire sur les lieux d’une manifestation, et qui plus est sous un uniforme de policier, frappe un manifestant jeté à terre après avoir brutalisé une manifestante. C’est rassurant pour l’avenir de la démocratie en ce pays : nous nous apparentons de plus en plus aux républiques bananières de l’Amérique centrale, à la flicaille des États-Unis, qui frappe, cogne et tire sans préavis ni sommation. Et ce d’autant plus que le pouvoir fait silence sur les faits et semble dès lors protéger la brute qui le sert avec ses poings.

µ-4. L’affaire du gorille Alexandre Benalla prend une ampleur qu’on n’imaginait pas. On découvre les violences deux mois après qu’elles eurent lieu : on soupçonne donc leur dissimulation. Les autorités directement concernées sont interrogées, à l’Assemblée et au Sénat. Elles sont embarrassées dans leurs explications, le fait d’avoir à dire qu’elles n’étaient au courant de rien – énoncé par un ministre de l’intérieur qui plus est, c’est difficile à avaler ! –, le fait d’avoir à mentir en prétendant qu’elles ignoraient que parmi les gardes prétoriens du macronisme pur (mais aussi dur ! à ce qu’il semble) figurait un ex-gendarme accompagnant le président et son épouse dans tous leurs déplacements, le fait encore qu’un autre gendarme réserviste, un certain Vincent Crase, servit d’écuyer au chevalier Benalla dans cette bagarre et tabassage du 1ermai dernier, jour de la « fête du travail ». Trois autres gendarmes normalement en fonction participèrent eux aussi à la foire aux horions. Les faits eurent lieu sur la charmante Place de la Contrescarpe (Ve arrdt. de Paris) qu’étant étudiants nous arpentions avec tant de plaisir pour rejoindre la rue Monge en contrebas ou, par la rue Mouffetard, la placette où est assise l’église saint-Médard, au bas de l’avenue des Gobelins. Outre un sentiment de dégoût envers ce régime en marche vers l’autocratie absolue, l’élévation de l’inégalité sociale au rang de méthode économique, tout cela nous laisse un arrière-goût de profanation à la mesure de nos courtes existences. On n’a pas non plus mis en garde-à-vue les deux supposées victimes, ce qui paraît assez louche. Bref c’est un chaos qui tombera, on peut l’imaginer, dans le puits de l’oubli. Le poisson sera noyé. Un poisson qui meurt reste silencieux.

L’affaire va donc évoluer. Déjà l’on apprend que l’Élysée offrait à M. Benalla des conditions de vie fort enviables et quelques passe-droits peu compréhensibles : un salaire mirobolant d’environ 15.000 € ou 6.000 € mensuels (ai-je entendu dire), un bureau de fonction – laquelle ? – au palais de l’Élysée, une voiture personnelle puissante et munie d’un gyrophare, lui permettant de se déplacer rapidement pour se rendre sur les lieux chauds afin de se dégourdir les jambes et les poings ! En outre, M. Collomb, ministre de l’Intérieur, fait mine d’apprendre que M. Benalla fut mis à pied durant quinze jours, puis réintégré dans ses fonctions comme si rien ne s’était passé. L’omerta à l’échelon le plus haut de l’État !

Les citoyens ordinaires tondus par le fisc, menacés d’être jetés hors de leurs entreprises, les chômeurs réduits aux aides minimales, les clochards et SDF qui, été comme hiver, dorment sur les trottoirs de nos villes, livrés aux secours presque exclusifs d’associations laïques ou religieuses, toute cette France des petits, de ceux qui n’ont pas « fait les grandes écoles » ni appris comment l’on amasse l’argent, tous ces êtres aussi méprisés par la droite que par ladite gauche, pourront apprécier la tragi-comédie qui va leur être servie, jusqu’à ce que le rideau soit tiré, l’affaire enterrée. On pense qu’en septembre, après les chaleurs d’août, les Français auront tout oublié de ces badineries et tressautements d’une histoire qui a la peau dure.

Quant à Emmanuel Macron : bravo l’artiste ! Continue à donner des leçons de maintien aux jeunes garçons qui te saluent d’un « Bonjour Manu, comment ça va ? »  avant qu’il ne te dise, peut-être plus tôt que tu ne le souhaiterais, « Salut Manu, et bon vent ! ».

µ-5. « Les migrants n’ont pas l’air de te tracasser plus que ça », m’a confié un ami lecteur de ces chroniques sans prétention. « Tu n’en parles jamais ».

Il a raison. J’ai peu à dire à leur sujet. Ils parviennent en masse sur notre territoire, avec ou sans « papiers ». Ils se rassemblent sur nos côtes, dans le nord du pays, face à l’Angleterre, proche et inaccessible, qui ne les veut pas sur son sol, et, à force d’avoir à compter sur eux-mêmes en dépit des efforts d’une population française généreuse et souvent touchée de compassion, ils sont conduits à édifier deux camps successifs, installations sauvages, où ne tarde pas à régner l’humain de toujours, le passeur avide de nouveaux profits, extorqueur de leurs dernières ressources, les proxénètes, les vendeurs de produits stupéfiants ; beaucoup se lancent, la nuit, à la poursuite de camions qui vont en Angleterre, rares sont ceux qui parviennent au but, un bon nombre de migrants meurent dans des accidents aussi prévisibles qu’abominables. Dans le « camp » s’installent la multiethnicité, les rivalités, les batailles entre groupes nationaux ou ethniques… L’histoire humaine de toujours s’y reproduit dans un format plus petit. L’État français, qui par ailleurs s’est mis en tête et en loi de punir tout acte d’aide et de fraternité envers ces migrants (accueil et rejet, donc !), ordonne la destruction de ces villages faits de planches et de tôles. La police procède avec un minimum de délicatesse. La plupart de ces malheureux vont alors se réfugier dans les grandes villes, à Paris notamment, dans de précaires abris d’où on les déloge pour des lointains provinciaux. Certains se résigneront et resteront en France, ou iront en Allemagne ; beaucoup, parlant l’anglais qui, ayant de la famille de l’autre côté de la Manche, reviendront à leur première idée.

À ces malheurs, à ces traitements indignes, il faut ajouter souvent ce qui les a précédés : la cupidité de passeurs-violeurs sans autre projet que leur enrichissement crapuleux, l’embarquement sur des radeaux surchargés, des barcasses vermoulues, les naufrages, les noyades d’enfants, de femmes et d’hommes, ces deuils, ces souffrances. S’il y eut des « migrants » fortunés (Syriens, Libyens, Soudanais…), ils sont déjà parvenus à Londres sans encombre.

Le fait de « parler » des migrants et de les plaindre ne signifie pas une acceptation automatique de leur présence en France. Que leurs raisons d’émigrer soient économiques importe peu. Acceptons-les. Que leurs vies soient en danger en raison des guerres, violences, luttes ethniques… Accueillons-les fraternellement, humainement, et surtout donnons-nous en les moyens.

Le seul obstacle que je vois à l’accueil, on l’aura deviné si on lit ce que j’écris depuis toujours à ce sujet, est d’ordre religieux. Les musulmans ne doivent pas avoir droit de cité chez nous. Mes raisons ne sont pas celles du tueur norvégien Anders Breivik (77 morts à Oslo et sur l’île d’UtØya en juillet 2011) qui, en émule des nazis qu’il est, refuse le multiculturalisme. En ce qui me concerne, je le verrais comme une promesse d’enrichissement pour l’avenir. Les musulmans (lire mes chroniques antérieures) ne nous promettent que la stérilité d’une religion figée à jamais et néanmoins pleine de l’espoir d’une conquête idéologique et religieuse de l’Europe ex-chrétienne et laïque par ailleurs. L’idéologique et le religieux se superposent ici exactement. Ils nous promettent une culture de l’immobilisme scientifique et technique, les joies de la théocratie déjà divisée entre les irréconciliables chiites et sunnites, la loi du talion et de la charia, l’humiliation et l’infériorisation des femmes, et enfin la violence et le meurtre qui fondent leur Constitution, à savoir le Coran. Un enfermement sans précédent, notre fin en tant que civilisation.

Madame Merkel, lors de la précédente poussée migratoire, a accepté sur son sol environ un million de migrants, en majorité des musulmans : elle s’en mord les doigts aujourd’hui, ayant réussi sans aucun doute à augmenter dans de grandes proportions le nombre et l’organisation des partis de l’extrême droite xénophobe allemande, ainsi que le nombre effarant (quoique dissimulé) des viols de jeunes filles et de femmes allemandes. C’est là façon de nier la liberté de nos mœurs, celles des femmes en premier lieu, et sans doute de les punir pour cela même qu’elles sont femmes. Selon moi, c’est INACCEPTABLE depuis la fin du paléolithique.

En France, depuis 1905, la laïcité-républicaine a réussi la performance d’abattre la chrétienté (que je ne soutiens ici que d’un point de vue culturel). Elle a vidé les églises, et ses cathédrales se sont changées en monuments touristiques, en sources d’augmentation de notre PIB. En revanche, seconde performance : par une contradiction que je ne puis comprendre (sinon que la stimulent de misérables motifs électoraux), elle soutient et parfois subventionne la construction de mosquées (nous en avons près de 4000 aujourd’hui sur notre territoire, muettes (sans muezzins, pour le moment), où prêchent la haine de notre pays et de ses citoyens un bon nombre d’imans radicaux, qui eux connaissent leur Coran et ont toute la patience qu’il faudra pour nous l’imposer). Si M. Macron demande bien courtoisement aux musulmans établis en France de faire l’effort de s’intégrer à défaut de s’assimiler (comme le firent Italiens, Polonais, Portugais…), en revanche, Mme Hidalgo, mairesse de Paris, fait un pas de plus dans l’autre sens en se rendant aux grandes fêtes et célébrations musulmanes (Ramadan, Aïd…) et en oubliant de se rendre aux célébrations majeures des chrétiens. Selon moi, c’est non moins INACCEPTABLE.

Les migrants, donc, s’imagineront être « instrumentalisés » par la République alors qu’ils le sont déjà par leur religion et leurs autorités religieuses.

On notera, enfin, que je ressens de l’impuissance devant ces évolutions massives et souterraines à la fois, et qu’en conséquence je m’en tiens au conseil d’Épictète : « Ne te mêle pas de ce sur quoi tu n’as aucun pouvoir ».

µ-6. À Guignol. D’abord, ce bémol : on apprend que les deux « victimes » des violences du 1ermai, sur la place de la Contrescarpe, étaient de grands diminués mentaux qui, avant le déclenchement des événements malheureux, insultèrent les policiers, leur lancèrent une carafe d’eau pour le jeune homme, une petite cuiller ou une chaise pour la jeune femme. On peut comprendre l’agacement des forces de l’ordre face à de tels signes d’amitié, mais cela n’enlève rien aux brutalités de M. Benalla ni à l’illégalité de sa présence sur les lieux et de son action.

Quant à M. Macron, il a réuni ses partisans (ils lui suffisent en tant que représentants des Français !), ses députés, les « marcheurs » cette fois immobiles sur les marches d’une cour intérieure, à la Maison de l’Amérique latine (Bd Saint-Germain, non loin du palais Bourbon), pour les rassurer je crois, en leur annonçant que « le seul responsable » de cette situation était lui-même, et que les fonctions politiciennes, fussent-elles celles de président d’une nation de 85 millions de citoyens, n’excluent pas que des erreurs soient commises au plus haut niveau de l’État. Il a, semble-t-il, été applaudi par ceux de sa bande, regroupés comme des moutons apeurés. Il a aussi dénoncé la presse et les médias, pour leur hâte de s’instituer en appareil judiciaire, ce qui ne m’a pas semblé entièrement faux. Ses adversaires l’ont automatiquement requalifié « d’irresponsable », et, pour les plus virulents, déjà ils voudraient le voir saucissonné dans une procédure « d’empeachment », sorte de cuisson lente du homard à l’américaine. Notre Homard Ier, alias Jupiter, c’est l’évidence, n’entend pas se laisser faire. Il entreprend, je crois, d’éteindre l’incendie en arrosant la maison par son toit et par le haut. Le bas, la nation, est tout prêt à se laisser convaincre par ses arguments. La grande bataille est déjà en passe de se muer en guerre picrocholine. C’est Guignol : le gendarme Chibroc (mais un faux gendarme) a donné du bâton à de faux innocents mais sans doute de vrais imbéciles. Au parterre, ébahis, les petits enfants conspuent d’abord la maréchaussée, et bientôt ils riront et ils riront et applaudiront. Comme disait ma grand-mère en soufflant sur l’atroce bobo, lorsque je m’écorchais le bras ou la jambe : « Demain il n’y paraîtra plus, mon chéri ». Ya veremos.

« Ya veremos ! ya veremos ? » Nous verrons bien. Mon optimisme me fait passer les bornes ! Peut-être n’aurai-je plus que le temps de ne rien voir du tout.

µ-7. À la campagne. Elle est plus que triste, la campagne. Elle est silencieuse. J’hésite : les oiseaux se sont-ils, comme l’autre année, retirés dans les bois environnants pour se mettre au frais, échapper à la canicule, ou aux pesticides et insecticides ? Reviendront-ils à l’automne ? Ont-ils fui définitivement la région ? Les champs de la commune de Pimelles sont aujourd’hui entre les mains de quatre « gros » agriculteurs. Peut-être en auront-il plus qu’assez de mourir de cancers variés, comme moururent plusieurs de leurs prédécesseurs. Peut-être replanteront-ils des haies où nicheront à nouveau les oiseaux. Peut-être se mettront-ils à une agriculture saine, biologique, fermière… Les oiseaux reviendront, mais quand ? Le silence infini de mon jardin m’effraie. Nous avons encore une dizaine de couples d’hirondelles survolant le village. Ces oiseaux sont intelligents : moins d’insectes, moins d’hirondelles. Peut-être, enfin, les hommes, les femmes et les enfants viendront-ils repeupler ce village à l’agonie, qu’achève notre gouvernement avec l’épée de l’économie.

µ-8. Du nord au sud, les Français pensent crever la gueule ouverte. Les chaleurs sont caniculaires. Dans les hospices et maisons de retraite, on arrose les vieillards comme géraniums sur les balcons. Ils en respirent bien mieux. Beaucoup, même, survivent. Leurs enfants se font rôtir et griller sur les plages du sud ou prennent un air plus frais sur celles du nord.

 

J’ai quatre mots à vous dire – Enjoy your summer

Dix proverbes & locutions. Vrais / Faux / Douteux :

1. Faire l’école buissonnière.

2. Après les vaches grasses, viennent les vaches maigres.

3. Avoir les yeux plus grands que le ventre.

4. Bien faire et laisser dire.

5. Charbonnier est maître chez soi.

6. Faire des économies de bouts de chandelle.

7. On lui donnerait le bon Dieu sans confession.

8. C’est une sainte nitouche.

9. Qui ne sait rien, de rien ne doute.

10. Regarder avec des yeux de merlan frit.

 

Réponses :

1. Faux. Impossible aujourd’hui après le remembrement et la disparition du bocage.

2. Faux. Pour la plupart des gens, après les vaches maigres, viennent les vaches squelettiques.

3. Vrai pour les 8 millions d’humains qui n’ont pas un sou en poche.

4. Faux. La règle des irresponsables politiques est de mal faire et de ne pas laisser dire.

5. Douteux. On ne fabrique plus de charbon de bois que pour les barbecues.

6. Faux, depuis qu’on s’éclaire avec des ampoules électriques.

7. Douteux. Les confessionnaux sont vides et le bon Dieu existe-t-il ?

8. Faux et vrai à la fois. Elles sont tant à y avoir touché, qui l’ont fort aimé et pour cela saintes se sont faites sur leurs vieux jours.

9. Vrai. Illustre l’ignorance crasse et la crédulité de tant de nos concitoyens.

10. Faux. Nous croyons savoir que, frit le merlan, ses yeux ne peuvent plus voir quoi que ce soit. À discuter dans la formulation néanmoins.

 

Fin de la Styx Croisière Cie N°7 pour Juillet 2018

 

Michel Host

 


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A propos du rédacteur

Michel Host

 

(photo Martine Simon)


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Rédacteur. Président d'honneur du magazine.


Michel HOST, agrégé d’espagnol, professeur heureux dans une autre vie, poète, nouvelliste, romancier et traducteur à ses heures.

Enfance difficile, voire complexe, mais n’en a fait ni tout un plat littéraire, ni n’a encore assassiné personne.

Aime les dames, la vitesse, le rugby, les araignées, les chats. A fondé l’Ordre du Mistigri.


Derniers ouvrages parus :


Poème d’Hiroshima, Éd. Rhubarbe, 2005

Figuration de l’Amante, Poème, Éd. de l’Atlantique, 2010

Les Jardins d’Atalante, Poème, Éd. Rhubarbe, 2014

La Ville aux hommes, Poèmes, Éd. Encres vives, 2015

Mémoires du Serpent, roman, Éd. Hermann, 2010

Une vraie jeune fille, nouvelles, Éd. Weyrich, 2015

L’Arbre et le Béton (en collaboration avec Margo Ohayon), Dialogue, Éd.  Rhubarbe, 2016

 

Traductions :

 

Aristophane, Lysistrata ou la grève du sexe (2e éd.-2010),

Aristophane, Ploutos. (Aux éd. Les Mille & Une nuits)

Trente poèmes d’amour de la tradition mozarabe andalouse (XIIe

& XIIIe siècles)- 1ère traduction en français – à L’Escampette (2010)

Jorge Manrique, Stances pour le mort de son père (bilingue)- Éd.

De l’Atlantique (2011)

Federico García Lorca, Romances gitanes (Romancero gitano)  – Éd. Alcyone –

bilingue, 2e éd -  2016

Luis de Góngora, Les 167 Sonnets authentifiés, bilingue, Éd. B. Dumerchez, 2002

Luis de Góngora, La Fable de Polyphème et Galatée, Éd. de l’Escampette, 2005.

En préparation :

Lucien de Samosate, Philosophes à l’encan  /  L. de Góngora, Choix de poèmes  /  Une suite aux Attentions de l’enfance