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Polars

Le gardien invisible, Dolores Redondo

Ecrit par Cathy Garcia , le Vendredi, 03 Mai 2013. , dans Polars, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Roman, Espagne, Stock

Le gardien invisible, traduit de l’espagnol par Marianne Million, Stock La Cosmopolite Noire, mars 2013, 453 pages, 22,50 € . Ecrivain(s): Dolores Redondo Edition: Stock

 

Voici le premier roman d’une trilogie policière qui se déroule au Pays Basque espagnol. Des adolescentes sont retrouvées dans la vallée de Baztán, étranglées, les vêtements déchirés de part et d’autre de leur corps, maquillage effacé et un txatxingorri déposé sur leur pubis rasé. Les txatxingorris sont des gâteaux typiques de la région. De plus, des poils d’origine animale sont retrouvés sur chacune d’elles. L’enquête est confiée à l’inspectrice Amaia Salazar, originaire d’Elizondo, le chef-lieu de la vallée, qui n’y était jamais revenue depuis qu’elle l’avait quitté. Amaia Salazar est une femme fine et intelligente, dotée d’une ferme volonté, formée au FBI, elle est spécialisée dans la traque de tueurs en série. C’est donc confiante dans ses capacités qu’elle va se lancer, plus ou moins bien secondée de ses co-équipiers, dans une course contre la montre pour identifier et arrêter le tueur, mais ce retour sur les lieux de son enfance, où elle a encore de la famille, est loin d’être anodin. Surtout qu’une de ses deux sœurs, Flora, prend visiblement plaisir à réactiver ce passé.

« Oublier est un acte involontaire. Plus on essaie de laisser quelque chose derrière soi, plus cette chose vous poursuit ».

Une terre si froide, Adrian McKinty

Ecrit par Yan Lespoux , le Samedi, 27 Avril 2013. , dans Polars, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Iles britanniques, Roman, Stock

Une terre si froide, traduit de l’anglais (Irlande) par Florence Vuarnesson, 391 pages, 21,50 € . Ecrivain(s): Adrian McKinty Edition: Stock

 

 

Absent depuis quelques années en France, son dernier roman traduit en français, Retour de flammes, qui clôturait la trilogie consacrée à Michael Forsythe, ayant paru en 2009, Adrian McKinty revient à la fois dans notre paysage éditorial et chez lui, à Belfast. Car ce qui jusqu’alors était la marque de fabrique de McKinty, en ce qui concerne les romans parus ici en tout cas (une trilogie – The Lighthouse trilogy – et plusieurs « one shots » n’ayant pas eu les honneurs de la traduction française), consistait à exiler ses personnages hors d’Irlande. Michael Forsythe partait pour New York puis Boston, le Mexique et le Pérou tandis que dans Le fleuve caché Alex Lawson émigrait dans le Colorado. Des personnages qui, en fin de compte, suivaient plus ou moins l’itinéraire de l’auteur, natif de Belfast, étudiant à Oxford, émigré à New York, puis enseignant à Denver avant de s’installer à Melbourne.

Une belle saloperie, Robert Littell

Ecrit par Yann Suty , le Jeudi, 18 Avril 2013. , dans Polars, Les Livres, Recensions, La Une Livres, USA, Roman, Baker Street

Une belle saloperie, traduit de l’américain par Cécile Arnaud, Editions Baker Street, 18 avril, 316 pages, 21 € . Ecrivain(s): Robert Littell Edition: Baker Street

 

Un hommage aux classiques. Avec Une belle saloperie, Robert Littell s’offre un petit plaisir à l’ancienne, un polar dans la tradition de Raymond Chandler. Ça pourrait être un polar des années 50. Sauf que ça se passe aujourd’hui.

Le héros du livre est d’abord un nom : Lemuel Gunn. Avec deux « n ». Déjà tout un programme !

Il a tout d’un héros de hard-boiled. Vétéran de la CIA, il s’est reconverti comme détective privé après avoir été viré dans des circonstances troubles de l’agence gouvernementale. C’est un dur à cuir solitaire, qui est né cinquante années trop tard.

Le monde actuel ? Il n’est pas fait pour lui et il n’a aucune envie de s’y soumettre. L’ordinateur ? Une ineptie et bien trop compliqué à l’usage. Sa voiture est un vieux modèle des années 50… auquel il ne vaut mieux pas toucher sinon l’homme se fâche !

Ses principes, aussi, appartiennent à une époque révolue.

Le bon père, Noah Hawley

Ecrit par Yan Lespoux , le Mercredi, 17 Avril 2013. , dans Polars, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Roman, Série Noire (Gallimard)

Le bon père, traduit de l’anglais (USA) par Clément Baude, mars 2013, 416 pages, 23,90 € . Ecrivain(s): Noah Hawley Edition: Série Noire (Gallimard)

 

 

Rhumatologue de renom, Paul Allen apprend un soir, en regardant la télévision dans sa maison du Connecticut avec sa seconde épouse et leurs deux enfants, que Jay Seagram, candidat démocrate à l’élection présidentielle et porteur de grands espoirs de changements pour l’Amérique, a été abattu lors d’un meeting à Los Angeles. Lorsque deux agents des services secrets sonnent quelques minutes plus tard à sa porte, Paul Allen apprend que non seulement l’assassin a été arrêté mais qu’il s’agit en plus de Daniel, son fils aîné issu d’une première union. Dès lors, Paul veut faire la lumière sur les derniers mois de la vie de Daniel afin de pouvoir l’innocenter… à condition bien sûr qu’il soit innocent, ce dont seul Paul semble être persuadé.

Poignante quête d’un père à la recherche désespérée de l’innocence de son enfant, Le bon père, de Noah Hawley, est un roman singulier qui pose plus de questions qu’il n’apporte de réponses.

Vostok, Jean-Hugues Oppel

Ecrit par Yan Lespoux , le Jeudi, 11 Avril 2013. , dans Polars, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Roman, Rivages/noir

Vostok, Janvier 2013, 245 pages, 8,65 € . Ecrivain(s): Jean-Hugues Oppel Edition: Rivages/noir

 

 

Après plusieurs années de silence littéraire, Vostok signe le retour de Jean-Hugues Oppel. Retour gagnant ?

Vostok, c’est l’histoire de Tanya Lawrence, chargée de mission pour une des multiples agences de l’ONU dépêchée quelque part sur la côte sud-ouest de l’Afrique, dans une région aride, battue par un soleil brûlant mais qui recèle d’abondantes ressources de terres rares, ces terres recelant des minerais et métaux devenus stratégiques car ils entrent dans la composition de nos ordinateurs, téléphones, scanners ou, bien entendu, système de guidages de missiles et autres armements. Et la présence de Tanya semble quelque peu gêner la direction de Métal-IK, la société qui exploite ces mines africaines avec, on s’en doute, un sens très particulier de ce que doivent être les relations entre employeurs et employés et entre riches civilisés expatriés et sauvages locaux.