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Jeunesse

Zhang, le peintre magicien, Pascal Vatinel

Ecrit par Cathy Garcia , le Lundi, 08 Octobre 2012. , dans Jeunesse, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Actes Sud Junior

Zhang, le peintre magicien, illustrations Peggy Adam, août 2012, 112 p. 7,70 € . Ecrivain(s): Pascal Vatinel Edition: Actes Sud Junior

Dans la veine des contes traditionnels chinois, comme celui du pinceau magique, voici une très belle histoire tissée de la série « Fleur de Printemps », du même auteur, cette fois autour de l’art de la peinture sur soie. L’histoire est racontée par le grand-père Lao Cheng, à sa petite-fille Fleur de Printemps, alors qu’elle s’exerce à la calligraphie sous sa conduite.

 

« – Peur, dis-tu ? Quel mot dois-tu tracer ?

– “Paix”.

– Alors, le seul moyen de bien l’écrire est que tu te sentes toi-même paisible. Si tu as peur, ton cœur ne pourra guider correctement ta main. Penses-y ».


Une belle histoire vaut souvent mieux qu’un grand discours, aussi pour lui faire comprendre la base essentielle de cet art, il se met donc à lui raconter l’histoire de Zhang, le peintre magicien.

Inventaire illustré des arbres, Virginie Aladjidi, Emmanuelle Tchoukriel

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Dimanche, 07 Octobre 2012. , dans Jeunesse, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Albin Michel

Inventaire illustré des arbres, septembre 2012, 72 p. 15,10 € . Ecrivain(s): Virginie Aladjidi, Emmanuelle Tchoukriel Edition: Albin Michel

Profitons de l’automne, alors que les arbres se parent de leurs plus belles couleurs, pour faire découvrir leur variété et leurs particularités. Dans ce sublime inventaire, au charme désuet et à la précision scientifique, les jeunes lecteurs vont pouvoir s’initier à l’art de l’inventaire arboricole, apprendre à reconnaître essences, feuilles et fruits. Aidés par un précis de vocabulaire illustré, nos naturalistes se voient proposer un parcours dans un arboretum idéal où les feuillus de nos campagnes jouxtent les essences asiatiques ou africaines, où le frangipanier côtoie le mélèze ou l’olivier.

Les planches à l’aquarelle d’Emmanuelle Tchoukriel sont d’une grande finesse et dégagent une sereine poésie. Virginie Aladjidi les annote et présente chaque arbre ou arbuste de façon concise tout en ciblant quelques détails surprenants, propres à marquer les mémoires. Ainsi, la feuille du ginkgo est-elle « constituée d’épines collées les unes aux autres » ; de ce fait, il n’est « ni feuillu, ni conifère ». Les baies du sorbier des oiseleurs, mangées par les oiseaux, voient leurs graines disséminées grâce à leurs fientes. « L’aulne est parfois associé à la mort, sans doute parce que son bois devient rouge sang quand il est abattu et qu’il servait à fabriquer des gibets ». Taille, longévité, forêt d’origine et animaux associés se trouvent indiqués.

Les enfants invisibles : histoires d'enfants des rues, Marie-José Lallart et Olivier Villepreux

Ecrit par Cathy Garcia , le Lundi, 01 Octobre 2012. , dans Jeunesse, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Actes Sud Junior

Les enfants invisibles : Histoires d’enfants des rues, illustrations Guillaume Reynard, septembre 2012, 96 p. 17 € . Ecrivain(s): Marie-José Lallart et Olivier Villepreux Edition: Actes Sud Junior

Dans ce livre, Marie-José Lallart, ex-fonctionnaire internationale à l’Unesco, prête sa voix aux enfants des rues de différents pays. Elle explique la démarche dans une préface inaugurée par un proverbe du Burkina Faso, qui en dit bien plus qu’un grand discours.

« Le contenu d’une cacahuète est suffisant pour que deux amis puissent le partager ».

« Les Écoles de l’espoir » est une association créée à l’initiative du footballeur professionnel international Mikaël Silvestre, qui souhaitait aider les enfants à accéder à l’alphabétisation au Niger, et puis dans d’autres pays d’Afrique et d’ailleurs, grâce au lien avec d’autres associations et le soutien d’autres sportifs célèbres. C’est par cette association que Marie-José Lallart a pu rencontrer ces enfants des rues : les bui doi au Viêtnam (« poussière de vie »), los desechables en Colombie (« les jetables »), bana imbia (« les chiens ») en république du Congo, les shégués, ou phaseurs « celui qui passe » de Kinshasa, considérés parfois pour leur plus grand malheur, comme des « enfants sorciers ».

« Le seul fait d’aller à l’école permettrait sûrement que l’on nous regarde différemment, car c’est bien le regard des autres qui est le pire ennemi des “shégués” ».

Nina Volkovitch : La lignée, Carole Trébor

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Samedi, 22 Septembre 2012. , dans Jeunesse, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Roman, La rentrée littéraire, Gulf Stream Editeur

Nina Volkovitch : La Lignée, septembre 2012, 220 p. 14,90 € . Ecrivain(s): Carole Trébor Edition: Gulf Stream Editeur

 

Un livre capte son lecteur dès le premier coup d’œil. Des tranches dorées, une couverture intrigante où le regard vert d’une jeune fille vous fixe, des matriochkas sur fond rouge, or et turquoise. Cet ouvrage à la beauté d’icône s’intitule Nina Volkovitch. Il s’agit d’une nouvelle série historique et fantastique pour adolescents qui nous plonge dans la Russie des années 40. Le cadre s’avère original, ancré de façon solide et efficace ; l’intrigue s’impose peu à peu, distillant questionnements et mystères. L’étrange perce insensiblement dans ce récit réaliste, faille subtile dans un tableau des Ambulants.

Moscou, hiver 1948. Après avoir souffert les affres de la guerre et des privations en tous genres, Nina voit sa mère arrêtée sous ses yeux. Son crime : propagande antisoviétique ; avoir continué à défendre et à exposer des œuvres et des artistes occidentaux, jugés dangereux pour le régime en place.

« Qu’est-ce que je vais devenir, moi, fille de deux ennemis du peuple, moi, qui ai quinze ans et la taille d’un enfant de neuf-dix ans ? Moi qui ai arrêté de grandir depuis l’hiver 1941… Moi qui adorais ma mère plus que tout dans ce monde. Moi qui sui seule ».

Histoire d'une mouette et du chat qui lui apprit à voler, Luis Sepulveda

Ecrit par Cathy Garcia , le Lundi, 17 Septembre 2012. , dans Jeunesse, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Métailié, Seuil Jeunesse

Histoire d’une mouette et du chat qui lui apprit à voler, illustré par Miles Hyman, Seuil Jeunesse & Métailié, 23 août 2012. 112 p. 25 € . Ecrivain(s): Luis Sepulveda Edition: Seuil Jeunesse

Encore un très beau collector en série limitée, pour fêter les 20 ans de Seuil Jeunesse, en collaboration avec les Éditions Métailié qui ont publié Histoire d’une mouette et du chat qui lui apprit à voler, pour la première fois, en 1996. On connaît le talent de conteur de Sepúlveda, et quand ce talent est mis au service des enfants, fidèle à lui-même, cela donne une fable intelligente, écologiste, drôle et poétique qui plaît autant aux petits qu’aux grands. On y parle d’amitié, de courage, de confiance, d’entraide et de l’amour de l’autre dans sa différence.

Avec une couverture en toile sérigraphiée et un tiré à part, le tout est présenté dans une pochette transparente fermée par un autocollant signé Muzo. Un écrin à la hauteur, pour cette nouvelle édition grand format, avec de très belles illustrations de Miles Hyman.

Zorbas, est un bon gros chat noir heureux, qui a une belle vie, depuis qu’un jeune garçon l’a sauvé, tout petit, du bec d’un pélican pas très futé. Quand son jeune maître s’apprête à partir en vacances pour deux mois, Zorbas sait qu’il va pouvoir lui aussi profiter d’un temps rien que pour lui, car tout est parfaitement organisé pour son confort : logis, nourriture, et la liberté d’aller et venir comme bon lui semble.