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Jeunesse

La couverture, une histoire en petits carreaux (de tissu), Isabel Minhos Martins et Yara Kono

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Lundi, 01 Avril 2013. , dans Jeunesse, Les Livres, Recensions, La Une Livres

La Couverture, une histoire en petits carreaux (de tissu), trad. du portugais par Notari et Marcel Cottier, Editions Notari, 2012, 28 p. 13 € . Ecrivain(s): Isabel Minhos Martins et Yara Kono

 

Une petite fille vient de perdre sa grand-mère. Parmi toutes ses richesses, ses tantes ne se disputent qu’une possession de la défunte : sa couverture. Une couverture inestimable qui recèle en autant de carrés de formes et de textures diverses, des histoires fabuleuses. La petite fille se souvient que sur le grand lit de la grand-mère, les enfants se pressaient et s’endormaient sous la couverture aux histoires.

« Chaque recoupe, une histoire.

Quand nous indiquions une recoupe, grand-mère disait toujours :

– Ah, celle-ci n’a rien à raconter…

Mais après, elle commençait. Et le voyage était toujours émouvant ».

Quand j'étais cagibi, Hélène Gaudy

Ecrit par Cathy Garcia , le Mardi, 19 Mars 2013. , dans Jeunesse, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Le Rouergue

Quand j’étais cagibi, illustrations Émilie Harel, janvier 2013, 96 p. 7 € . Ecrivain(s): Hélène Gaudy Edition: Le Rouergue

 

Une petite histoire tout en douceur sur les émotions enfantines, sur le sentiment de solitude qui est le lot de chacun, enfants comme adultes.

Amy est en colère. Chez elle, personne ne l’écoute. Ni sa maman, ni son papa et même plus sa grande sœur Rosa.

J’ai pensé que j’étais devenue invisible ou que j’avais rétréci comme Alice au pays des merveilles quand elle boit la potion magique. (…) J’ai dit « Personne ne m’écoute jamais », maman a haussé les épaules et Rosa en a profité pour filer dans sa chambre. Papa, on ne l’entendait déjà plus. Il était encore parti travailler en oubliant de dire au revoir.

C’est comme ça qu’Amy est devenue cagibi.

Le cagibi été mal rangé. Il sentait la peinture, le vieux et la poussière, mais je m’en fichais. Là, au moins, j’étais tranquille. Personne ne pouvait venir m’embêter.

Un air de familles, Béatrice Boutignon

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Lundi, 18 Mars 2013. , dans Jeunesse, Les Livres, Recensions, La Une Livres

Un air de familles, Editions Le Baron perché, janvier 2013, 48 pages, 16 € . Ecrivain(s): Béatrice Boutignon

 

A l’heure où la notion de famille se trouve questionnée, débattue et où certains clament avec force qu’elle est sur le point de disparaître, Béatrice Boutignon démontre sans polémique que la famille est aujourd’hui multiforme, qu’elle s’adapte à la vie et au parcours de chacun, qu’il s’agisse de choix ou non, de renoncements ou de recommencements.

L’illustratrice réalise ainsi un nouveau « grand livre des petites différences » qui n’a rien à envier à Tous les animaux ne sont pas bleus. On y retrouve son trait aérien et ses couleurs douces, les détails touchants ou drolatiques qui se glissent dans les doubles pages à explorer et que l’on embrasse pourtant du regard avec facilité. Cet univers calme et rassure, il dégage une profonde sérénité qui devrait gagner les petits lecteurs, cet album étant proposé par l’éditeur à partir de 18 mois ; comme les plus grands d’ailleurs, enfants ou adultes, simples citoyens ou députés… Le but étant bien de considérer avec bienveillance les évolutions dont témoigne cet album, d’accompagner les questions qu’elles peuvent susciter et qui changeront en fonction de l’âge de l’enfant. Un air de familles est à lire et à relire, à redécouvrir en laissant faire le temps. Et le pari est amplement gagné.

Moi en pyjarama, Michaël Leblond et Frédérique Bertrand

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Mardi, 12 Mars 2013. , dans Jeunesse, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Le Rouergue

Moi en Pyjamarama, octobre 2012, 24 p. 16,80 € . Ecrivain(s): Michaël Leblond et Frédérique Bertrand Edition: Le Rouergue

 

 

Une couverture grise et un dessin rétro, vert cette fois-ci, d’un enfant à la bouille réjouie et au nez pointu ; impossible de ne pas reconnaître la série des « images qui s’animent ». Après la découverte de New York et du parc d’attraction (New York et Lunaparc en Pyjamarama), notre jeune explorateur en pyjama rayé s’affronte aux mystères du corps humain. A partir d’un mal de tête suivi d’un sommeil agité, une folle plongée s’improvise au cœur même de la folle mécanique humaine.

Le lecteur la découvre à travers les sublimes illustrations de Frédérique Bertrand et les transforme par le prisme d’une grille finement rayée – comme le pyjama ‒ en une féérie de formes, de mouvements et de couleurs. Le lecteur manipule son livre qu’il passe de l’horizontale à la verticale, il y ajoute les effets de l’Ombro-cinéma donnant vie aux phénomènes incroyables qui se produisent comme par magie : des lumières sous les paupières fermées, des bourdonnements, des frissons, des tourbillons…

Vampires, cartable et poésie, Sébastien Joanniez

Ecrit par Cathy Garcia , le Lundi, 11 Mars 2013. , dans Jeunesse, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Le Rouergue

Vampires, cartable et poésie, janvier 2013, 76 p. 7 € . Ecrivain(s): Sébastien Joanniez Edition: Le Rouergue

 

« Quand tu dors

(mais tu ne le sais pas)

tu deviens

le quartier général

des papillons »

 

Armand le Poète

Mes plus beaux poèmes d’amour