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Jeunesse

A toute vitesse, Cruschiform

Ecrit par Laetitia Steinbach , le Lundi, 22 Avril 2013. , dans Jeunesse, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Gallimard Jeunesse

A toute vitesse, Album Illustré, février 2013, 17,50 € . Ecrivain(s): Cruschiform Edition: Gallimard Jeunesse

 

A toute vitesse est un imagier tout droit sorti des fantaisies graphiques de Cruschiform, une illustratrice-typographe spécialisée dans le design des formes élémentaires et minimalistes. Destiné aux enfants, le papier est bien épais et la reliure solide, et aux adultes à l’esprit scientifique ou curieux, cet album se propose de comparer ce qui semble de prime abord incomparable. Une véritable lapalissade colorée.

Question fondamentale : quel peut bien être le point commun entre un faisan et un zodiac ? Entre une balle de pistolet et la rotation de la terre sur elle-même ? La réponse tient en un seul nombre : celui de leur vitesse de déplacement. A toute vitesse nous dresse un panorama surprenant des équivalences d’allure d’un ensemble d’éléments parfaitement hétéroclites, mais néanmoins minutieusement choisis. Si le martinet en vol peut se déplacer aussi vite qu’un hélicoptère, ce n’est pas n’importe lequel, mais un engin bien précis, le « Hugues MD 500 ». Cette précision s’étend à tous les comparés présents : l’antilope oui, mais la Springbok ; la voiture à moteur fusée, modèle « Blue Flame » ou encore le requin mako. La recherche documentaire est réelle et le sérieux des informations ne peut être mis en doute.

L'étrange réveillon, Bertrand Santini/Lionel Richerand

Ecrit par Matthieu Gosztola , le Mercredi, 17 Avril 2013. , dans Jeunesse, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Grasset

L’étrange réveillon, Bertrand Santini, Lionel Richerand, Grasset-Jeunesse, octobre 2012, 13,50 € . Ecrivain(s): Bertrand Santini Edition: Grasset

 

L’étrange réveillon est un album pour la jeunesse qui se situe à l’intersection exacte de deux cours d’eau magnifiques, d’une précise tempétuosité : celui de Tim Burton (oh vous qui êtes séduit par le gothique, ne changez pas de route, cet album est fait pour vous) et celui d’Edward Gorey, moins connu mais non moins intense, d’une intensité qui conjugue l’inoubliable.

Cette filiation profonde tient en premier lieu aux dessins, qui nous surprennent dans leur hiératisme presque, dans la façon qu’ils ont de conjuguer l’épure, sachant également, à chaque fois que cela est nécessaire, se perdre presque en une profusion de détails qui nous enchantent, notre attention devenant soudain cette main tendue qui cherche à attraper le plus infime trait et à lui donner une signification. Si le noir, filiation oblige, trône, le dessinateur en joue comme en jouait Manet, c’est-à-dire comme s’il s’agissait d’une véritable couleur. Et se sert des autres couleurs présentes dans l’album pour exaucer celle-ci, précisément l’exaucer, la rendant à son trouble originel. À son trouble sans fin. Afin que ce noir nous apparaisse comme le noir de l’inconscient. Afin qu’il nous happe et nous entraîne en son fond, où l’on débusque une histoire rimée, qui achève de tisser, au moyen d’une ferveur et d’une délicatesse, la filiation avec Burton et Gorey.

Un poisson en avril, Eric Sanvoisin et Sayaka Abe

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Lundi, 15 Avril 2013. , dans Jeunesse, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Le Buveur d'encre

Un poisson en avril, mars 2013, 30 pages, 12 € . Ecrivain(s): Eric Sanvoisin et Sayaka Abe Edition: Le Buveur d'encre

 

En avril ne te découvre pas d’un fil ; en avril les hirondelles annoncent le printemps mais ne font pas le bonheur ; mais en avril surtout, il y a des poissons. Des poissons qui parent le dos des passants, des poissons qui font pouffer les enfants et sourire d’un air entendu les adultes. Chaque année le rituel est le même : préparation et joie de la conspiration, rires des blagueurs et des « empoissonnés » réunis, passage du poisson de papier vers un autre destinataire. C’est l’un de ces voyages que raconte cet album nostalgique et réjouissant, aux pages sépia un peu passées, au format carré maniable et englobant qui sera saisi à pleines mains par les plus jeunes lecteurs.

Voici donc comment Sam a préparé son poisson. La tête de Sam est « un aquarium plein de poissons » et il en choisit un qu’il dessine puis façonne le mieux possible. Voilà le poisson collé dans le dos de la grande sœur qui s’en débarrasse aussi sec. La mère puis le père jouent le jeu et font à leur tour la blague à un autre… jusqu’à ce que le poisson finisse sur le dos de… Sam !

Reborn, Thierry Robberecht

Ecrit par Laetitia Steinbach , le Mardi, 09 Avril 2013. , dans Jeunesse, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Mijade

Reborn, mars 2013, 192 pages, 7 € . Ecrivain(s): Thierry Robberecht Edition: Mijade

 

 

2064, la Terre est secouée de cataclysmes successifs : les tsunamis ont dévasté les plupart des pays côtiers et la montée des eaux semble inexorable. Le Japon, l’Australie, Madagascar et le sous-continent asiatique ne sont plus que des vestiges engloutis, de nouvelles Atlantide sans trésors et sans vie.

Heureusement, depuis 20 ans, grâce aux progrès de la recherche aérospatiale, une nouvelle planète viable a été découverte au fin fond de notre galaxie. Deux fois plus volumineuse que la Terre, éclairée par deux soleils, son sol est noir et cultivable, son eau potable et son atmosphère respirable. D’abord baptisée Nera, elle est rapidement surnommée Reborn, Le Renouveau. Plus de 800 000 personnes y sont transplantées. Bien entendu, seules les populations les plus riches et les plus puissantes peuvent organiser leur départ et se faire délivrer le sésame indispensable à la légitimité de leur installation : le processeur identitaire, greffé au niveau du nombril sur chaque migrant, chaque nouveau-né.

Go just go, Joe Schreiber

Ecrit par Laetitia Steinbach , le Mardi, 02 Avril 2013. , dans Jeunesse, Les Livres, Recensions, La Une Livres, USA, La Martinière

Go just Go, Yves Sarda trad. (USA) février 2013, 302 pages, 16 € . Ecrivain(s): Joe Schreiber Edition: La Martinière

 

 

Go, just go est la suite de Bye Bye crazy girl, publié en 2012 chez De La Martinière Jeunesse. Le roman met en scène les aventures incroyables du jeune Percy Stormaire – 18 ans – et sa comparse Gobija, une séduisante tueuse à gages lituanienne.

Dans cet opus, « Inchworm », le groupe de rock métal formé par Perry et ses amis a décroché la lune ; en l’occurrence un contrat en or massif proposé par Georges Armitage – producteur richissime et mystérieux. Il s’agit pour eux d’une tournée européenne de quinze jours, dans les grands clubs des capitales, puis d’un album studio distribué dans tous les Etats-Unis. Une opportunité qui ne se refuse pas, aussi inattendue soit-elle, d’autant plus qu’elle est présentée par la plus envoûtante des attachées de production, Paula Monash (grande, mince, athlétique, cultivée, riche, drôle, californienne et blonde, cela va de soi !).