Identification

Jeunesse

Le puits, Nadine Robert, Brigitte Henry et Christopher Duquet

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Lundi, 25 Février 2013. , dans Jeunesse, Les Livres, Recensions, La Une Livres

Le Puits, Editions La Pastèque, janvier 2013, 40 pages, 19 € . Ecrivain(s): Nadine Robert, Brigitte Henry et Christopher Duquet

 

 

Dans les épaisses pages cartonnées et arrondies de cet album, se cache une petite merveille d’histoire destinée aux plus jeunes. Une histoire de curiosité et de magie du cœur. Ours noir s’interroge : « Que peut-il bien y avoir au fond de ce puits » devant lequel il passe chaque matin ? Vêtu de sa veste de laine bleue et de ses bottes, il s’avance vers le puits où il fait une expérience : il place un caillou dans le seau « Juste pour voir ».

Le lendemain, il tire la corde pour remonter le seau et y trouve des pommes. Chaque jour, Ours noir dépose un nouvel objet et découvre en retour un présent qu’il s’empresse de transformer avec enthousiasme. Mais le septième jour, le seau est vide. Etrange. Il décide de revenir plus tard. Que découvrira Ours noir au fond du puits ?

Quand on s'embrasse sur la lune, Stephen Tunney

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Lundi, 18 Février 2013. , dans Jeunesse, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Albin Michel

Quand on s’embrasse sur la lune, traduit (USA) Dorothée Zumstein, Albin Michel, Wiz, octobre 2012, 491 p. 19,50 € . Ecrivain(s): Stephen Tunney Edition: Albin Michel

 

A quoi ressemblerait la Lune, une fois colonisée par les hommes, une fois son atmosphère rendue supportable ? Nous voici bien au-delà des perspectives offertes par Arthur C. Clarke. Après quelques siècles d’occupation, l’astre est devenu un double glauque et délabré de la Terre. Des cités polluées et surpeuplées reliées par des autoroutes bondées sont éparpillées sur un territoire demeuré hostile, se détachant sur un ciel artificiel rougeâtre.

De cette colonisation sont nés des animaux lunaires d’un blanc polaire, colibris géants ou élans carnivores et une affection étrange qui touche les individus dits Cent pour Cent Lunaires : la SOL, symbolanose oculaire lunoptique. Le héros de ce roman, Hieronymus Rexaphin, en est atteint comme beaucoup d’autres habitants de la Lune : l’adolescent est contraint de porter de lourdes lunettes afin de protéger les autres de son regard. Car ses yeux doivent rester dissimulés, ils sont extrêmement dangereux : une fois exposés, ils peuvent provoquer des crises de folie, détraquer le cerveau de ceux qui découvriront leur couleur, la quatrième couleur primaire.

Bus en goguette, Gianni Rodari

Ecrit par Laetitia Steinbach , le Mardi, 12 Février 2013. , dans Jeunesse, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Italie, La Joie de lire

Bus en goguette, illustrations Blanca Gomez, 24 pages, février 2013, 14,90 € . Ecrivain(s): Gianni Rodari Edition: La Joie de lire

 

 

Aujourd’hui est un jour comme un autre, Rome est agitée de mille voix : les voitures klaxonnent et cornent ; les piétons piétinent d’un air pressé, les Vespa se faufilent dans la circulation et le trolleybus n°75 file en direction du centre-ville, chargé de son contingent de passagers maussades. A neuf heures du matin, ils sont tous plongés dans la lecture de leur gazette favorite avant de rejoindre leur bureau.

Aujourd’hui est donc un jour comme un autre, sauf que… sauf que le trolleybus n°75 et l’intégralité des voyageurs, sans compter le contrôleur et le conducteur, se retrouvent mystérieusement déroutés sur un chemin forestier isolé, puis stoppé net au milieu d’une clairière herbue et parsemée de cyclamens.

D’abord peu enclins à la mansuétude, les fonctionnaires grognons et tatillons y vont de leurs petits commentaires agacés :

Freak City, Kathrin Schrocke

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Lundi, 11 Février 2013. , dans Jeunesse, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Langue allemande, La Joie de lire

Freak City, traduit de l’allemand Génia Catala, janvier 2013, 273 p. 16,50 € . Ecrivain(s): Kathrin Schrocke Edition: La Joie de lire

 

Le Freak City est un café où Mika, un adolescent de quinze ans, entre par hasard, en suivant son ex-petite amie. Il y découvre Léa une belle jeune fille jouant au billard. Léa a des yeux verts où l’on aimerait se perdre, des boucles brunes. Léa est très douée en cours, elle aime les films étrangers, les connaissances pointues et inutiles, ses amis. Elle vit pourtant dans un univers parallèle car elle est sourde. Souffrant du regard compatissant ou haineux des autres, perçue comme une retardée ou comme une enfant à problèmes. Elle fait déborder éviers et baignoire car elle n’entend pas le bruit de l’eau, elle évite de justesse les roues d’un camion car elle n’est pas prévenue de son arrivée.

« Alors une chose étrange se passa. La femme éleva les mains et fit rapidement une suite de gestes. Si vite que je n’eus pas le temps de comprendre ce qui se passait. Ses doigts volaient dans l’air. A un moment elle me désigna, puis elle tourna à nouveau son visage vers Léa.

Fasciné, j’observais les deux femmes.

C’était au tour de Léa. Ses mains accomplirent la même danse étrange que sa partenaire de dialogue me regardant dédaigneusement du coin de l’œil, elle fit une grimace ».

Les plus belles berceuses de Jazz, Misja Fitzgerald Michel

Ecrit par Laetitia Steinbach , le Mercredi, 06 Février 2013. , dans Jeunesse, Les Livres, Recensions, La Une Livres

Les plus belles berceuses de jazz, Livre-disque, chansons choisies par Misja Fitzgerald Michel, paroles traduites par Valérie Bouzeau et illustrées par Ilya Green, Didier Jeunesse, septembre 2012, 45 pages, 23,80 € . Ecrivain(s): Misja Fitzgerald Michel et Elya Green

 

Les soirées d’hiver sont certainement les meilleures pour se pelotonner dans un fauteuil et paisiblement siroter une belle ballade jazz en feuilletant le superbe album qui accompagne cette sélection de standards.

Choisies par le guitariste Misja Fitzgerald Michel, ces mélodies viendront vous bercer agréablement et feront découvrir aux amateurs de tous âges les contrées enchantées des grandes voix du XXe siècle. Passant de la voix enfantine et cristalline de la pianiste Blossom Dearie (Once upon a summertime) au registre chaud et moelleux de Franck Sinatra et son big band (Brahm’s Lullaby), des envolées scat de Sarah Vaughan (Lullaby of birdland) à la fêlure de Lady Day (God bless the Child), cet éventail musical réussit le tour de passe-passe de trouver une harmonie et une même coloration à des œuvres et des interprètes de style et d’époques divers. Et si certaines sont spécifiquement des berceuses (Russian lullaby d’Ella Fitzgerald), d’autres s’en rapprochent simplement par le souffle tendre de leur timbre (My funny Valentine, Chet Baker).