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Jeunesse

L’extraordinaire histoire d’amour d’Aye Aye et de Fedor, écrite et illustrée par Ana Isabel Ordonez

Ecrit par Valérie Debieux , le Vendredi, 14 Février 2014. , dans Jeunesse, Les Livres, Critiques, La Une Livres

L’extraordinaire histoire d’amour d’Aye Aye et de Fedor, Editions Ruby Flower Publishing, janvier 2014, 12,20 € . Ecrivain(s): Ana Isabel Ordonez

 

Space, un zoo célèbre, sis à proximité d’une cité balnéaire, mondialement connu pour y abriter des oiseaux et des animaux exceptionnels. Fedor, un grand lion mâle blanc, est l’un d’eux ; il en subsiste 900 individus sur la planète. À quelques heures de marche, la Forêt musicale, un lieu synonyme de fleurs odorantes, d’arbres majestueux, de chemins à parcourir, de belles montagnes et, surtout, de Liberté.

Aye Aye, une femelle lémurien, appartenant à l’espèce du même nom, vulnérable et proche, elle aussi, de l’extinction, vit dans cette merveilleuse Forêt musicale. Frugivore et insectivore, elle a un penchant pour les insectes xylophages. Incisives de rongeurs, oreilles de chauve-souris et queue de l’écureuil, Aye Aye présente, avec son troisième doigt très allongé, des caractéristiques phénotypiques très particulières.

Pourquoi pas moi ?, Claire Gratias et Sylvie Serprix

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Lundi, 03 Février 2014. , dans Jeunesse, Les Livres, Critiques, La Une Livres

Pourquoi pas moi ?, Belin jeunesse, septembre 2013, 40 pages, 12,90 € . Ecrivain(s): Claire Gratias et Sylvie Serprix

 

Tous les oiseaux ont des ailes. Tout le monde sait cela. Or, que se passe-t-il lorsque, dans une nichée, un oisillon est dépourvu d’ailes ? Et bien, il y a du rififi chez les passereaux. Cette histoire pourrait rappeler par certains côtés le conte du Vilain petit canard. Mais ici, pas d’erreur en l’espèce, le petit dernier est bel et bien un passereau, simplement il n’a pas d’ailes. C’est « un Oiseau-Pierre » diagnostique l’oncle Corbeau qui est un peu sorcier !

Voué à sautiller, cloué au sol, le jeune Pierrot se contente de regarder ses frères et sœurs qui apprennent à voler. Si les écureuils se moquent de lui, cela ne le peine pas. Il est trop occupé à observer tout ce qui l’entoure et en particulier « le Grand Arbre », « l’arbre aux mille branches » où se posent des oiseaux de toutes sortes. Il voudrait aller jusqu’au Grand Arbre pour voir le monde. Pour y parvenir, il décide de se fabriquer des ailes ! « Il observa le vol majestueux de l’aigle royal, la belle gorge rouge de la frégate, le corps élancé des libellules et il se mit au travail ».

Duel dans la vallée, Guillaume Guéraud et Thomas Baas

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Mercredi, 22 Janvier 2014. , dans Jeunesse, Les Livres, Critiques, La Une Livres

Duel dans la vallée, janvier 2014, Sarbacane, 64 pages, 6,95 €. . Ecrivain(s): Guillaume Guéraud et Thomas Baas

 

 

Après avoir exploré la comédie sentimentale, les histoires de monstres et autres mutants, le monde des gangsters, la décoiffante collection « Série B » chez Sarbacane sous l’égide de Guillaume Guéraud, se consacre au genre du western auquel elle rend un hommage plein de références et d’irrévérences, ambiance Anthony Mann et spaghetti de choix.

Dans ce court et efficace récit illustré, on ne fait pas dans la dentelle de Calais mais dans le colt chatouilleur : on dégaine plus vite qu’on ne bat des cils, on répand, dans des « cabrioles » spectaculaires, des litres de sang vite évaporé sur le sol brûlant, on pend de vieux Apaches tout ridés mais pas manchots. Les méchants y sont vraiment méchants, les badauds curieux et sans pitié, le croque-mort dégingandé et pince-sans-rire, les Peaux-Rouges des boucs-émissaires tout trouvés.

Jack et la mort, Tim Bowley (illustration de Natalie Pudalov)

Ecrit par Cathy Garcia , le Vendredi, 20 Décembre 2013. , dans Jeunesse, Les Livres, Critiques, La Une Livres

Jack et la mort, OQO éditions, octobre 2013, 32 pages, 15,50 € . Ecrivain(s): Tim Bowley

 

 

Cette histoire inspirée de La mort attrapée dans une noix, un conte traditionnel britannique, traite avec délicatesse d’un sujet lourd et grave comme la mort d’une maman pour un petit garçon, et recèle un trésor de sagesse qui permet aux petits comme aux grands de comprendre, très facilement, une leçon des plus essentielles : la mort fait partie de la vie, elles sont indissociables.

En effet, quand le petit Jack croise « une silhouette élancée, vêtue d’une cape noire et le visage caché sous une capuche », qui cherche où se trouve sa maison, Jack comprend aussitôt que c’est la Mort qui vient chercher sa maman malade. Quoi de plus inacceptable pour un petit garçon ? Laisser la mort lui enlever sa maman ! Aussi comme il est malin, il va faire perdre du temps à la Mort en la défiant de nombreuses façons jusqu’à trouver le moyen de l’enfermer dans une bouteille.

BEEP BEEP : A Journey in France, écrit et illustré par Pauline Lévêque

Ecrit par Valérie Debieux , le Vendredi, 29 Novembre 2013. , dans Jeunesse, Les Livres, Critiques, La Une Livres

BEEP BEEP : A Journey in France. Ed. Pauline Léveque. Septembre 2013. 32 p. 10 € . Ecrivain(s): Pauline Lévêque

Un monde, tout en couleurs, immense, avec ses terres et ses mers, son ciel céruléen et, là, au milieu de cet univers cyclopéen, une toute petite voiture, rouge, appelée «Beep Beep», au caractère bien trempé, pleine de douceur et de vie, avec, sous le capot, une grande soif, celle d’apprendre et de découvrir.

Installée sur une plage de la Bretagne armoricaine, Beep Beep contemple les voiliers, elle les admire, jouant avec l’eau et le vent quand, soudain, au loin, elle aperçoit une île. Sans en connaître la raison, elle sait qu’elle doit s’y rendre. Un seul moyen pour y aller, le ferry. Et là, l’aventure commence. La courroie de l’alternateur tendue, le cardan fébrile, Beep Beep monte, pour la première fois, sur la plate-forme arrière d’un traversier. Plus le bateau transbordeur s’éloigne de la côte, plus le mouvement de houle s’amplifie ; le ferry n’est alors plus qu’un jouet, choqué par les vagues, aspiré par les creux. Le mal de mer s’empare de la petite auto, au point de changer sa couleur en un rose punk pétaradant. Et, après quarante-cinq minutes, longues et cauchemardesques, le chahut cède la place à la tranquillité des eaux portuaires de Belle-Île ; l’accostage terminé, Beep Beep, soulagée et souriante, peut enfin quitter le ferry pour visiter l’île. Une rencontre merveilleuse l’y attend…