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Rohmer en poèmes (4) Le Signe du Lion

Ecrit par Matthieu Gosztola 28.02.15 dans La Une CED, Ecriture, Création poétique, Côté écrans

Rohmer en poèmes (4)  Le Signe du Lion

 

Une envolée d’oiseaux

Donne sa visibilité

 

Au mouvement

Des cloches de la cathédrale

Dans la beauté

 

Paris

Et la Seine

Sont des personnages

Étranges et beaux

La fluidité sans pareille

De ce qui se présente

Au regard

 

De ce qui

S’offre

Allez, il est tard. Si

On rentrait ?

Non

Reprenons

 

Lunettes noires de Godard

 

Pendant que la fête

Bat son plein

 

Se

Retirer

 

Oui mais demeurer

Dans le ventre de la fête

 

Aller plus loin dans la formulation

Dire

Car il convient de parler ainsi

Se retirer

Au plus profond de la fête

 

Se mettre à l’écart

Sans décoller sa présence

De celle des autres

 

Présents

Ou absents

 

Absents

Je veux dire bercés

Par la chanson pleine d’amertume

 

Ou de douce inconscience

Et de bateaux presque rêvés (& de ports presqu’entraperçus)

 

Par la chanson que fait l’alcool

Dans leur organisme

 

Et écouter de la musique

Un disque

Toujours le même passage

 

Avec une concentration qui interdit

Jusqu’à la plus tendre tristesse

 

Matthieu Gosztola

 

Le Signe du Lion (1959)

Réalisation : Éric Rohmer, assisté de Jean-Charles Lagneau et Philippe Collin.

Scénario, découpage : Éric Rohmer, avec la participation pour les dialogues de Paul Gégauff.

Image : Nicolas Hayer, assisté de Pierre Lhomme, Alain Levent et Robert Caristan.

Scripte : Helly Stérian.

Régie générale : Jean Lavie.

Photos de plateau : André Dino.

Son : Jean Labussière, assisté de René Bourdier.

Recorder : Christian Courmes.

Montage : Anne-Marie Cotret, assistée de Monique Gaillard et Monique Teisseire.

Musique : Louis Saguer (« Musique pour un… », interprétée par Gérard Jarry).

Production : Claude Chabrol (Ajym-Films), Jean Cotet (directeur de production), Roland Nonin (producteur délégué), Yvonne Benezech (secrétaire de production).

Interprétation : Jess Hahn (Pierre Wesselrin), Michèle Girardon (Dominique Laurent), Van Doude (Jean-François Santeuil), Paul Bisciglia (Willy), Gilbert Edard (Michel Caron), Christian Alers (Philippe), Paul Crauchet (Fred), Jill Olivier (Cathy), Sophie Perrault (Chris), Stéphane Audran (la propriétaire de l’hôtel de Seine), Jean Le Poulain (le vagabond), Malka Ribowska (la mère des deux enfants), Macha Méril (la fille blonde du 14 juillet), Françoise Prévost (Hélène), Jean-Luc Godard (le mélomane), Jean Domarchi, Enrico Fulchignoni, Fereydoun Hoveyda, José Varela, Uta Taeger, Daniel Crohem, Véra Valmont, Yann Groël, Jean-Marie Arnoux, Gabriel Blondé.

Date de sortie : 2 mai 1962.

Durée : 100 mn.

Format : 35 mm, noir et blanc, 1,33

  • Vu : 1955

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A propos du rédacteur

Matthieu Gosztola

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Rédacteur

Membre du comité de rédaction

 

Docteur en littérature française, Matthieu Gosztola a obtenu en 2007 le Prix des découvreurs. Une vingtaine d’ouvrages parus, parmi lesquels Débris de tuer, Rwanda, 1994 (Atelier de l’agneau), Recueil des caresses échangées entre Camille Claudel et Auguste Rodin (Éditions de l’Atlantique), Matière à respirer (Création et Recherche). Ces ouvrages sont des recueils de poèmes, des ensembles d’aphorismes, des proses, des essais. Par ailleurs, il a publié des articles et critiques dans les revues et sites Internet suivants : Acta fabula, CCP (Cahier Critique de Poésie), Europe, Histoires Littéraires, L’Étoile-Absinthe, La Cause littéraire, La Licorne, La Main millénaire, La Vie littéraire, Les Nouveaux Cahiers de la Comédie-Française, Poezibao, Recours au poème, remue.net, Terre à Ciel, Tutti magazine.

Pianiste de formation, photographe de l’infime, universitaire, spécialiste de la fin-de-siècle, il participe à des colloques internationaux et donne des lectures de poèmes en France et à l’étranger.

Site Internet : http://www.matthieugosztola.com