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Publications de nos contributeurs

Vent violent, Gilles Brancati

Ecrit par Bernard Schrepel , le Lundi, 08 Avril 2013. , dans Publications de nos contributeurs, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Roman

Vent violent, Chum Editions, mars 2013, 190 pages, 16,00 € . Ecrivain(s): Gilles Brancati

 

 

Le livre commence par son titre qui est judicieusement choisi. On reste dans l’attente de l’explication de ce choix jusqu’à la fin. En dire plus risquerait de dévoiler l’histoire dont il faut dire qu’elle est à plusieurs facettes. Elle se déroule sur deux continents, en Europe et au Sahara occidental. Deux histoires intimement liées jusqu’au dénouement final qui réserve une surprise de taille et permet au lecteur de comprendre le contenu de ces deux mots, vent et violent.

L’intrigue est originale et s’appuie pour sa partie saharienne sur des évènements historiques réels : l’aide des Forces Françaises, et en particulier de l’aviation, dans la résolution du conflit entre le Front Polisario et la Mauritanie dans les années soixante-dix. L’auteur a pris soin de donner les informations nécessaires sur cette opération, dite opération Lamentin, sans en faire un manuel d’histoire. Ainsi, le décor est planté et n’encombre pas.

J'ai passé l'âge de la colo !, Sophie Adriansen

Ecrit par Valérie Debieux , le Jeudi, 10 Janvier 2013. , dans Publications de nos contributeurs, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Jeunesse

J'ai passé l'âge de la colo ! Ed. Volpilière novembre 2012. 105 p. 9 € . Ecrivain(s): Sophie Adriansen

 

La colo, certains aiment, d’autres détestent. Sybille, elle, se range dans la seconde catégorie. Elle abhorre. Pourtant, à l’instar des autres années, elle s’apprête à partir. Ukaze des parents oblige. Une seule semaine, une petite semaine, c’est déjà trop.

« Je déteste les instants qui précèdent le départ. Sur le parking mal éclairé, tout le monde se jauge. Ce sont des moments déterminants, parce qu’il faut repérer celui ou celle à côté de qui on fera le voyage, et ceux qu’on veut éviter ».

La colo, un laboratoire de vie. Un banc d’essai de l’existence. La jungle avant la vraie jungle, celle du monde des adultes. Railleries et quolibets font bon ménage. Il faut y faire sa place comme à l’école :

« […] ce sont toujours les mêmes qui sortent avec les plus beaux, ce sont toujours les mêmes qui réussissent des exploits, toujours les mêmes qu’on remarque, qu’on considère, qu’on admire, qui font rire, toujours les mêmes qui ont du succès. Tout cela est trop injuste ».

Visage vive, Matthieu Gosztola

Ecrit par Cathy Garcia , le Lundi, 09 Juillet 2012. , dans Publications de nos contributeurs, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Poésie

Visage vive, Ed.Gros Textes, photographies de l’auteur, 2011, 96 p. 7 € . Ecrivain(s): Matthieu Gosztola

Visage vive n’est pas de lecture aisée, car derrière une langue qui semble s’égarer, s’éteindre avant de se rallumer à nouveau, un peu comme des soubresauts, il y a cette tentative de dire l’indicible.

 

Il faisait un froid terrible

Dans le visage

De cet enfant là

 

Il n’y a pas de mots assez vastes, assez puissants pour contenir la douleur, sans doute la plus insupportable, de la perte d’un enfant. Aussi, par petites touches, ce texte se remémore, parle à l’enfant qui n’est plus, lui imagine même un futur, le tout accompagné de très belles photos de l’auteur, prises en Inde, pays de grande intensité spirituelle. Des photos dont toute la lumière et les vives couleurs aident peut-être à transcender la souffrance. Visage vive est un livre tendu comme une main au-dessus du vide et qui s’adresse aussi à tous ces autres « parents-funambules », qui subissent cette épreuve.

Les champs de Paris, Yann Suty

Ecrit par Sophie Adriansen , le Mardi, 06 Décembre 2011. , dans Publications de nos contributeurs, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Roman, Stock

Les Champs de Paris, janvier 2011, 384 p. 21,50 € . Ecrivain(s): Yann Suty Edition: Stock


Les Champs de Paris, c’est un bar étrange autour duquel gravitent quatre protagonistes : Freddy, le beau garçon plein d’assurance et de fric, pour qui seules comptent les apparences, Anna, sa sublime petite amie qui s’ennuie à mourir, Cortès, le meilleur ami de Freddy, désespérément amoureux d’Anna, et Vanessa, la sœur de Cortès, qui a trouvé un refuge salutaire dans le bodybuilding.

Leurs points de vue s’entremêlent avec pour décor un Paris où la météo s’est totalement, définitivement déréglée.

Et, dans ce deuxième roman, Yann Suty ose même se mettre en scène.

Le rythme haletant, la force qui pousse à lire encore juste quelques pages, le suspense, les personnages plus vrais que nature, bien loin des clichés que l’on envisage de prime abord, les univers construits en quelques lignes seulement, des univers forts, marquants, qui restent, des images impressionnantes [qui font impression], un roman difficile, sans doute, à oublier, et que l’on a, de toute façon, pas envie d’oublier.

Le chemin qui serpentait sous les nuages, Daniel Leduc

Ecrit par Léon-Marc Levy , le Samedi, 29 Octobre 2011. , dans Publications de nos contributeurs, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Poésie, Editions de l'Atlantique

Le chemin qui serpentait sous les nuages, Préface de Charles Dobzynski Editions de l’Atlantique. Collection Phoibos 2011. 100 p. 19 € . Ecrivain(s): Daniel Leduc Edition: Editions de l'Atlantique

La poésie d’aujourd’hui n’a pas bonne presse. De fait, elle n’a pas de presse du tout ! Les travaux de création, les livres ou revues de poésie sont entourés d’un immense silence médiatique, écho porté du silence de ce monde sur les œuvres de l’esprit et du cœur.

Daniel Leduc est un poète. Un fou donc qui choisit la voie déserte. Ou « le chemin qui serpentait sous les nuages ».

L’acte poétique est au cœur de toute littérature. Il est la ligne de front où le créateur plonge les mains dans la matière même de l’écriture, la langue.

Daniel Leduc est de ces pétrisseurs de glaise. Les mots sont ici l’objet d’une traque incessante, sommés de livrer sans cesse au lecteur jusqu’à la dernière goutte du sens qu’ils sont capables de charrier.


"Pour le saisir

Faut-il entendre

Ce qui est dit ?