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Publications de nos contributeurs

Telluries, Alhama Garcia

Ecrit par Patryck Froissart , le Vendredi, 09 Mai 2014. , dans Publications de nos contributeurs, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Poésie

Telluries, Les Editions du tanka francophone (Québec, juin 2013), Edition bilingue (français-anglais), 73 pages, 15 $ (Canada) . Ecrivain(s): Alhama Garcia

Le tanka est une forme poétique lyrique japonaise classique de 31 syllabes sur l’ensemble d’un tercet et d’un diptyque, avec alternance 5-7-5 7-7.

Le tanka est donc construit en deux parties, la seconde venant conforter la première. Un tanka soucieux du respect des règles originelles doit marquer une légère pause entre les deux et ne traiter que d’un seul sujet à la fois. Il peut questionner mais ne donne aucune réponse. Le tanka est basé sur l’observation, non sur la réflexion. Il doit être un ressenti sincère et vécu, non imaginé. La première partie est traditionnellement un tercet de 17 syllabes de structure 5-7-5 (devenu plus tard haïku), et la deuxième un distique de 14 syllabes de structure 7-7. Il arrive cependant que la première partie soit le distique et la deuxième le tercet.

La première montre une image naturelle, tandis que la seconde peut éventuellement exprimer des sentiments humains ressentis, liés au sujet précédent, sans que cela soit une règle absolue. La pratique du tanka était réservée à la Cour impériale, et toute personne de rang inférieur surprise en train de pratiquer le tanka était condamnée à mort. Cela explique le succès populaire du haïku, beaucoup moins strict.

Fugitive, Cathy Garcia

Ecrit par Laurence Biava , le Jeudi, 08 Mai 2014. , dans Publications de nos contributeurs, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Poésie, Cardère éditions

Fugitive, mars 2014, 54 pages, 12 € . Ecrivain(s): Cathy Garcia Edition: Cardère éditions

 

Plasticienne autodidacte, elle compose ce qu’elle appelle des gribouglyphes, mélange de diverses techniques et de collages. Elle obtient un premier Prix de poésie à 18 ans. Ses premiers recueils sont publiés en 2001. Elle illustre plusieurs revues littéraires et des recueils d’autres auteurs. Elle crée en 2003 la revue de poésie vive Nouveaux délits. Son travail est présenté publiquement depuis fin 2008 et sur le net. Fin 2009, elle fonde l’association du nom éponyme Nouveaux délits. Elle s’exprime aussi à travers la photo, pas en tant que photographe professionnelle, mais en tant que poète ayant troqué le crayon contre un appareil photo :

Après Claques et boxons et Les mots allumettes, Cathy Garcia revient en ce mois de mars 2014 avec un recueil court de poésie prosaïque très intéressant qui fait à la fois la part belle aux souvenirs des tragédies antiques, aux flottements des corps en souffrance, à la beauté des matériaux. Il y a aussi de belles envolées sur les aurores, la lumière de la lune, d’où jaillissent fulgurances, contemplation, rédemption.

Vent violent, Gilles Brancati

Ecrit par Bernard Schrepel , le Lundi, 08 Avril 2013. , dans Publications de nos contributeurs, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Roman

Vent violent, Chum Editions, mars 2013, 190 pages, 16,00 € . Ecrivain(s): Gilles Brancati

 

 

Le livre commence par son titre qui est judicieusement choisi. On reste dans l’attente de l’explication de ce choix jusqu’à la fin. En dire plus risquerait de dévoiler l’histoire dont il faut dire qu’elle est à plusieurs facettes. Elle se déroule sur deux continents, en Europe et au Sahara occidental. Deux histoires intimement liées jusqu’au dénouement final qui réserve une surprise de taille et permet au lecteur de comprendre le contenu de ces deux mots, vent et violent.

L’intrigue est originale et s’appuie pour sa partie saharienne sur des évènements historiques réels : l’aide des Forces Françaises, et en particulier de l’aviation, dans la résolution du conflit entre le Front Polisario et la Mauritanie dans les années soixante-dix. L’auteur a pris soin de donner les informations nécessaires sur cette opération, dite opération Lamentin, sans en faire un manuel d’histoire. Ainsi, le décor est planté et n’encombre pas.

J'ai passé l'âge de la colo !, Sophie Adriansen

Ecrit par Valérie Debieux , le Jeudi, 10 Janvier 2013. , dans Publications de nos contributeurs, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Jeunesse

J'ai passé l'âge de la colo ! Ed. Volpilière novembre 2012. 105 p. 9 € . Ecrivain(s): Sophie Adriansen

 

La colo, certains aiment, d’autres détestent. Sybille, elle, se range dans la seconde catégorie. Elle abhorre. Pourtant, à l’instar des autres années, elle s’apprête à partir. Ukaze des parents oblige. Une seule semaine, une petite semaine, c’est déjà trop.

« Je déteste les instants qui précèdent le départ. Sur le parking mal éclairé, tout le monde se jauge. Ce sont des moments déterminants, parce qu’il faut repérer celui ou celle à côté de qui on fera le voyage, et ceux qu’on veut éviter ».

La colo, un laboratoire de vie. Un banc d’essai de l’existence. La jungle avant la vraie jungle, celle du monde des adultes. Railleries et quolibets font bon ménage. Il faut y faire sa place comme à l’école :

« […] ce sont toujours les mêmes qui sortent avec les plus beaux, ce sont toujours les mêmes qui réussissent des exploits, toujours les mêmes qu’on remarque, qu’on considère, qu’on admire, qui font rire, toujours les mêmes qui ont du succès. Tout cela est trop injuste ».

Visage vive, Matthieu Gosztola

Ecrit par Cathy Garcia , le Lundi, 09 Juillet 2012. , dans Publications de nos contributeurs, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Poésie

Visage vive, Ed.Gros Textes, photographies de l’auteur, 2011, 96 p. 7 € . Ecrivain(s): Matthieu Gosztola

Visage vive n’est pas de lecture aisée, car derrière une langue qui semble s’égarer, s’éteindre avant de se rallumer à nouveau, un peu comme des soubresauts, il y a cette tentative de dire l’indicible.

 

Il faisait un froid terrible

Dans le visage

De cet enfant là

 

Il n’y a pas de mots assez vastes, assez puissants pour contenir la douleur, sans doute la plus insupportable, de la perte d’un enfant. Aussi, par petites touches, ce texte se remémore, parle à l’enfant qui n’est plus, lui imagine même un futur, le tout accompagné de très belles photos de l’auteur, prises en Inde, pays de grande intensité spirituelle. Des photos dont toute la lumière et les vives couleurs aident peut-être à transcender la souffrance. Visage vive est un livre tendu comme une main au-dessus du vide et qui s’adresse aussi à tous ces autres « parents-funambules », qui subissent cette épreuve.