Les Champs de Paris, c’est un bar étrange autour duquel gravitent quatre protagonistes : Freddy, le beau garçon plein d’assurance et de fric, pour qui seules comptent les apparences, Anna, sa sublime petite amie qui s’ennuie à mourir, Cortès, le meilleur ami de Freddy, désespérément amoureux d’Anna, et Vanessa, la sœur de Cortès, qui a trouvé un refuge salutaire dans le bodybuilding.
Leurs points de vue s’entremêlent avec pour décor un Paris où la météo s’est totalement, définitivement déréglée.
Et, dans ce deuxième roman, Yann Suty ose même se mettre en scène.
Le rythme haletant, la force qui pousse à lire encore juste quelques pages, le suspense, les personnages plus vrais que nature, bien loin des clichés que l’on envisage de prime abord, les univers construits en quelques lignes seulement, des univers forts, marquants, qui restent, des images impressionnantes [qui font impression], un roman difficile, sans doute, à oublier, et que l’on a, de toute façon, pas envie d’oublier.