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Les Moments forts : Radu Lupu à Lyon et à Paris (par Matthieu Gosztola)

Ecrit par Matthieu Gosztola 30.10.18 dans La Une CED, Ecriture

Les Moments forts : Radu Lupu à Lyon et à Paris (par Matthieu Gosztola)

 

Pour rendre compte de ces concerts, est nécessaire un préalable déshabillage : se débarrasser des phrases, et faire appel à l’humilité du poème.

 

À l’

Écoute : douceurs qui ne pèsent

 

(Pas plus qu’un

Radeau lent de plumes)

 

((Sont comme est

Ressenti l’air par grande chaleur d’Orient))

Allons plus

Avant :

 

Une douceur inexpugnable

: La plus grande des forteresses

 

Au sein de laquelle

Il est possible de se mettre (se nicher)

 

((Jambes repliées, tête

Légèrement penchée))

 

« Et alors le monde ne nous

Atteindra plus jamais ? »

 

Une douceur qui semble être d’un autre monde

(Pureté d’un ballet de sphères ?)

 

Alors qu’elle est notre

Monde même, une

 

Fois entendu (en son plus intime), une fois perçu

Par nous (vraiment, c’est-à-dire avec l’absolu

 

D’une subjectivité) ((grâce à Beethoven,

Grâce – surtout – à Schubert))

 

Loin des cahots nombreux qui brutalisent

Loin des horreurs que les hommes, instant

 

Après instant

Chérissent…

 

Cette foudre de laine

Qu’est la beauté (Merci M. Radu Lupu)

 

Donnée à notre vie

Ànotre écoute : à la pleine

 

Vie de notre attente – comblée &

Subjuguée – non de

 

Ce qui vient mais

De ce qui est (déjà)

 

De ce qui est

Pour être

 

: Une eau où boire,

Où revenir

 

Matthieu Gosztola

 

Informations pratiques : Beethoven (Concerto pour piano et orchestre n°3) samedi 2 juin 2018 à l’Auditorium de Lyon (149 Rue Garibaldi ; Orchestre national de Lyon : Omer Meir Wellber) et Schubert (Moments musicaux op. 94, D 780 : Sonate en la mineur, op. 143, D 784 ; Sonate en la majeur D 959) à la Philharmonie de Paris le 11 juin 2018.

 

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A propos du rédacteur

Matthieu Gosztola

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Rédacteur

Membre du comité de rédaction

 

Docteur en littérature française, Matthieu Gosztola a obtenu en 2007 le Prix des découvreurs. Une vingtaine d’ouvrages parus, parmi lesquels Débris de tuer, Rwanda, 1994 (Atelier de l’agneau), Recueil des caresses échangées entre Camille Claudel et Auguste Rodin (Éditions de l’Atlantique), Matière à respirer (Création et Recherche). Ces ouvrages sont des recueils de poèmes, des ensembles d’aphorismes, des proses, des essais. Par ailleurs, il a publié des articles et critiques dans les revues et sites Internet suivants : Acta fabula, CCP (Cahier Critique de Poésie), Europe, Histoires Littéraires, L’Étoile-Absinthe, La Cause littéraire, La Licorne, La Main millénaire, La Vie littéraire, Les Nouveaux Cahiers de la Comédie-Française, Poezibao, Recours au poème, remue.net, Terre à Ciel, Tutti magazine.

Pianiste de formation, photographe de l’infime, universitaire, spécialiste de la fin-de-siècle, il participe à des colloques internationaux et donne des lectures de poèmes en France et à l’étranger.

Site Internet : http://www.matthieugosztola.com