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Les enfants des égouts Chapitre III, par Ahmed Yahia Messaoud

Ecrit par Ahmed Yahia Messaoud 21.08.18 dans La Une CED, Ecriture, Ecrits suivis

Les enfants des égouts Chapitre III, par Ahmed Yahia Messaoud

 

Partie 03

La plupart des gens croient que leurs problèmes commencent quand ils prennent conscience de ces dits problèmes. Comme par exemple ma mère qui tombe pour la première fois sur une publicité des moyens de contraception. Elle a dû prendre conscience que j’étais un putain de problème. Mais ce jour-là j’avais déjà vingt ans, je ne commençais pas, je continuais.

Pousser des cadavres dans une brouette fait surgir le passé. C’est probablement dans la même logique de prendre conscience d’un problème !! Comme si mon cerveau essayait de me faire comprendre que tout cela n’est pas le commencement du problème mais plutôt la conséquence. Le problème se construit d’abord avant de se poser.

Je pensais à des choses vieilles, à cette eau marronnasse qui stagne et forme des étangs sur les routes du village. Je songeais à l’enfant camarade qui imitait mes ambitions et les exprimait beaucoup mieux que moi. L’ambition que l’enfance passe, que l’on devienne adulte pour pouvoir fumer sans se cacher, celle de voir ma bicyclette se transformer en mobylette, pouvoir parler de moteurs, de mécanique, aller ramener l’essence comme les grands, porter un casque, se gratter la barbe… Des souvenirs moisis, peut-être parce que chassés, par moi, par les autres ou souvent par les grands. On avait le mot « Grand » pour désigner les vieux. Plus tard on comprendra qu’il n’y a jamais eu de grandeur, ni dans les choses, ni dans les vieux. C’était soit du gigantisme, soit de la vieillesse. Cependant les narines sont toujours imprégnées des odeurs de l’époque. J’arrive facilement à faire la distinction entre l’odeur de la boue de cette époque et celle d’aujourd’hui, la lumière aussi, elle était plus clémente.

J’avais quelques petites certitudes, celles de l’école que je cultivais comme des tumeurs, et quelques-unes, rares mais, elles étaient à moi, comme par exemple : « Mieux vaut gâcher sa vie que la rater » qui plus tard deviendra « Mieux vaut gâcher sa vie que la rater ou l’inverse ». Disons que cette dernière phrase résume à peu près le présent, rien n’est plus important que rien, ou quelque chose comme ça. Ça se paye de devenir « GRAND ». Je tombe sur ma grand-mère nue, elle se caresse, elle essaye de se contenir, assez spectaculaire pour un môme. Elle me voit et me dit : – C’est Tayammum (Ablution sèche) mon enfant, Mami se purifie pour faire la prière. Et elle se rhabille.

Ce que Mami a exprimé, n’a pas apporté de réponse pour mon petit zizi qui enflait dans ma culotte. Pour une fois tu bandes, et c’est sur ta grand-mère, et tu ne peux rien dire à personne parce que tu as honte, ainsi de suite jusqu’à ce qu’on ne trouve plus de suite pour rien… Les souvenirs ce n’est pas un processus cohérent, et surtout, il y a toujours un truc qui nous revient et qui stoppe l’évolution… Disons que je suis grand maintenant, comme tous les grands de l’époque. Et je pousse une brouette à cadavres.

Je regardais son corps inerte, fine et soignée elle était, jazz-fitness… Agressif est le contraste entre elle et les putains chastes, les vieilles de soixante ans vierges, les filles qui se prennent pour de généreuses donations, les femmes enceintes de conception virginale, suivi d’un avortement discret, les danseuses de tango au rythme pop où la barre remplace le danseur, les super belles groupies sans cervelle qui vous citent George Orwell. Je faisais rouler la brouette et me dire que la vie se mesure en kilomètres qu’on n’a pas parcourus.

L’autre cadavre accélérait l’évolution de sa décomposition, et rien d’autre. Il y a des gens comme ça. Ils s’arrachent eux-mêmes de nous. Ils reprennent nos souvenirs les concernant, ils reprennent ce qu’on a pu éprouver à leur égard, ce qu’on a pu penser ou pas osé penser d’eux.

Ils disparaissent sans rien quitter, sans rien laisser. On se tait parce qu’on peut tout dire sans rien penser, tout regarder sans rien voir, on les regarde sans curiosité, sans essayer de comprendre. On les observe s’enfoncer dans leur propre absence, on ne ressent plus rien comme si on était vidé de ce qu’ils sont.

Le trottoir se remplit de soleil, ou de lune, la chaleur cogne sur la peau, et on efface les empreintes de nos pas. On comprend qu’ils nous ont rien coûté, qu’on ne leur doit rien, et qu’ils ne nous doivent rien. Ils vont dans un coin s’auto-digérer, pensant qu’ils ont perdu, ou gagné quelque chose. Mais ils n’ont rien perdu, et n’ont rien gagné. C’est quand on n’a plus rien à pardonner qu’on est vraiment seul, et c’est le but ultime de toute existence.

Taire ce que l’on peut, même si peu, mais taire, faire taire, ne dire que ce qu’il y a à dire, ce qui a déjà été dit, qui, à jamais sera redit, si peu on préfère, aussi peu que possible si l’on peut. Mourir pour ceux qui ne savent plus vivre, qui ont mal appris, ou oublié, ou pas faits pour… Vivre pour les déjà morts… Continuer à flinguer les miroirs, commencer mal un sommeil. La lune épaisse, un peu obèse, écrasait le toit d’un bâtiment. Je poussais plus fort, j’avançais plus vite, il ne restait pas beaucoup de temps avant la prière d’EL FADJR. Les arabes envahiraient la ruelle, et je me ferai arrêter. Ils penseraient tous la même chose, et exerceraient cette démocratie unanime sur moi et ma brouette. C’est connu les arabes pensent pareil. En ajoutant un arabe à un autre arabe, on aura un arabe deux fois et jamais deux arabes distincts, c’est un signe de race. Ils s’imposeraient à moi, comme ils s’étaient imposés à tout le monde, ils s’autoproclameraient arabes de souche, alors que tout le monde sait que les arabes ça n’existe pas. Ce ne sont que des juifs recalés, la progéniture d’Abraham.

Cette histoire de juifs recalés est de ma petite nièce, l’être le plus intelligent que je n’ai jamais rencontré. Elle la raconte à peu près ainsi :

Il était une fois avant toute chose un arbuste avec dix orteils et dix doigts, la particularité de cette plante était qu’elle pouvait marcher, puis de son tronc sortit un autre arbuste avec des doigts et des orteils, et un trou au milieu. De ce trou sortaient de petits arbustes, l’un est Abel, l’autre est Caïn et le troisième est un singe. Le singe était rejeté par la famille, donc il était allé évoluer pour faire un Darwin. Le Abel était un coureur de jupons, il se tapait toutes ses sœurs-végétation. Caïn quant à lui était un criminel jaloux de son frère, il le tua. Des années plus tard ou des générations plus tard, un Noé était venu au monde d’un trou lui aussi. Il passa la première moitié de sa vie à construire un barrage d’eau en exploitant tous les castors de la région. La deuxième moitié de sa vie il la consacra à faire des petits, parmi ces petits un Abraham, à la fin de sa vie Noé construit un bateau, mit dedans toute sa famille, et ordonna aux castors de détruire le barrage. La modernité télévisée appelle cela le déluge ! Noé qui sauva le monde !

Abraham à son tour pondit quelques enfants, ceux qui ont eu la sixième étaient devenus des juifs, et les autres recalés étaient devenus des arabes.

Je n’arrive pas à mettre le doigt sur le commencement ! A chaque fois que j’essayais de remonter jusqu’au début de ma catastrophe, je butais dans une petite anecdote. J’étais fasciné par les serrures, alors j’ai demandé à mon cheikh de ma Madrasa de m’expliquer le mécanisme d’une serrure, et le cheikh en question afficha une face souriante, et avec beaucoup d’enthousiasme et de vocabulaire il se lança dans ce qu’il lui semblait un cours sur la mécanique quantique, mais au bout de son vocabulaire il m’avait juste expliqué que quand on met une clé dans une serrure et qu’on tourne à gauche, la porte s’ouvre. J’ai répondu « Merci Cheikh » et je m’étais demandé si j’avais vraiment une tête de débile ! Et depuis ce jour, je n’avais croisé que des cheikhs et des gens qui donnaient ce genre d’explications à toutes mes questions. Cette anecdote signifie une des deux choses, soit j’étais beaucoup plus intelligent que tout le monde, soit j’étais beaucoup plus stupide que tout le monde, et cela m’était égal.

Quand c’est clair, c’est que c’est fini. On apprend (comme quand on apprend la mort de quelqu’un) que les gens auxquels on s’est frotté toute sa vie ne sont que des commodités et non des personnes. Un robinet qui fuit, une ampoule grillée, chiotte bouchée, parfois même un pitre animé, un Kader qui se prend pour Batman, et qui se décompose en mouches en cas de besoin… Les gens c’est comme les erreurs de calcul ; qu’importe le résultat, il aura toujours l’air correct. Sans domaine d’application, on ne peut rien vérifier.

On s’accommode le temps que cela dure, on s’acharne à décrocher quelques étoiles, ou s’approprier une parcelle du ciel, on peut vouloir le soleil… On veut ce qu’on peut, on rêve… On se trouve souvent au bout d’un doigt, ou plusieurs. Pas visé, juste montré ! Pour rien. On aime cela parfois, parfois pas. Et un jour ou l’autre on finit par mal rêver.

On étouffe d’être fils de quelqu’un, ami de quelqu’un, amant de quelqu’un… Et la réponse est fausse quelle que soit la question. Une énorme lune tombe derrière un immeuble, et on continue de bavarder comme on peut, chacun essayant de dissimuler ce qu’il sait en affirmant son ignorance.

Aucune diversion ne suffit, il n’y a que la réalité qui n’a aucun sens, ni aucune chronologie…

 

Partie 04 :

Je m’écoute dans mon silence, je dévaste le chemin devant moi. Je suis moi, mais avec les mauvais yeux. Je vais un pas à la fois pour pleurer le cadavre de ma mère, ou sur, dessus, ou pas du tout. A chaque jour suffit sa peine comme dit le poète ou le prophète. Ça devait être Khalil Gibran, ou Jésus… Je ne fais plus la différence, ou ma mémoire me trahit… Enfin, les raisons, on peut toujours en trouver, des mauvaises ou des bonnes… Il en faut quelques-unes c’est tout. J’ai dans les poches des poèmes, des tickets de bus, des timbres… N’importe quoi, enfoncé n’importe comment. Des Walt Whitman, mauvaise traduction, ou mauvais le mec ? Je ne saurai le dire, ou même le penser. J’ignore pourquoi des poèmes de ce genre se sont retrouvés dans ma poche. Moi, ma mère me lisait des Dostoïevski pour me faire dormir quand j’étais môme, quand j’étais tout court. Comme quoi culturellement déjà fait, bien baisé. On est toujours ce que l’on croit être, jusqu’au jour où l’on commence à croire autre chose, à croire autrement, sans trop de cérémonies, sans y croire vraiment. On comprend que tout cela fluctue. Du toc, troque, et autre…

Je pense à mes gens, tous avec des tronches de patates et se nourrissent de patates, avec eux, manger des frites, c’est du cannibalisme. Taire ce que l’on peut, même si peu, mais taire, faire taire, ne dire que ce qu’il y a à dire, ce qui a déjà été dit, qui, à jamais sera redit, si peu on préfère, aussi peu que possible si l’on peut. Mourir pour ceux qui ne savent plus vivre, qui ont mal appris, ou oublié, ou pas faits pour… Vivre pour les déjà morts… Continuer à flinguer les miroirs, commencer mal un sommeil.

On ne peut comprendre que ce qu’on peut ressentir. La vie reste vivante pour les vivants, s’éteint pour les mourants. Je ramasse une figue, pour l’examiner. « Sera bon pour la santé ce que l’Etat jugera bon pour la santé ». Oui l’Etat a autorisé la masturbation, après de longues négociations avec la délégation des droits de l’homme, des années pour arriver à une phrase magnifique : L’accès à l’eau est un droit de l’homme, la masturbation aussi. Faut juste dire un gros mot en Kabyle et passer à autre chose. Le dire pour rien, le crier pour qui ? Je suis seul dans ma marche, et surtout j’allais rendre hommage à la mort.

J’étais chez moi, établi dans ma tranquillité. Je projetais de sortir ce soir-là ramasser quelques archanges morts, carbonisés, je ramasserai peut-être un Dieu ou cinq pour le déjeuner de demain !

L’enfer était là, au bout de mon doigt, je sauverai Djebril encore une fois de son sommeil macabre, je le laisserai étaler sa clairvoyance chargée de lourdeur sur mon esprit déjà éprouvé de banalités. Encore le figé me semblerait bouger, quand je reculerai, c’est d’ailleurs en reculant que les choses avancent.

Il y avait assez, peut-être trop d’objets sur ma table. Il y avait aussi deux fleurs dans une tasse. Pas vivantes les fleurs, mais en avaient l’air, bientôt elles feraient deux cadavres écologiques et laisseraient leur silence encombrer la chambre. Il en faut du silence, beaucoup de silence pour exister.

Je me ressemblais sans me rassembler, sans ramasser les miettes de moi éparpillées invisibles un peu partout dans cette pièce. « Je vis comme un con, parce que quoi que je fasse, quoi qu’il se passe, qu’importe la longueur d’une heure, je crèverai comme un con. Autant vivre sa connerie jusqu’au bout », me dis-je.

Je me masturbais en regardant Avy Scott se faire sodomiser par une grosse queue, lorsque mon téléphone sonna. Sans afficheur, j’ignorais qui m’appelait. – Allo, oui. Je continuais mon affaire. C’était ma sœur, une voix triste, je ne parvenais pas à arrêter de me frotter la bête. Entre les gémissements de la comédienne qui était assez quotidiens pour moi, et le réalisme et la familiarité de la voix de ma frangine, une phrase me déchira les oreilles « Ma mère n’est plus ». Ma sœur m’annonça la mort de maman au moment où j’allais jouir, j’ai joui quand-même avant d’aller pleurer. Ma progéniture hypothétique gluait sur une caricature de Dilem Ali. Dans le journal un peu de démocratie, du pain, des œufs, de l’eau, ce qui semble un droit acquis, gagné. La reconquête d’un droit fondamental. Un Gros mot m’échappe. Payer des gens pour croire et faire croire. C’est intéressant dans la mesure où cela n’a aucun intérêt et pourtant suscite l’intérêt des autres. On se sent presque devant un phénomène astronomique.

Je marche encore, j’avance vers la célébration d’un dernier jour pour ma mère, j’irai lui lire un Coran. On me laisserait peut-être regarder quand ils la laveraient en rituel et l’enfoncer dans un suaire. Elle serait propre. C’est frappant le rapport de la religion à l’hygiène. Les musulmans qui se lavent cinq fois par jour, les chrétiens qui se purifient dans leurs baignoires, baptême ou je ne sais quoi.

Je commence à entrevoir quelques maisons, j’accélère la cadence. Je me retrouve en bas d’une petite résidence charmante peinte entièrement en bleu. Je regarde attentivement les murs pour comprendre cette logique bleue, et j’aperçois un bébé sortir de la bouche d’égout de cette demeure. Un peu effrayante la scène, mais je garde mon calme, j’observe le bébé couler avec le reste, et je continue vers la maison suivante. Pareil, des jumeaux sortent de la bouche d’égout de cette maison orange. Toutes les maisons dégueulent des bébés, filles, garçons, paires mixtes… j’accours vers le centre du village, là où se tiennent les assemblées.

J’essayais d’avertir les gens, de leur expliquer ce que j’ai vu. Ils n’avaient pas l’air étonnés. Je leur parlais de femmes enceintes, ils ne semblaient pas comprendre le concept…

Quand la révolution ne suffit pas, on passe au génocide.

J’entre dans une boucherie, je demande des cigarettes. Le boulanger me répond : – Ici c’est une quincaillerie, pas une pharmacie.

Alors, j’ai noué les lacets de ma chemise, j’ai pris mon pied par la tête, j’ai suivi les moutons pour qu’on puisse voler ensemble dans un bateau avec des roues rectangulaires.

Ensuite je suis allé vers Dieu. Je lui dis : Salam alikoum. Il me répond : – T’es qui ? Alors je me suis retourné à mes chaussures. Mais je n’ai pas trouvé les lacets. Je suis donc allé pleurer tout mon sperme. Après je suis allé à la ferme, un midi d’été. La chaleur faisait crever les mouches. Je suis tombé sur quelques sangliers sous un olivier, je les aveugle avec ma lampe torche, et ils ont grimpé sur un figuier pour manger des bananes. Et j’ai jeté la cigarette, je l’ai écrasée, sans lacets toujours.

Depuis ce jour, je me réveille toujours pour la prière du matin. Quand la fin du mois arrive, je suis allé pour être payé. On m’a dit : – Ramène un témoin ou deux. Mais personne ne me connaît ! je leur dis. – Ramène le coq qui te réveille le matin. Il doit t’avoir vu te réveiller, ils disent. Pas de salaire, et surtout que j’allais toujours pieds nus, puisque mes chaussures étaient sans lacets. Les lacets je les nouais avec mon futal. Si je noue mes chaussures, le futal me tombe, si j’attache le futal, je vais pieds nus. Le coq ne voulait pas témoigner ; il était occupé.

Un petit Monsieur, derrière lui des petits Monsieur’s allaient à la rencontre d’un autre petit Monsieur escorté par d’autres petits Monsieur’s pour discuter de la petitesse de la seigneurie et quelques affaires urgentes du petit pays. Les deux Etats restaient vacants pendant ce temps, alors un Géant Monsieur s’appropria les deux endroits, et les petits Monsieur’s restaient petits. Ils épousèrent de petites Madame’s et furent heureux avec beaucoup de petits enfants.

C’est tout ce qui s’est passé, il s’est passé mal, sans agencement, sans ordonnance, sans chronomètre, il n’y avait que du soleil. Exister coûte tellement, qu’aucun Jésus ne pourra racheter, pas même un doigt, qu’aucun Mohamed n’osera prononcer un mot, qu’aucun archange ne saura déployer les ailes.

Il me faut une raison, une justification pour l’assassinat de la journaliste, cela ne m’est pas indifférent. Disons que je l’ai surprise en pleine discussion, j’étais le sujet :

– C’est un homme je sais, mais c’est aussi une révélation, un aveu. On se croirait gluant en sa présence. Quand il est là je deviens gélatineuse, et multidimensionnelle, c’est comme si l’univers s’ouvrait, en se déchirant à partir d’une toute petite lésion, comme une porte gigantesque qui donne sur une fourmi.

– C’est quoi comme race de mec ça ? demanda l’autre.

– C’est son drame, je crois. Il n’est rien d’autre qu’un mec. Ce n’est pas mourir qui est terrible, c’est mourir exactement comme tout le monde. C’est ce qu’il aurait dit, je crois.

 

FIN


Ahmed Yahia Messaoud

 

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